Agrégation Lettres Classiques 2022

Les oeuvres au programme :

  • Oeuvre d'une qualité littéraire exceptionnelle, La Mort le roi Arthur forme la conclusion du grand cycle romanesque en prose du XIIIe siècle connu sous le nom de Lancelot-Graal. On y voit les jeux du destin et les fautes des hommes entraîner, après bien des esquives et des répits illusoires l'écroulement du royaume de Logres et la mort des héros.

  • Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Du Bellay Les Regrets suivis des Antiquités de Rome et du Songe En juin 1553, Du Bellay arrive à Rome que les troupes de Charles Quint ont mise à sac vingt-six ans plus tôt ; il y accompagne comme intendant le cousin de son père, le cardinal Jean Du Bellay, auquel le roi Henri II vient de confier la mission de négocier avec le pape une alliance contre Charles Quint. Et c'est pendant ce séjour romain qu'il compose - outre des poèmes en latin - l'essentiel des Regrets, des Antiquités et du Songe qu'il fait paraître en 1558, après son retour à Paris.
    Les sonnets des Regrets disent la plainte d'un exilé à Rome - en même temps que la pérégrination de l'âme sur terre accompagne le thème du voyage ; mais l'élégie se double aussi d'une satire contre la cour pontificale. Après quoi ce n'est plus l'exilé qui importe dans Les Antiquités, mais bien la Ville elle-même, son illustre passé comme sa déchéance présente. Vision d'un destin où le sac de 1527 annonce un châtiment plus grand : après une réßexion sur la lente dégradation de Rome, Le Songe peut alors proposer le cauchemar d'une destruction brutale.

    Edition de François Roudaut.

  • Édition illustrée et enrichie (Illustrations de Gustave Doré, introduction, notes, chronologie et bibliographie)« Il était une fois un roi et une reine... », « il était une fois une petite fille de village... » Il suffit de cette clé magique pour que s´ouvre à nous le monde où paraissent tour à tour la belle au bois dormant, le petit chaperon rouge, la barbe bleue ou Cendrillon. Perrault puise dans le folklore ancien pour nous conter dans des récits courts et alertes des histoires qui nous éloignent délicieusement du monde, avant que la morale finale nous y reconduise. Des contes de fées ? Sans doute. Mais, autant que le merveilleux, ce qui nous enchante, c´est le naturel et la savante simplicité d´un art d´écrire qui, à chaque page, séduit notre imagination.
    D´abord parus séparément en 1694 et 1697, ce n´est qu´à la fin du XVIIIe siècle que les contes en vers et en prose seront réunis en un même volume, signe que l´engouement qu´ils avaient suscité du vivant de Perrault ne se démentait pas, en dépit du jugement sévère des gens de lettres, à l´époque des Lumières, pour ces puériles bagatelles. Mais le public le plus large demeurait fidèle à ces contes - et ce public, c´est aujourd´hui nous dont l´esprit d´enfance ne s´est pas perdu.
    Édition de Catherine Magnien.

  • Ce roman épistolaire met en scène la passion de Julie d'Etange, vouée à épouser contre son gré M. de Wolmar, et Saint-Preux, son précepteur.

  • Edmond Rostand Cyrano de Bergerac Le nez de Cyrano s'est mis en travers de son coeur. La belle Roxane aime ailleurs, en l'espèce un cadet sans esprit mais de belle apparence, Christian de Neuvillette.
    La pièce de Rostand met en scène la tragique complicité entre deux moitiés d'homme, et s'achève sur une évidence en forme d'espérance : sous les traits de Christian, ce n'était pas moins que l'âme de Cyrano qu'aimait Roxane.
    Avec ce drame en cinq actes, au travers des reprises ou des adaptations cinématographiques, Rostand a connu et connaît un succès ininterrompu et planétaire. Pourquoi ? A cause des qualités d'écriture, des vertus dramatiques ou de la réussite du personnage principal de la pièce ? Sans doute, pour une part. Mais la raison profonde tient à son art de caresser l'un de nos plus anciens mythes : il n'est pas de justice ici-bas, ni d'amour heureux. Presque pas. Et tout est dans cette manière de nous camper sur cette frontière, entre rêve et réalité, entre lune et terre.

