Olivier Wieviorka

  • Amorcée dès 1940, la Résistance parvint à s'unir à l'ombre de la croix de Lorraine, grâce aux patients efforts de Jean Moulin, tout en affirmant son indiscutable pluralisme. Elle resta néanmoins de bout en bout minoritaire, se préoccupa peu du sort des juifs et joua un rôle limité sur le plan militaire. Son apport politique fut en revanche immense : elle évita à la France les affres de la guerre civile et favorisa, à la Libération, une transition pacifique du pouvoir.
    Unanimement salué, ce livre complet, accessible et vivant aborde sans tabous l'ensemble de ces enjeux. Il offre, pour la première fois, une vision globale d'un phénomène majeur qui reste curieusement méconnu.

  • Le débarquement en Normandie, le 6 juin 1944, marque l'épilogue d'un processus moins enthousiaste que ce que suggère la légende forgée par les dirigeants alliés. Dissensions au sein du Haut Commandement, pénurie de bateaux, erreurs tactiques, effondrement psychique des combattants..., autant de réalités qui pesèrent sur la préparation et le bon déroulement du Jour J.
    S'appuyant sur des sources inédites, Olivier Wieviorka retrace cette épopée en se dégageant du seul regard français, en embrassant l'ensemble des dimensions - économiques, diplomatiques ou militaires - de l'opération Overlord.

  • La résistance en Europe de l'Ouest a longtemps été considérée comme un phénomène national. Et elle a, de longues années durant, été analysée comme telle, les historiens privilégiant, pour l'étudier, le cadre de leur pays. Pourtant, si les facteurs internes jouèrent un rôle central dans sa naissance, la part des Anglo-Américains dans sa croissance fut éminente : en Norvège comme au Danemark, aux Pays-Bas comme en Belgique, en France et en Italie, l'armée des ombres n'aurait pu croître sans le soutien de Londres d'abord, de Washington ensuite. Il convenait dès lors de décloisonner les frontières et d'élargir les horizons pour offrir la première histoire transnationale de la résistance en Europe occidentale.
    Pour ce faire, Olivier Wieviorka a étudié l'organisation puis l'action des forces clandestines et des gouvernements en exil de six pays occupés entre 1940 et 1945. En scrutant le rôle de la propagande, du sabotage et de la guérilla dans cet espace ouest-européen, il invite à reconsidérer sans tabou l'action de la résistance, ainsi que ses relations, tantôt cordiales, tantôt conflictuelles, avec les Alliés et les pouvoirs installés à Londres. Tout en mesurant la singularité de chaque pays, ce prisme original lui permet de pointer la communauté de destin qui unit cet ensemble appelé à être libéré par les troupes anglo-américaines.
    L'auteur lève également le voile sur l'importance des finances, de la logistique et de la planification des grands Alliés dans le développement des forces clandestines, une donnée largement occultée lors des libérations. Il interroge, in fine, l'efficacité de l'armée des ombres, donc de la guerre subversive, dans la chute du IIIe Reich.

  • Contrairement à la Première Guerre mondiale, l'expérience de la Seconde ne fut que marginalement celle d'un conflit armé : elle fut bien davantage marquée par les conditions de l'Occupation, le régime de Vichy et la déportation. Un lourd héritage que la mythologie gaulliste s'efforça de masquer. L'homme du 18 juin favorisa au contraire le récit d'une France massivement résistante et armée contre son ennemi historique. Cette représentation unificatrice ne put cependant résister à la montée des divisions et des revendications rivales. À partir des années soixante-dix, les victimes prennent le pas sur les héros. Depuis longtemps déjà, la reconnaissance des différentes catégories de victimes avait posé de redoutables problèmes à la puissance publique.
    Mais c'est surtout la lente prise de conscience de ce que furent la France de Vichy et la Shoah qui modifia fondamentalement la représentation des années sombres et rouvrit de profonds clivages idéologiques. Loin de conduire à une lecture pacifiée de cette période, ce processus de désarmement de la mémoire contribua à la balkaniser un peu plus.

  • Parce qu´elle repose sur l´engagement et se construit sur le secret, la Résistance reste à la fois un mystère et un enjeu de polémiques partisanes.

