Les 150 ans de la Commune 

Une sélection d'essais, beaux-livres, bandes dessinées... pour découvrir la Commune de Paris !

  • Racontée par une historienne spécialiste de la période qui répond aux questions de son fils, La Commune expliquée en images est tout à la fois une synthèse et une approche approfondie d'un moment de notre histoire aux échos mondiaux mais paradoxalement largement méconnu.

    Depuis le déclenchement de l'insurrection jusqu'à la répression sanglante et aux mémoires de 1871, Laure Godineau nous narre comment le drapeau rouge flotta sur la capitale pendant deux mois et demi et de façon plus éphémère dans certaines villes de France, le destin d'hommes et de femmes qui rêvaient d' une « vraie » République, démocratique et sociale, et d'un monde plus juste. Elle nous montre la fascinante mais difficile expérience politique d'un gouvernement indépendant, l'horreur de la guerre civile.

    L'auteure nous entraîne dans les rues parisiennes à la découverte du printemps 1871, souvent obscur et pourtant si proche de nos interrogations contemporaines. Un événement dense et complexe, passionnant, qui ne peut laisser indifférent.

    L'iconographie très riche de cet ouvrage est largement commentée par l'auteur.

  • Dignité, justice sociale, partage du travail, égalité, rapport renouvelé à l'art, à l'éducation, à la culture et au quotidien... C'est tout cela, la Commune de Paris, une expérience révolutionnaire à bien des égards inouïe : pour la première fois, des ouvriers, des ouvrières, des artisans, des employés, des instituteurs et institutrices, des écrivains et des artistes s'emparent du pouvoir. Comme l'écrit Rimbaud qu'elle enthousiasme tant, la Commune entend vraiment « changer la vie » par des « inventions d'inconnu ». Ses protagonistes sont des femmes et des hommes ordinaires qui créent de l'extraordinaire, non seulement en l'imaginant mais en le mettant en pratique.
    C'est de leur expérience si actuelle que part ce livre, sous une forme originale : il est composé de lettres adressées à ces femmes et ces hommes comme s'ils et elles étaient encore en vie et comme si on pouvait leur parler. Ces lettres rendent la Commune vivante et présente, par un entrelacement des temps. L'ouvrage s'appuie sur un vaste travail d'archives et de nombreux documents, le plus souvent inédits : correspondances, débats, projets, procès... Il offre aussi au regard plus de cent photographies qui s'égrènent tout au long de ses pages, images d'époque et images d'aujourd'hui, comme un télescopage entre passé et présent.
    L'événement reste de par le monde une source d'inspiration, car il permet de réfléchir à l'émancipation, aux solidarités et aux communs. Il nous concerne toutes et tous, de manière plus brûlante que jamais, et demeure évocateur par les espoirs et les projets qu'il porte. Tant il est vrai que « la Commune n'est pas morte ».

  • Depuis les analyses célèbres de Karl Marx, l'histoire de la Commune de Paris a été placée au centre de notre compréhension de l'événement révolutionnaire. Et l'espérance de "faire commune" fait aujourd'hui retour dans notre imaginaire politique.

    Cet ouvrage se propose de mener l'archéologie de cette puissance d'actualisation, mais en revenant d'abord sur la force de l'événement lui-même. Le récit prend appui sur une enquête archivistique minutieuse qui permet de reconstituer, par le bas, les stratégies des acteurs, leurs luttes comme l'ouverture des possibles qui marque ces journées. L'événement dépasse dès ses débuts le cadre parisien. De la rue Julien-Lacroix aux concessions de Shanghai en passant par l'insurrection kabyle, la Croix-Rousse à Lyon ou la république des cultivateurs aux Caraïbes, le livre propose une histoire à différentes échelles, du local au global, en décrivant des interconnections multiples.

    De là un essai vif et original sur l'histoire transnationale des échos entre l'espérance révolutionnaire française et les trajectoires insurrectionnelles mondiales, doublé d'une réflexion renouvelée sur les rapports entre ordre social et révolution.

  • L'histoire de la publication des Mémoires de Louise Michel est étonnante : elle débute en 1886, chez l'éditeur Roy, sous le titre - maintes fois réédité - de Mémoires de Louise Michel écrits par elle-même. Tome I. Aucun autre tome n'a suivi. Et si, par la suite, sont venus s'accoler d'autres écrits de la célèbre anarchiste, les soixante-dix feuilletons qui constituent le véritable second tome, parus dans la presse de 1890, avaient « disparu », peut-être victimes collatérales d'une entreprise de récupération de l'autobiographie de Louise Michel juste après sa mort. Aussi l'édition de ce second tome, inédit en librairie, constitue-t-elle un événement.
    Couvrant les années 1886-1890 (période qui s'ouvre après la mort de Marianne Michel, la mère, et de Victor Hugo, l'idole, pour se refermer en août 1890, à son départ pour Londres), ce gisement incroyablement riche révèle une écrivaine viscéralement engagée dans l'écriture, vivant ensemble le rapport à l'histoire, à la mémoire, au présent de sa lutte et à l'écriture.
    L'édition critique de ces Mémoires, accompagnée d'un dossier documentaire, est établie par Claude Rétat, directrice de recherche au CNRS.