    Introduction, commentaires et notes de Pierre Citti.

  • le mur

    Jean-Paul Sartre

    « - Comment s'appellent-ils, ces trois-là ?
    - Steinbock, Ibbieta et Mirbal, dit le gardien.
    Le commandant mit ses lorgnons et regarda sa liste :
    - Steinbock... Steinbock... Voilà. Vous êtes condamné à mort.
    Vous serez fusillé demain matin.
    Il regarda encore :
    - Les deux autres aussi, dit-il.
    - C'est pas possible, dit Juan. Pas moi.
    Le commandant le regarda d'un air étonné... »

  • Né à Cynoscéphales en Béotie, vraisemblablement en 518 avant J.-C., Pindare est le plus important représentant de la lyrique chorale grecque. Cependant, des 17 livres qui formaient, selon les Anciens, le recueil de ses oeuvres, seuls quatre livres nous sont parvenus. Si l'on sait que le poète a écrit, entre autres, des péans, des hymnes et des dithyrambes, les textes que nous avons conservés appartiennent tous au genre de l'épinicie, ode triomphale célébrant la victoire aux jeux sportifs. Parmi eux, ceux d'Olympie sont sans nul doute les plus renommés. Les quatorze poèmes des Olympiques célèbrent les exploits de ces hommes, souvent de haute lignée, qui se distinguèrent à ces jeux dont le fondateur mythique étaient Héraclès.

    Notre édition fait le point, dans l'introduction générale, sur l'ensemble des connaissances concernant Pindare et ses oeuvres. La notice générale présente le texte des Olympiques, sa tradition manuscrite riche, mais complexe, et fournit une analyse détaillée des jeux olympiques. Chaque poème est en outre précédé d'une notice et du schéma métrique, tandis que des notes accompagnent et éclairent le texte.

  • Eschyle est l' »inventeur » de la tragédie attique telle que nous la connaissons : en introduisant un deuxième acteur sur scène, Eschyle bouleverse la scène tragique jusqu'ici réservée à un dialogue entre l'acteur et le choeur. Cependant la vie du « père de la tragédie » ne nous est guère connue. Il serait né aux alentours de 525 à Athènes, dans une famille d'Eupatrides. Eschyle a donc vécu successivement la domination des Pisistratides et les réformes de Clisthène, d'où sans doute son goût pour la question de la justice. Citoyen exemplaire, il a participé aux batailles de Marathon et de Salamine, dont il fait le récit dans Les Perses. Pour des raisons qui nous sont restées ignorées, il quitte Athènes et s'exile à la cour de Hiéron, tyran de Sicile. Ses succès furent nombreux, autant que ses pièces (la tradition lui prête plus de 73 oeuvres), dont malheureusement seules 7 nous sont parvenues.

    L'édition de Paul Mazon présente en deux volumes les tragédies d'Eschyle. Le tome I rassemble Les Suppliantes, Les Sept contre Thèbes et Prométhée Enchaîné. Aux deux tragédies guerrières, répondent celles des condamnés, Prométhée et les Danaïdes. L'introduction fait le point des connaissances relatives à un auteur qui fut sujet d'études et de glose dès l'Antiquité, et propose de judicieux critères pour distinguer la biographie de la fable. L'histoire des manuscrits est relatée en détail et assortie d'une orientation bibliographique. Chaque pièce est précédée d'une notice qui lui est propre. Celle-ci fournit, tous les éléments mythologiques, historiques et philologiques, nécessaires à la bonne compréhension de ces pièces parfois lacunaires. Des notes accompagnent la lecture.

