Evelyne Lever

  • Oui, Marie-Antoinette a vécu un véritable roman d'amour avec le comte de Fersen. Cette question, qui a bouleversé tous ceux qui se passionnent pour la reine, est enfin résolue grâce aux preuves irréfutables apportées par une technologie de pointe appliquée aux lettres qu'elle a échangées avec le gentilhomme suédois. La correspondance miraculeusement retrouvée et acquise en 1982 par les Archives Nationales, comportait des passages raturés illisibles. Grâce au travail réalisé par une équipe de scientifiques dans le cadre du projet REX employant des outils de très haute technologie, il a été possible de décrypter toute une série de lignes qui étaient perdues pour l'histoire. Soumis à la fluorescence des rayons X, ils ont révélé leurs secrets en 2020. Evelyne Lever, qui avait été l'une des premières à consulter ces précieux documents, a eu le privilège d'assister à leur « décaviardage ».
    En une dizaine de chapitres, elle retrace cette poignante histoire d'amour qui s'ébauche au début du règne de Louis XVI et se poursuit pendant la Révolution, avant de publier l'intégralité de ces lettres secrètes où se mêlent sentiments et projets politiques. La personnalité des deux protagonistes en sort considérablement enrichie.
    Une histoire fascinante.

  • Le second volet de cette Chronique de la Cour et de la Ville commence le 5 janvier 1757, lorsque Louis XV échappe à un attentat. Il s'achève le 6 octobre 1789, quand le peuple parisien marche sur Versailles et contraint Louis XVI et Marie-Antoinette à s'installer dans la capitale.
    Entre ces deux dates, le monde a changé. La Ville l'emporte sur la Cour qui l'a trop longtemps ignorée. Alors que Versailles n'est plus que le sanctuaire de la monarchie et le foyer des intrigues, la société parisienne fermente jusqu'à l'implosion. Voltaire, Rousseau et Diderot achèvent leur oeuvre ; les salons se politisent ; Beaumarchais et Mirabeau dardent leurs flèches contre le régime. Paris se modernise ; les artistes français sont demandés dans toute l'Europe et les premières montgolfières prennent leur envol.

  • Versailles, résidence du roi, séjour de la Cour, est le lieu du pouvoir et de toutes les convoitises ; Paris, centre de l'Europe, rayonne d'une vie intellectuelle et artistique brillante. Deux mondes qui ne peuvent vivre l'un sans l'autre.
    Dans cette chronique détaillée, Evelyne Lever nous entraîne dans un va-et-vient riche d'anecdotes, du château à la capitale. Elle brosse les portraits de la famille royale, des courtisans, des philosophes, des artistes et du petit peuple parisien. Elle dénoue les intrigues, découvre des complots, évoque des secrets de famille, expose les grandes orientations politiques du règne, tout en écoutant les revendications populaires. C'est un monde qui s'anime et découvre, sous l'influence des philosophes, qu'il a droit au bonheur.

  • Paris sous la Terreur

    Evelyne Lever

    • Fayard
    • 2 Octobre 2019

    Dans un récit vif et sans parti pris, Evelyne Lever redonne voix aux Parisiens témoins de la Terreur, et éclaire brillamment la part maudite de la Révolution française.
    Querelles fratricides, luttes pour le pouvoir, dénonciations, arrestations, exécutions, puissance dévastatrice de la haine et débats passionnels... la bien nommée Terreur fut l'une des plus grandes déchirures de l'Histoire où la force l'a emporté sur la loi et le droit. C'est cette fureur toujours recommencée qu'Evelyne Lever évoque dans ce livre. Elle nous donne un récit brûlant des événements ayant pour cadre la capitale pendant les mois qui voient la chute de la monarchie, l'exécution du roi, la radicalisation de la Révolution et l'instauration d'une dictature révolutionnaire. La Terreur institutionnalisée devient un moyen de gouvernement. Les principaux acteurs de l'épopée sont présents dans cette fresque haletante : Louis XVI et Marie-Antoinette, les principaux leaders des révolutionnaires, Robespierre, Danton, Marat, des femmes passionnées par les causes qu'elles défendent, telle Mme Roland et aussi les Parisiens dans leur vie quotidienne, qu'ils soient aristocrates, bourgeois ou sans-culottes.