  • Le 18 mars 1871, Paris, écrasé d'humiliation par la défaite devant les Prussiens, exténué par un siège de quatre mois, se révolte contre une Assemblée nationale monarchiste. La capitale va vivre pendant neuf semaines, une étrange, une impossible aventure, celle d'une république indépendante, la Commune. Adossée à la mémoire de la Grande Révolution, elle ne durera que soixante-douze jours. La dernière insurrection sociale du XIXe siècle sera sauvagement écrasée au cours d'une longue et sanglante semaine. Le souvenir tragique de cette aventure héroïque et utopique restera gravé dans la mémoire ouvrière : depuis 1885, socialistes et révolutionnaires font pèlerinage devant le mur des Fédérés au Père-Lachaise.
    Jacques Rougerie donne une lecture apaisée de ces jours qui appartiennent désormais à notre histoire.

  • Entre mars et mai 1871, Paris connut une insurrection révolutionnaire qui devait rapidement aboutir à la mise en place d'un conseil populaire, la Commune. Moins de deux mois plus tard, les insurgés capitulaient devant les troupes régulières et le gouvernement de Thiers, replié à Versailles. La répression fut sanglante. La Commune est un moment singulier dans l'histoire de France et demeure encore aujourd'hui l'enjeu d'une bataille mémorielle.
    Dans ce texte d'une grande clarté, Jean-Pierre Azéma et Michel Winock racontent - en usant largement de témoignages contemporains - ,l'avènement puis la chute de la Commune, mais également ses représentations ultérieures et ses conséquences à long terme. Un grand récit sans parti pris orchestré par deux de nos plus grands historiens.

  • la Commune

    Louise Michel

    Louise Michel a été parmi les personnages clés de la Commune de Paris, soixante-dix jours de révolution réprimés dans le sang. Elle raconte elle-même dans ce livre les événements auxquels elle a assisté et participé, le fusil à la main. Combattante politique infatigable, elle n'a jamais abandonné le flambeau des luttes émancipatrices de son temps. On connaît son courage sur les barricades, jusqu'à braver la peine de mort?; on connaît son charisme qui fit d'elle « la vierge rouge ». On sait moins qu'elle a beaucoup écrit : des poèmes, des romans, des récits.
    C'est dans cette troisième catégorie que vient se loger ce texte de 1898. Lorsqu'il paraît, Louise Michel est déjà âgée, célèbre, conférencière et journaliste, surveillée de près par les autorités françaises pour son anarchisme militant. Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis la révolution parisienne. Pour elle, il est temps d'écrire le récit de la Commune qui lui paraît « au point pour l'histoire ».
    Pourtant sa Commune est plus une « mémoire vive », pour reprendre l'expression de Jacques Rougerie, qu'une histoire sur le temps long. Au jour le jour, avec une grande précision, elle porte un vibrant plaidoyer pour la Commune et ses ambitions. On retrouve ici la plume d'une écrivaine sensible et émouvante, portée par son expérience d'oratrice. La Commune est l'un des textes politiques importants du XIXe siècle.

  • le siège de Paris

    Frédéric Mounier

    • Cerf
    • 7 Janvier 2021

    1870. Paris confiné. Paris émeutier. Paris encerclé.
    Paris incendié. Le nouveau pouvoir débordé.
    L'armée jetée contre la foule. L'insurrection matée.
    Et toute la France qui vacille...
    Où va la démocratie ? Les drames d'aujourd'hui font écho aux tragédies d'hier. Le siège de la capitale par les Prussiens, du 18 septembre 1870 au 28 janvier 1871, aura servi de décor à l'un de ces grands déchirements auxquels se livrent les Français. Le combat aura opposé les accoucheurs de la IIIe République aux précurseurs de la Commune. Il aura préfiguré, déjà, l'affrontement contemporain entre les libéraux réformistes et les révolutionnaires radicaux.
    C'est cette guerre civile dans la guerre globale dont Frédéric Mounier dresse ici le flamboyant et émouvant récit. À la manière journalistique d'un reporter, cinématographique d'un vidéaste, il nous transporte de scène en scène, de personnage en personnage et nous donne à voir, en direct, les espoirs et les colères, les rêves et les saccages, les enthousiasmes et les malheurs de ce tourbillon sur fond de palais et de barricades, de discours et de harangues, de larmes et de sang. Tout en ressuscitant, femmes ou hommes, célèbres ou anonymes, les politiques, les intellectuels, les artistes, les bourgeois, les ouvriers qui furent les acteurs de cette page essentielle de notre histoire.
    Un roman vrai qui se lit d'une traite. Une épopée populaire qui permet à chacune et à chacun de revivre hier comme s'il y était. Une plongée passionnante dans le passé qui éclaire l'actualité.