    Amorcée dès juin 1940, elle parvint à s´unir à l´ombre de la croix de Lorraine, grâce aux patients efforts de Jean Moulin, tout en affirmant son indiscutable pluralisme. Elle resta néanmoins de bout en bout minoritaire, se préoccupa peu du sort des juifs et joua un rôle limité sur le plan militaire. Son apport politique fut en revanche immense : la Résistance évita à la France les affres de la guerre civile et favorisa, à la Libération, une transition pacifique du pouvoir au profit d´une Résistance regroupée derrière l´altière figure du général de Gaulle.
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    Ce livre aborde sans tabous l´ensemble de ses enjeux, de la formation des premiers réseaux au couronnement de 1944. Il ne dissimule ni les conflits, ni les ambitions qui animèrent les promoteurs de l´armée des ombres, du rôle de la presse clandestine à l´efficacité des réseaux, de la répression allemande aux motifs de l´engagement, des idées politiques de la Résistance à sa mémoire dans la France contemporaine. Pour la première fois, un ouvrage à la fois complet et accessible, synthétique et vivant, offre une vision globale sur un phénomène majeur qui reste curieusement méconnu malgré le rôle que la Résistance a joué dans l´histoire et la mémoire nationales.

  • Au cours de la journe dramatique du 10 juillet 1940, dputs et snateurs, runis au Grand Casino de Vichy, votent les pleins pouvoirs au marchal Ptain. Seuls quatre-vingts parlementaires les refusent. Qu'est devenu ce camp du refus ? Et quels itinraires ont suivi leurs collgues qui, une crasante majorit, ont contribu riger l'institution vichyste ?Grce des sources indites - et principalement les dossiers du Jury d'honneur devant lequel ont comparu une grande partie des lus qui avaient vot oui en 1940 -, l'auteur retrace ces itinraires complexes. Contre toute ide reue, il montre que les approbateurs de Ptain en 1940 n'ont pas tous adhr la Rvolution nationale, et que les hommes du refus n'ont pas ncessairement rejoint les rangs de la Rsistance.Il dvoile ainsi les ressorts d'un pisode profondment traumatique de notre histoire nationale dont la mmoire ne cesse de nous hanter. Professeur l'cole normale suprieure de Cachan et membre senior de l'Institut universitaire de France, Olivier Wieviorka est spcialiste de la Seconde Guerre mondiale. Il a notamment publi au Seuil Histoire du dbarquement en Normandie (2007 et 2014 dans une version illustre) et La Mmoire dsunie (2010, rdit en 2012).

  • L'expérience de la Seconde Guerre mondiale, contrairement à la Première, ne fut que marginalement celle d'un conflit armé : elle fut bien davantage marquée par l'Occupation, le joug du régime vichyste et les persécutions qui frappèrent juifs et opposants politiques. La mythologie gaulliste s'efforça de masquer ce lourd héritage en favorisant le récit d'une France militairement dressée contre l'Allemagne – son ennemi historique.
    Cette représentation unificatrice ne put cependant résister à la montée des divisions. À partir des années soixante-dix, les victimes prennent le pas sur les héros. Depuis longtemps déjà, la reconnaissance des différentes catégories de victimes avait posé problème à la puissance publique, qui s'efforça pourtant d'élaborer des statuts, d'imposer un calendrier commémoratif, de créer des musées... Mais c'est surtout la lente prise de conscience de ce qu'avaient été la France de Vichy et la Shoah qui modifia substantiellement la représentation des années sombres et rouvrit de profondes blessures. Loin de conduire à une lecture pacifiée de cette période, ce processus de désarmement de la mémoire contribua à la " balkaniser ", interdisant de considérer la mémoire de la Seconde Guerre mondiale comme l'armature civique d'une France régénérée et à jamais débarrassée d'un passé complexe et assurément pesant.
    Professeur des universités à l'École Normale Supérieure de Cachan, Olivier Wieviorka a notamment publié Une certaine idée de la Résistance. Défense de la France (1940-1949) (Seuil, 1995), LesOrphelins de la République. Itinéraire des députés et sénateurs français. 1940-1945 (Seuil, 2001), ainsi qu'une Histoire du Débarquement (Seuil, 2007, " Points-histoire ", 2010).

  • Sous l'Occupation, tous les Français n'ont pas basculé dans la collaboration ou attendu passivement leur libération. Dès l'"étrange défaite", quelques citoyens ont forgé un instrument de lutte original contre l'occupant : le mouvement de Résistance. Créé en 1940, "Défense de la France" présente les caractères classiques d'une organisation cherchant, par la diffusion d'un journal, la fabrication de faux papiers ou la création de maquis, à protéger et à mobiliser les Français contre le nazisme. Mais cette stratégie commune à tous les mouvements ne doit pas voiler l'originalité d'une formation tour à tour maréchaliste, giraudiste puis gaulliste qui, aux lendemains de la guerre, tente, en lançant France-Soir et en participant à la création d'un grand parti de la Résistance, d'inscrire dans la cité les idéaux défendus pendant la clandestinité.