  • les perses

    Eschyle/Brunet

    472, année fondatrice : eschyle remporte à athènes le concours tragique avec les perses.
    La tragédie la plus ancienne de toute l'histoire du théâtre, et la plus jeune par sa vigueur et son audace, ne se déroule pas dans quelque rêve habité par les héros d'une mythologie intemporelle, mais au coeur de l'orient barbare, à l'automne 480, dans l'attente anxieuse de nouvelles du grand roi xerxès, parti avec cinq millions d'hommes pour conquérir la grèce : le destin de deux continents se joue à la bataille navale de salamine.
    Avec, dans les rôles principaux, la reine-mère atossa, un messager, l'ombre du roi défunt darios, puis le vaincu, xerxès. et le choeur des fidèles, vieux conseillers rangés et chamarrés comme sur les bas-reliefs de persépolis, pour chanter la crainte et bientôt la douleur.

  • poesies

    Catulle/Viarre

    Les dieux ont un jour quitté les assemblées des mortels et ne leur ont plus permis de les rejoindre dans la lumineuse clarté du jour. La poésie, par l'harmonie musicale de ses accords et de ses images, a pour mission de chanter la nostalgie de ces temps bénis.
    Catulle est le grand-prêtre de cette anamnèse exaltante et mélancolique. En même temps qu'il reconstruit ce monde onirique des bénédictions enfuies, il est contraint de le déconstruire par les réalités individuelles et collectives. De là, cette égale intensité dans l'enthousiasme des chants d'amour et dans la virulence des attaques satiriques. L'unité de l'oeuvre de Catulle, d'apparence si composite, réside dans cet engagement lyrique de l'individu qui oppose aux laideurs du réel les souvenirs lumineux de l'idéal. L'alliance de la grâce et de la trivialité donne à cette poésie une saveur unique dans la littérature antique.

  • poésies

    Catulle

    De tous les poètes latins, Catulle est sans doute celui qui a rendu avec le plus de fougue, de sincérité et de violence les éternelles péripéties du désir et de l'amour. Né aux alentours de 84 avant Jésus-Christ dans une des grandes familles de Vérone, Catulle a rapidement sa place dans les meilleurs cercles littéraires de Rome où il rencontre, entre autres, Cicéron et Cornelius Nepos. C'est là aussi qu'il fait la connaissance de celle qu'il surnomme Lesbie, qui torture son coeur, mais lui inspire ses plus beaux vers. Pour elle il part dans la lointaine Bithynie. A son retour, il meurt, âgé d'à peine trente ans.

    Notre édition rassemble les 116 poèmes de Catulle, recueillis après sa mort, ainsi que les fragments. L'introduction présente non seulement la vie du poète, mais aussi les milieux littéraires qui furent les siens ainsi que la poésie dont il s'inspira, notamment celle de Sappho et des poètes latins. L'histoire du texte et les principes d'édition viennent encore compléter l'ouvrage, tandis que la lecture est éclairée par d'abondantes notes. L'ouvrage est encore enrichi par un Index nominum, un lexique, l'analyse métrique des poèmes ainsi qu'un récent complément bibliographique.

