Maxime Schmitt

  • De 1953 à 1963, en pleine guerre froide, trois enfants que tout différencie deviennent trois inséparables. Ils sont liés par le football, leur vie guidée par les actions du gardien de but légendaire de l'équipe soviétique, Lev Yachine surnommé « l'Araignée noire ».
    Leur représentation du monde relève de la pure philosophie poétique : les beaux jeudis, les beaux dimanches dans le Paris des démunis. Les boulevards de ceinture, la Zone, le patronage, etc.
    L'auteur évoque avec tendresse les anecdotes et pirouettes de son père concernant son enfance au Caucase, sa traversée des pays de l'Est. Aventures et mystères d'un passé chargé d'embrouilles. Trajets chargés de sens et d'idéal quand, de son côté, sa mère vit de chimères et compte ses sous en attendant la sonnerie des Trente glorieuses. Sa peur de la grande guerre toujours présente.

  • Cinema perdu

    Maxime Schmitt

    Maxime Schmitt nous entraîne dans des salles de cinéma à jamais disparues, celles de la Dernière Séance.
    II sillonne un Paris à la Robert Doisneau, et c'est toute une mémoire collective qui défile en CinemaScope. " Cinéma perdu ? Pas pour tout le monde ! Moi, j'en rêve de ces pages qui ressuscitent les temples détruits du cinéma, vaisseaux fantômes dont les frontons abritent aujourd'hui des supermarchés ou des boutiques de fripes. Maxime Schmitt - après nous, les Truffaut, les Resnais, les Godard - a usé ses culottes courtes à courir sur les boulevards de Paris à la recherche des films de ciné, de ceux qu'on ne voit plus ou qu'on aperçoit rarement dans les complexes glacés, HLM du cinématographe et du pop-corn.
    "

  • Velo vole

    Maxime Schmitt

    « Je brûle mes ailes. Un agriculteur enflamme son champ de blé. La colline, réputée pour ses vieux ceps, s'embrase des deux côtés de la route. Dans le feu roulant, je carbure avec la rapidité d'un tigre entre des cerceaux d'acrobate. Pas question de me lignifier ! Dans la tranchée, mes roues font un bruit de succion sur le goudron qui fond. Je suis une étincelle, mes muscles et ma poitrine dans l'état inflammatoire, mais tant que mon coeur battra, je vivra.
    Les coureurs ne perdent pas de temps à dire correctement infarctus, ils prononcent infractus. Comme eux, je pense avec mes jambes. »
    Maxime Schmitt.

  • Face b

    Maxime Schmitt

    Une élégante mythologie dont ne subsiste que l'essentiel.

  • Né en 1939 à Londres, élevé aux USA, Brian Maurice Holden (alias Vince Taylor) a 18 ans lorsqu'il se lance dans une carrière de rocker en Angleterre, puis à Paris. Séduit par ses interprétations de Sweet Little Sixteen, Shakin'All Over ou Memphis Tennessee, Eddie Barclay prend dans son écurie ce jeune homme vêtu de cuir noir dont les concerts déclenchent des émeutes. Mais sa trajectoire sera de courte durée, brisée par la paranoïa et les passages à l'acte violents qu'il ne peut contrôler. Vince Taylor n'existe pas propose un récit romanesque qui reprend les principaux éléments de sa biographie, tout en évoquant le climat de ces années-rock.

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