    Loin de se cantonner à la stricte étude d'un mouvement, aussi honorable soit-il, l'ouvrage, résolument problématique, entend réfléchir sur l'histoire de la Résistance française. Comment s'engage-t-on? Quel type d'action devait-on mener? Quel avenir attendait à la Libération les combattants de l'ombre? Autant d'interrogations auxquelles l'étude consacrée à "Défense de la France" s'efforce de répondre - tout en essayant de comprendre les relations assurément passionnelles que développèrent Charles de Gaulle et la Résistance intérieure.

  • La Libération a-t-elle été « trahie » - comme nombre de résistants l'ont déploré ? Le dynamisme de la France libre et des maquis n'a-t-il pas été gâché en 1944 et dans les années suivantes ? Les combattants de l'armée des ombres rêvaient d'une transformation en profondeur de la société française, et la Ive République a paru continuer la IIIe.Pourtant, il serait trop simple de parler - à la manière de Péguy - d'une « mystique » de la Résistance qui se serait dégradée en « politique » de la Libération.Une quinzaine de grands témoins, représentant les grandes tendances de la République, de Michel Debré à François Mitterrand, de Georges Séguy à Pierre-Henri Teitgen, dressent ici un bilan, parfois contradictoire, souvent surprenant, de l'héritage dans la vie politique contemporaine.Avec la participation de Claude Bourdet, Jacques Chaban-Delmas, Michel Debré, André Dewavrin, Pierre Hervé, Daniel Mayer, Pierre Messmer, François Mitterrand, Christian Pineau, René Pleven, Gaston Plissonnier, Maurice Schumann, Georges Séguy, Pierre-Henri Teitgen.

  • Sous l'Occupation, tous les Français n'ont pas basculé dans la collaboration ou attendu passivement leur libération. Dès l'"étrange défaite", quelques citoyens ont forgé un instrument de lutte original contre l'occupant : le mouvement de Résistance. Créé en 1940, "Défense de la France" présente les caractères classiques d'une organisation cherchant, par la diffusion d'un journal, la fabrication de faux papiers ou la création de maquis, à protéger et à mobiliser les Français contre le nazisme. Mais cette stratégie commune à tous les mouvements ne doit pas voiler l'originalité d'une formation tour à tour maréchaliste, giraudiste puis gaulliste qui, aux lendemains de la guerre, tente, en lançant France-Soir et en participant à la création d'un grand parti de la Résistance, d'inscrire dans la cité les idéaux défendus pendant la clandestinité.Loin de se cantonner à la stricte étude d'un mouvement, aussi honorable soit-il, l'ouvrage, résolument problématique, entend réfléchir sur l'histoire de la Résistance française. Comment s'engage-t-on? Quel type d'action devait-on mener? Quel avenir attendait à la Libération les combattants de l'ombre? Autant d'interrogations auxquelles l'étude consacrée à "Défense de la France" s'efforce de répondre - tout en essayant de comprendre les relations assurément passionnelles que développèrent Charles de Gaulle et la Résistance intérieure.Olivier Wieviorka est professeur d'histoire contemporaine à l'École normale supérieure de Cachan et dirige la revue Vingtième Siècle. Il est notamment l'auteur, au Seuil, de Nous entrerons dans la carrière. De la Résistance à l'exercice du pouvoir (1994), Les Orphelins de la République. Destinées des députés et sénateurs français (1940-1945) (2001), et de l' Histoire du débarquement en Normandie (« Points Histoire », 2010), qui a rencontré un immense succès international.

  • La Résistance

    Olivier Wieviorka

    La Résistance constitue aujourd'hui encore une terre méconnue. Les Français furent-ils tous engagés ou tous "collabos" ? La vérité se situe sans doute à mi-chemin. L'engagement dans la Résistance ne fut pas facile à trouver, aucune institution n'appelait à la lutte en 1940.
    L'armée des ombres fut aussi traversée par des doutes et des conflits. Olivier Wieviorka revisite en historien dune génération nouvelle cette période sombre de notre histoire.