  • Quel auteur dramatique aurait imaginé un scénario mettant en scène la reine Marie-Antoinette et le cardinal prince de Rohan, grand aumônier de France, avec une bande d'aventuriers et de charlatans tels que Cagliostro ? Le scandale dépassait largement l'imbroglio romanesque des liaisons dangereuses et des intrigues de cour où la politique, l'escroquerie et le sexe se trouvaient étroitement mêlés. Le retentissant procès qui s'ensuivit fut pourtant un véritable procès politique, mettant en cause le régime, la société et la personne de la reine. Cette étrange aventure projetait sous les feux de l'actualité une société aristocratique isolée du monde extérieur, prête à n'importe quelle extravagance pour échapper à l'ennui qui la délitait. Révélée dans sa faiblesse, elle se profilait comme un bouc émissaire à abattre. Evelyne Lever a repris toutes les pièces de la procédure, interrogé les écrits du temps relatifs à cet événement, qui « remplit d'épouvante » le jeune Goethe « comme l'aurait fait la tête de Méduse ».

  • Marie Antoinette n'a jamais écrit de journal. Evelyne Lever, en spécialiste de l'Ancien Régime finissant, se livre à ce qu'elle appelle un " divertissement d'historien ". En effet, elle a imaginé les carnets de la dernière reine de France depuis son arrivée à la cour de Versailles, au printemps 1770, jusqu'à l'effondrement de la monarchie en 1792. Pendant ces vingt-deux années, Marie-Antoinette se raconte au fil des jours, avec une spontanéité parfois déroutante, consignant ses joies, ses espoirs et ses tourments. Rien n'est inventé. L'historienne possède une parfaite connaissance du personnage, pouvant ainsi se glisser subtilement dans sa peau et son esprit. L'illusion est parfaite. La fille de Marie-Thérèse d'Autriche apparaît charmante et brouillonne, sentimentale et frivole, souvent en porte-à-faux par rapport à l'étiquette de la cour royale, mais aussi influente sur la politique française et européenne. Pas plus que les autres, elle ne sentira monter la colère des profondeurs du royaume.
    La singularité de son destin tragique a fait entrer Marie-Antoinette dans la légende. Elle apparaît bien comme la dernière reine, le symbole d'un monde disparu, porteur de mystères et générateur de fantasmes.

  • De A à Z, Evelyne Lever nous invite à découvrir la part féminine de la royauté et nous propose un éclairage nouveau, original et passionnant sur le destin des souveraines d'Europe depuis l'époque médiévale jusqu'à nos jours.

  • Louis xvi

    Evelyne Lever

    Homme d'État malgré lui, prince de la tradition, aveuglé par les Lumières qui le détournent toujours vers le passé, Louis XVI apparaît bien comme le roi « empêché » de son siècle. Ce monarque, qui n'eut jamais la passion du pouvoir et qui assista impuissant au déclenchement de la Révolution a soulevé bien des polémiques. La culpabilité collective qui pesa longtemps sur les Français l'a figé dans une imagerie révolutionnaire ou saint-sulpicienne dont les contours semblent inexorablement dessinés par les bois de la guillotine.

    Cette biographie, aussi vivante que savante, aussi documentée que sereine, renvoie dos à dos les détracteurs systématiques et les admirateurs inconditionnels de Louis XVI. Elle met en pleine lumière une image cohérente et lucide du dernier roi de l'Ancien Régime.