  • Les 142 livres de l'Histoire romaine conduisent le lecteur de l'arrivée d'Énée en Italie jusqu'à la mort de Drusus, frère de Tibère, en 9 avant J.-C. Nous n'en possédons que les livres I-X, XXI-XLV, peu de fragments du reste ; des résumés, ou Periochae, très inégales de développement et de précision, nous indiquent ce que contenaient les livres perdus.Le plan général de l'Histoire romaine se présente comme suit :Préface générale ; L.I : les origines et la royauté ; L.II (avec préambule) V : Du début de la République à la prise de Rome par les Gaulois ; L.VI (avec préface) XV : Conquête de l'Italie ; L.XVI (préface) XX : Première guerre punique ; L. XXI (préface) XXX : Deuxième guerre punique ; L. XXXI (préface) XL : Jusqu'à la mort de Philippe V de Macédoine ; L. XLI (préambule) XLVII : Jusqu'au triomphe sur Persée (l. XLV) et au règlement des affaires d'Orient ; L. XLVIII (préambule) LII : Troisième guerre punique et guerre d'Achaïe (jusqu'en 146 av. J.-C.) ; L. LIII LXX : jusqu'au tribunat de M. Livius Drusus ; L. LXXXI-LXXVI : Guerre Sociale ; L.LXXVII XC : Du conflit entre Marius et Sulla jusqu'à la mort de Sulla et à ses suites immédiates ; L. XCI XCVI : Jusqu'à la fin des campagnes menées par Pompée en Espagne ; L.XCVII CIII : De la victoire de Crassus sur les esclaves à la salutation de Pompée comme Magnus ; L. CIV (préambule) CVIII : Jusqu'à la réduction complète de la Gaule par César ; L. CIX (préambule) CXVI : Des débuts de la guerre civile jusqu'au meurtre de César ; L. CXVII (préambule) CXXXIII : De l'arrivée d'Octave à Rome jusqu'à ses triomphes après Actium et la fin des guerres civiles ; L. CXXXIV (Préambule) CXLII : De la salutation de César Octavien comme Augustus jusqu'aux honneurs funèbres accordés à Drusus, mort en Germanie.

  • Énéide t.2

    Virgile

    Arma virumque cano, les premières lignes de l'Énéide sont sans doute parmi les vers les plus célèbres de la poésie latine, tandis que la descente aux Enfers (livre VI) ou les amours de Didon et Énée sont autant de morceaux d'anthologies présents dans ce poème. Pourtant, Virgile avait ordonné par testament qu'on brûlât son poème. Heureusement l'empereur Auguste ne l'aurait pas permis. Poème épique, l' Énéide est aussi, et sans doute cela était-il plus sensible pour les contemporains d'Auguste que pour nous, un poème politique : derrière les combats et les triomphes d'Énée, ce sont les guerres civiles et la gloire d'Auguste qu'il faut lire. En effet, si la légende de Romulus n'avait pas suscité de grands poèmes, avec l' Énéide Virgile a donné à Rome et à l'empire naissant une épopée nationale, pendant latin de l'Iliade et de l'Odyssée d'Homère.Notre édition en trois tomes regroupe les douze livres de l' Énéide. L'introduction du tome I propose une brève biographie du poète de Mantoue, replace le poème dans l'oeuvre de Virgile et fait le point sur les différentes hypothèses relatives à la composition du poème, notamment celle de Wimmel. Des pistes de lecture, telles que l'influence d'Homère ou le motif de la guerre sont proposées au lecteur. L'histoire du manuscrit et les principes de l'édition sont clairement énoncés, et assortis d'une bibliographie sélective récente : chaque chant est précédé d'un résumé permettant de circuler aisément dans le texte. Des notes accompagnent la lecture et sont développées, à la fin de chaque tome, par des notes complémentaires. L'édition est en outre enrichie par des cartes et un Index Nominum.

  • « Je m'adresse au genre humain, celui auquel j'appartiens, si minuscule que soit le nombre de ceux entre les mains de qui peuvent tomber ces pages ». L'ambition d'Augustin fut comblée, car rares sont les livres qui, dans l'Antiquité, eurent autant d'admirateurs et d'imitateurs. Arrivé au soir de sa vie, Augustin relate les événements qui le conduisirent à sa conversion et firent de lui un homme à la foi brûlante. Dans ces lignes passionnées autant que passionnantes, le lecteur assiste à la formation intellectuelle et spirituelle d'un des plus grands écrivains de la chrétienté latine.Notre édition regroupe en deux volumes les XIII livres de ce chef-d'oeuvre de la littérature antique. L'introduction du tome I donne une brève biographie de l'auteur et replace Les Confessions dans son oeuvre. Elle précise le sens à donner au mot « confession », plus proche de la louange que du sens actuel de ce terme, et fait le point sur les critiques émises quant à l'historicité de l'ouvrage. L'histoire du texte est relatée en détails, depuis l'editio princeps de Bâle jusqu'aux diverses traductions françaises. L'ouvrage est en outre enrichi d'un index des noms propres.

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