  • Les idées reçues sur la Seconde Guerre mondiale abondent. Mais desservant la cause de la connaissance, elles montrent surtout que la propagande de l'Axe comme celle des Alliés a durablement imprimé sa marque. Ce volume vise donc à rétablir quelques vérités en revenant, au crible de vingt-trois entrées, sur les grands mythes de cette guerre qui, tenus pour vérités d'Evangile, n'en restent pas moins erronés. Ainsi, par exemple, combien de Français persistent à croire que la défaite aux jours sombres de 1940 était inscrite dans les astres ou que Hitler n'a fait que devancer une attaque de Staline ? A ces questions essentielles, les meilleurs spécialistes apportent au fil de chapitres courts et enlevés des réponses souvent inattendues, parfois surprenantes et toujours passionnantes.

  • Si l'histoire de la Seconde Guerre mondiale nous semble bien connue, les mythes sur lesquels elle repose aux yeux du grand public ont encore la vie dure. Pour y remédier, Olivier Wieviorka et Jean Lopez ont réuni les meilleurs historiens français et étrangers de la période. Sur chaque sujet, ils cassent les clichés et les images toutes faites, dans un ouvrage aussi agréable à lire que novateur. Après l'immense succès des deux premiers opus, voici ici rassemblés en un unique volume trente-sept mythes déconstruits, trente-sept chapitres courts et enlevés qui livrent un nouveau regard sur ce moment décisif de l'histoire du monde.

  • Que la guerre ait contribué à la construction institutionnelle et sociale de la France relève de l'évidence, d'autant que l'armée représente un élément fondateur de l'Etat-nation. Pour mieux comprendre la nature des liens unissant les Français à leur armée comme la guerre à l'Etat, il fallait rendre compte de 1 500 ans d'histoire. Dans sa globalité. Car le fait militaire dépasse les grands cadres d'organisation, le matériel ou les structures de l'armée ainsi que sa composition... Il oblige à penser le rapport au politique ainsi qu'à la société dans son ensemble et incite à revenir sur les engagements, en réfléchissant sur la stratégie et la doctrine d'emploi, en décrivant les grands conflits, en s'attardant, enfin, sur la réalité du combat, l'armement, la violence de guerre et son imposition aux civils.
    Ce second volume explore les années 1870 à nos jours. La guerre devient alors totale et globale. Elle engage des millions de soldats, en 1914 comme en 1939 ; elle implique les civils, désormais amenés à fournir au front les montagnes d'obus et les milliers de chars que les conflits réclament ; elle les frappe tout autant lors de bombardements. L'armée, par ailleurs, joue un rôle politique éminent. Une partie de ses cadres a soutenu, pendant la Seconde Guerre mondiale, les idéaux pétainistes. Plus tard, des généraux tentèrent de renverser Charles de Gaulle pour contrer sa politique algérienne. Ces positions, toutefois, ne firent pas l'unanimité et un insigne conflit opposa le Maréchal au Général.
    C'est dire si l'histoire militaire de la France de 1870 à nos jours ne saurait s'écrire dans les teintes monochromes du noir et du blanc. Alternant victoires et défaites, aveuglement et lucidité, grandeur et servitude, elle impose, durant ce très long siècle, de récuser simplisme et manichéisme.

    Les auteurs :
    Xavier Boniface, François Cochet, Olivier Wieviorka, Pierre Journoud et Olivier Schmitt.

    RABAT 1 :
    Agrégé et docteur en histoire, Xavier Boniface est professeur d'histoire contemporaine à l'université Littoral Côte d'Opale. Il a notamment publié L'Armée, l'Eglise et la République (1879-1914), L'Aumônerie militaire française (1914-1962) et Histoire religieuse de la Grande Guerre.

    Agrégé et docteur en histoire, François Cochet est professeur émérite d'histoire contemporaine. Spécialiste de la Première Guerre mondiale et de l'expérience combattante du xixe siècle à nos jours, il est l'auteur de La Grande Guerre. Fin d'un monde, début d'un siècle, Les Français en guerres. De 1870 à nos jours et Armes en guerre (xixe-xxie siècle).

    Professeur à l'Ecole normale supérieure de Cachan, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, Olivier Wieviorka est l'auteur d'une Histoire du Débarquement en Normandie et d'une Histoire de la résistance primée par l'Académie française et plébiscitée par le public. Il a également publié une Histoire de la résistance en Europe occidentale.