  • Mme de pompadour tient une place très particulière dans l'histoire des grandes favorites : c'est tout à la fois une amoureuse et une femme de pouvoir dont le " règne " a duré vingt ans.
    Belle, intelligente, cultivée, douée d'une rare énergie, elle séduit un monarque profondément dépressif et parvient toujours à l'arracher à sa mélancolie. mais elle comprend très vite que, pour durer, son ascendant doit peu à peu s'exercer sur l'esprit du roi plutôt que sur ses sens. moins elle est traitée en amante, plus elle agit en souveraine : elle fait et défait les ministres, conseille les ambassadeurs, correspond avec les généraux et tient, avant la lettre, le rôle de ministre de la culture.
    En ce milieu du xviiie siècle où la prééminence mondiale de la france est en jeu, mme de pompadour, l'" amie nécessaire " de louis xv, connaît le destin extraordinaire d'une maîtresse qui ferait office d'épouse, de ministre et de thérapeute.

  • Louis xviii

    Evelyne Lever

    • Pluriel
    • 21 Mai 2012

    Louis XVIII ne fut pas toujours le roi accablé de goutte dont la Restauration nous a laissé l'image.
    Bien au contraire, aucun roi de France, sans doute, n'eut de vie plus aventureuse et plus riche en rebondissements que lui. Ayant traversé la Révolution, l'Empire et les Cent Jours dans les conditions les plus difficiles, prince errant reçu non sans réticences par les souverains européens, il parvint pourtant, en dépit de tout ce qui semblait s'y opposer, à assouvir (à deux reprises, en 1814 et 1815 !) son rêve de toujours : régner. Jamais il ne connut le doute sur sa légitimité, bien sûr, ni surtout sur son destin ; alors qu'en 1814 l'un de ses familiers lui disait : « Sire, vous êtes roi de France », n'eut-il pas l'aplomb ou l'inconscience, c'est selon de répliquer : « Ai-je jamais cessé de l'être ? » Aussi bien, il n'hésita pas à dater ses premiers actes de roi de la « 19e année de son règne ».
    Histoire d'une ambition réalisée, la biographie du frère de Louis XVI nous fascine aujourd'hui encore par cette opiniâtreté, cette constance faisant fi des revers et des avanies.

  • Marie-Antoinette, ce nom symbolise, à lui seul, les fastes de Versailles, les grâces de Trianon, et l'incroyable destin d'une jeune femme précipitée des marches du trône sur celles de l'échafaud. Fille de l'impératrice d'Autriche, elle épouse à quatorze ans l'héritier du trône de France qui devient roi en 1774 sous le nom de Louis XVI. Reine à vingt ans, elle adopte l'attitude d'une enfant gâtée. Sa légèreté, son mépris de l'opinion, la pression exercée par sa famille autrichienne la désignent très tôt à l'opprobre public. Épouse longtemps négligée par un mari « empêché », mère affectueuse, elle joue un rôle politique important dès le début de la Révolution. Incarcérée au Temple avec sa famille après l'effondrement du régime, puis enfermée à la Conciergerie après l'exécution de Louis XVI, elle est guillotinée le 16 octobre 1793 à l'issue d'un simulacre de procès.
    De la frivolité à la tragédie, de la réalité au mythe, Évelyne Lever retrace l'histoire de la dernière reine de France.