  • Parti à la recherche de Lavalette, le narrateur rencontre Victorine, dont le témoignage bouleversant l'accompagne dans sa quête. Tandis que sa ville se charge peu à peu d'histoires, il découvre les années de tourments qui ont conduit à la révolution de 1871. Témoignage exceptionnel sur la Commune de Paris, ce roman graphique, réalisé à base de gravures du XIXe siècle, présente la manière dont l'époque se voyait elle-même.

  • 18 mars 1871. La Commune de Paris est proclamée devant l'Hôtel de Ville. Lavalette est de ceux qui prononcent des discours couverts par la clameur et les chants de la foule. Commence alors une étrange révolution dans laquelle ceux qui prennent le pouvoir commencent par le rendre en organisant des élections. Personne n'imagine que tout finira dans un bain de sang 72 jours plus tard...

  • Ils ont eu soixante-douze jours pour renverser le roman national. À présent, Victorine, Lavalette et les Communards affrontent une armée. La Semaine sanglante a commencé. Avec les mots et les images de l'époque, ce livre retisse les fils de notre histoire. Pour nous, les orphelins de l'histoire, les enfants perdus de la Commune.

  • Pourquoi les insurgés de la Commune ont-ils lutté ? Du côté de l'armée, qui étaient les soldats de Versailles ? Le bain de sang final, qui coûta la vie à 10 000 personnes au moins en quelques jours, s'explique-t-il par la fièvre des combats, ou s'agit-il d'une purge délibérée ?
    Ce livre analyse dans le détail l'épisode de la Commune, de l'écrasante défaite face à l'Allemagne à la répression sanglante de l'insurrection, en passant par la prise de Paris, quartier par quartier. Robert Tombs démontre avec conviction comment l'armée française a joué un rôle essentiel dans l'étouffement de ce soulèvement, qui s'est traduit par une explosion de haine des soldats paysans de l'armée des Versaillais à l'encontre de la population parisienne.
    Cet ouvrage de référence étudie avec précision les méthodes de répression d'une armée vouée à une restructuration et à un endoctrinement depuis 1870 et la défaite face à l'Allemagne.

  • Paris, mars 1871.
    Raoul Avoir, un artiste graveur, s'est engagé dans la garde nationale pour défendre Paris contre les Prussiens pendant l'automne 1870. Lors de la Commune, il est nommé à la tête du commissariat du XIVe arrondissement et se trouve confronté à une série de meurtres atroces. Il commence à mener l'enquête parallèlement à ses devoirs envers la Commune. Son sens de l'observation et du dessin l'aident à trouver des pistes. Et la découverte du coupable devient peu à peu pour lui une obsession.

  • 18 mars-28 mai 1871 : le peuple de Paris prend les armes pour s'opposer à la défaite de la guerre franco-allemande de 1870 et à une Assemblée nationale à majorité monarchiste. Commence alors une expérience d'autogestion, une utopie fraternelle et sociale. Ouvriers, artisans, hommes et femmes : une population jusqu'alors invisible se fait entendre. Malgré sa brièveté, la Commune occupe dans les mémoires la place lumineuse d'un événement fondateur.
    Comme l'affaire Dreyfus, elle a divisé pour longtemps les Français, entre fédérés et versaillais, insurgés et légitimistes. Vivre un tel événement pousse à écrire : témoigner, tirer un bilan, donner à entendre le bruit des balles qui claquent depuis les collines de Paris, offrir le goût du temps des cerises. Une littérature s'invente au printemps 1871, qui ne se cantonne ni aux genres canoniques ni aux auteurs consacrés.
    A côté des romans, poèmes et pièces de théâtre, on trouve des chansons populaires, hymnes politiques, articles de presse, affiches placardées sur les murs, témoignages de combattants. Hugo, Flaubert, Rimbaud, Verlaine, Vallès voisinent avec Malvina Blanchecotte ou Alix Payen. L'extraordinaire foisonnement de textes lus et entendus dans les rues de Paris se retrouve dans les pages de cette anthologie.

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