  • Philippe egalite

    Evelyne Lever

    • Fayard
    • 9 Octobre 1996

    " A quoi puis-je aspireroe " s'écrie le jeune Louis Philippe Joseph, déjà las d'une vie princière dépourvue de responsabilités. Tel " le mercure qu'on ne peut fixer ", le duc d'Orléans rêve de s'illustrer sur terre, sur mer et même dans les airs pourvu qu'on lui accorde toute liberté. Mais sa légèreté le dessert très vite aux yeux de Louis XVI. Ses aspirations déçues, il tente de reprendre à son compte la tradition frondeuse de la branche cadette et se jette tête baissée dans une opposition qui le conduira de la révolte à la Révolution. Certains sont même prêts à le désigner comme l'homme du recours. Le Palais-Royal, sa demeure, devient le haut lieu de la contestation parisienne en 1789. Mais ce richissime jouisseur libertin est-il si désireux de régénérer l'Ancien Régimeoe Sans en être tout à fait persuadées, ses âmes damnées (à commencer par le sulfureux Choderlos de Laclos) ont beaucoup plus d'ambitions que lui. Entraîné d'intrigues en compromissions, ce velléitaire finira par voter la mort du roi sans l'avoir réellement voulu, avant de finir lui-même sur l'échafaud.

    Fondée sur de multiples sources inédites, cette biographie offre pour la première fois un portrait cohérent du père de Louis-Philippe.

    Chercheur au CNRS, Evelyne Lever, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution, est l'auteur de plusieurs biographies parues chez Fayard: Louis XVI (1985), Marie-Antoinette (1992), Louis XVIII (1988).

  • C'etait marie-antoinette

    Evelyne Lever

    • Pluriel
    • 20 Octobre 2010

    Spécialiste des XVIIe et XVIIIe siècles, Évelyne Lever est l'auteur de plusieurs biographies dont Louis XVI (Fayard, 1985), Louis XVIII (Fayard, 1988), Philippe Égalité (Fayard, 1996), Madame de Pompadour (Tempus, 2000), Le chevalier d'Éon (avec Maurice Lever, Fayard, 2009). Elle a également publié la Correspondance de Marie-Antoinette (Fayard, 2000) et elle a été le consultant de Sofia Coppola pour sa Marie-Antoinette.Réinventée sous des traits différents à chaque génération, Marie-Antoinette exerce toujours la même fascination et suscite des passions contradictoires. La singularité de son destin, sa violence l'ont fait entrer dans la légende dès qu'elle gravit les marches de l'échafaud. La biographie d'Évelyne Lever nous fait découvrir dans l'intimité une princesse au charme incontestable revendiquant le droit de mener une vie privée, une mère attentive, une amoureuse discrète (elle a entretenu une tendre liaison avec le comte Fersen), mais aussi une reine entrée en politique bien malgré elle à l'aube de la révolution pour défendre la monarchie. Première souveraine médiatisée, elle est apparue aux yeux des sans-culottes comme « l'Autrichienne » responsable des maux de la France et pour beaucoup d'autres comme la victime immolée à la république. Marie-Antoinette retrouve aujourd'hui sa véritable place dans l'Histoire.

  • Miroir d'un destin bien singulier, la correspondance de Marie-Antoinette nous fait pénétrer dans l'intimité d'une reine pendant vingt-trois ans. On voit le caractère léger et primesautier de la princesse sortir lentement de sa chrysalide adolescente pour s'affirmer avec une force inattendue devant des événements qui la dépassent. On découvre une femme très humaine déchirée entre ses devoirs d'épouse d'un monarque dont elle veut sauver le trône et un amour impossible. L'espoir et l'angoisse font battre la chamade à son coeur jusqu'à l'ultime message écrit le matin de son execution :
    Je viens d'être condamnée, non pas à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère, comme lui innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ces derniers moments...

  • Le temps des illusions

    Evelyne Lever

    • Fayard
    • 15 Février 2012

    Versailles, Paris : deux mondes opposés qui cohabitent et ne peuvent vivre l´un sans l´autre. Versailles, résidence du roi, séjour de la cour, est le lieu du pouvoir, de l´intrigue, de l´élégance et de toutes les convoitises. Mais c´est dans la capitale que bat le coeur du royaume. Centre de l´Europe, Paris rayonne d´une vie intellectuelle et artistique brillante. Dans ces chroniques qui retracent l´évolution de la cour et de la ville depuis la mort de Louis XIV (1715) jusqu´au milieu du siècle, Evelyne Lever nous entraîne dans un va-et-vient permanent du château à la capitale : de la Galerie des glaces et des petits appartements de Louis XV jusqu´aux ateliers des artisans, en passant par les hôtels aristocratiques, les églises, les salons littéraires, les jardins, les théâtres. On assiste aux fêtes, on voit les curieux s´amasser pour assister à l´exécution de Cartouche ou pour acclamer le roi surnommé le Bien-Aimé... L'auteur brosse avec talent les portraits du souverain, de la famille royale, des favorites, des ministres, des courtisans, des philosophes, des artistes, mais aussi du petit peuple parisien. Elle dénoue les intrigues de la cour où le sexe se mêle à la politique, elle raconte les crises financières, expose les grandes orientations politiques du règne, écoute les revendications populaires. C´est tout un monde qui s´anime, qui évolue et qui découvre ,sous l´influence des philosophes, qu´il a droit au bonheur en ce monde. Une nouvelle façon d´écrire l´Histoire.

  • Le 21 avril 1770, l'archiduchesse d'Autriche Maria Antonia quitte Vienne pour épouser Louis-Auguste, dauphin de France et futur Louis XVI. Les lettres de la dauphine puis reine Marie-Antoinette à sa mère, l'impératrice Marie-Thérèse, constituent le début d'une correspondance qui s'étendra à d'autres destinataires et s'achèvera, tragiquement, sous la Terreur. Cette édition, qui regroupe 491 lettres, est la première publication intégrale de la correspondance active et passive de Marie -Antoinette. Elle se fonde sur une sélection rigoureuse de documents conservés principalement au Centre historique des Archives nationales et aux Archives d'État de Vienne. Il s'agit de la première entreprise de cet ordre depuis le XIXe entreprise, les précédents
    recueils n'ayant pas toujours écarté les apocryphes, et les publications les plus rigoureuses étant demeurées partielles (par exemple la Correspondance secrète entre Marie-Thérèse et le Cte de Mercy-Argenteau, publiée par Arneth et Geffroy, 1874). Dans un souci évident de mise en perspective historique, le volume regroupe non seulement les lettres de Marie-Antoinette mais aussi celle de sa mère, Marie-Thérèse (jusqu'à sa mort en 1780), de son frère, Joseph II, du diplomate autrichien Mercy-Argenteau, de Louis XVI, etc. Les échanges
    de missives avec Barnave et Fersen constituent également une part essentielle du corpus pour les années révolutionnaires. À travers ces lettres se dévoilent la personnalité et l'intimité de Marie-Antoinette, mais aussi la vie
    privée du couple royal, les affaires de la Cour, la situation politique et le contexte diplomatique. La correspondance des années révolutionnaires, et particulièrement celle avec Barnave, s'avère d'un intérêt remarquable, dans la mesure où elle apporte une preuve manifeste de l'existence d'un double jeu politique de la reine - double jeu qui n'a pas toujours été admis par les historiens de la période, y compris récemment. Le choix des lettres et l'important appareil critique (introduction, notes infrapaginales, index onomastique) ont été confiés à l'historienne Évelyne Lever, spécialiste reconnue du XVIIIe siècle et biographe de la reine et de son époux.

  • The last Queen of France. Leading French historian Evelyne Lever tells the compelling story of the last, and most infamous, Queen of France. Reissued to coincide with the forthcoming film, Marie Antoinette, which is being written and directed by Sofia Coppola.

  • Lorsqu'elle arrive à Versailles, Marie-Antoinette est à peine âgée de quinze ans. Elle écrit régulièrement à sa mère, sans se douter que celle-ci correspond également avec le comte de Mercy, envoyé à Versailles afin d'épier la jeune femme... Un document incroyablement romanesque qui donne chair à l'un des personnages les plus fascinants de l'Histoire de France.

  • Cette chronique envoûtante commence le 5 janvier 1757, lorsque Louis XV échappe à un attentat. Elle s'achève le 6 octobre 1789, quand le peuple parisien marche sur Versailles et contraint Louis XVI et Marie-Antoinette à s'installer dans la capitale. Entre ces deux dates, le monde a changé. La Ville l'emporte sur la Cour qui l'a trop longtemps ignorée. Alors que Versailles, centre du pouvoir hostile aux Lumières, n'est plus que le sanctuaire de la monarchie, le conservatoire du bon ton et le foyer des intrigues, la société parisienne fermente jusqu'à l'implosion. Voltaire, Rousseau et Diderot achèvent leur oeuvre ; les salons se politisent ; Beaumarchais et Mirabeau dardent leurs flèches contre le régime. En même temps Paris se modernise et s'amuse ; les artistes français sont demandés dans toute l'Europe et les premières montgolfières prennent leur envol. Les espérances suscitées par l'avènement du jeune Louis XVI se dissipent vite. Des scandales éclatent et la reine devient la cible des pamphlétaires...

    Dans ce livre foisonnant, Évelyne Lever entraîne son lecteur de la Cour à la Ville dans un tourbillon d'émotions. Évelyne Lever, l'une des meilleures historiennes du XVIIIe siècle, a publié chez Fayard Louis XVI (1985), Louis XVIII (1988), Marie-Antoinette (1991), Philippe Égalité (1996), L'Affaire du collier (2004), C'était Marie-Antoinette (2006). Son précédent ouvrage était consacré au règne de Louis XV (Le Temps des illusions, 2012).

  • Quelle image gardons nous de cette reine, perçue si différemment selon les époques et les modes ? evelyne lever, historienne spécialiste du xviiie siècle, raconte d'une plume alerte la vie de marie-antoinette, en s'attachant plus à la femme qu'à la souveraine, depuis son enfance à vienne jusqu'aux marches de l'échafaud.
    Personnage mythique après sa mort tragique, elle fut adorée par les uns, haïe par les autres. etait-elle ange, démon, ou bien une princesse contrainte de jouer un rôle auquel elle n'était pas préparée ?.

  • Depuis les origines, les reines jouent en France les seconds rôles ; les régences féminines se comptent sur les doigts d'une main et la loi salique donne tout juste à l'épouse du roi le droit d'apporter en dot une province nouvelle ou une alliance étrangère, et surtout le devoir d'engendrer un héritier pour la Couronne.C'est un paradoxe qu'il ait fallu attendre le couchant de la monarchie pour voir une reine de France se rendre aussi célèbre (sinon plus) que le souverain, devenir un porte-drapeau ou un repoussoir et même se mêler directement de politique (en s'y cassant les dents.). C'est un autre paradoxe que d'observer un couple aussi mal assorti connaître un destin à ce point uni dans le malheur.
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    Parallèles mais écrites chacune d'un point de vue différent, les biographies que Evelyne Lever a consacrées à Louis XVI et Marie-Antoinette s'éclairent l'une l'autre.Chefs d'oeuvre d'objectivité, de précision et d'élégance, elles forment un ensemble irremplaçable.

  • Évelyne Lever, historienne, chercheur au CNRS, a notamment publié en Pluriel Louis XVIII et C'était Marie-Antoinette. Maurice Lever (1935-2006) a notamment publié, chez Fayard, une monumentale biographie de Sade et une autre de Beaumarchais.Le chevalier d'Éon n'a cessé de défrayer la chronique. Tout à tour homme et femme, ou les deux à la fois, agent secret de Louis XV et diplomate officiel, il est mêlé à d'innombrables intrigues. Les contemporains déjà ne cessaient de colporter sur cet inclassable des fables incroyables et prenaient des paris sur sa véritable identité sexuelle.Poursuivant les recherches de Maurice Lever, Évelyne Lever nous conte la biographie de cet être extravagant dont l'existence était « sans queue ni tête », comme il le reconnaissait lui-même.

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