    Docteur, Pierre Journoud est professeur d'histoire contemporaine à l'université Paul-Valéry Montpellier. De 2010 à 2015, il fut chercheur à l'institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (IRSEM). Il est l'auteur de De Gaulle et le Vietnam (1945-1969) et Dien Bien Phu. Le basculement d'un monde.

    Professeur de sciences politiques au centre d'études sur la guerre de l'université du Sud-Danemark, Olivier Schmitt a codirigé, avec Joseph Henrotin et Stéphane Taillat, Guerre et Stratégie. Approches, concepts. Il est également secrétaire général de l'association pour les études sur la guerre et la stratégie (AEGES).

    RABAT 2 :
    Couverture du premier volume.

  • Que la guerre ait contribué à la construction institutionnelle et sociale de la France relève de l'évidence, d'autant que l'armée représente un élément fondateur de l'Etat-nation. Pour mieux comprendre la nature des liens unissant les Français à leur armée comme la guerre à l'Etat, il fallait rendre compte de 1 500 ans d'histoire. Dans sa globalité. Car le fait militaire dépasse les grands cadres d'organisation, le matériel ou les structures de l'armée ainsi que sa composition... Il oblige à penser le rapport au politique ainsi qu'à la société dans son ensemble et incite à revenir sur les engagements, en réfléchissant sur la stratégie et la tactique, en décrivant les grands conflits, en s'attardant, enfin, sur la réalité du combat, l'armement, la violence de guerre et son imposition aux civils.
    Ce premier tome s'ouvre avec les Mérovingiens pour se conclure sur la guerre franco-prussienne de 1870. Non que l'on puisse dès le ve siècle parler de la France en tant que telle, mais il est nécessaire d'insister sur une forte continuité, matérialisée par le titre de Rex Francorum, « roi des Francs », porté par les souverains de trois dynasties sur plus de mille ans. A l'époque moderne, la figure du roi puise dans la guerre le fondement même de sa souveraineté, à l'image de François Ier recevant à Marignan son sacre militaire ou de Louis XIV, « roi de guerre » par excellence. La gloire du souverain mobilisa alors, avec une ampleur et une intensité inédites, les ressources du royaume et contribua ainsi à l'affirmation de la nation, qui se constitua en corps politique souverain avec la Révolution française.
    La formation d'une armée véritablement nationale se combina alors avec d'autres innovations, telles que le système divisionnaire, qui conférèrent aux armées une efficacité et une mobilité inédites, dont Napoléon sut exploiter tous les avantages, au point de se laisser griser par cette faculté de porter le danger au coeur des territoires ennemis. La défaite de Waterloo ne mit pas fin à l'ambition d'étendre la domination française à des territoires lointains, mais cette stratégie impériale quitta l'horizon européen pour investir les espaces coloniaux. Ainsi, des champs catalauniques aux contreforts des Aurès, l'histoire militaire de la France raconte la genèse d'une riche et passionnante relation entre la nation, l'Etat et le territoire.

  • Ouvertes avec la brèche de 1940, les blessures et les cicatrices de la france de vichy semblent encore à vif.
    D'abord, en raison du poids des souvenirs, des témoignages, des révélations tardives - vraies ou fausses - et de l'intensité des controverses qui en découlent. ensuite, parce que l'histoire de vichy et des français recèle de multiples pièges. enfin, parce qu'il s'agit de rendre compte du destin d'une nation que chacun reconnaissait comme une grande puissance en 1939, à qui l'on prêtait la meilleure armée du monde, et qui se retrouve coupée en deux, écrasée, occupée, réduite au rôle de puissance plus que moyenne.
    Pour étudier l'histoire de ces années noires, il fallait que l'exploration du spécialiste se porte des sommets de l'etat aux réalités quotidiennes, des trajectoires individuelles aux particularités régionales. aussi ce livre combine-t-il, sur une nécessaire trame chronologique, les approches thématiques, l'analyse d'événements clés, l'explication de phénomènes se prolongeant sur plusieurs années, l'importance des enjeux locaux ou régionaux.

  • - De " J'accuse " aux articles célébrant la victoire de la France à la Coupe du monde de football en 1998, du Manifeste du surréalisme à l'appel du 18 juin 1940, du traité de Rome qui fonde la construction européenne à l'hommage rendu par Jacques Chirac à François Mitterrand..., l'histoire de la France au XXe siècle s'articule autour de " grands textes ", souvent cités mais difficiles d'accès. C'est pour combler ce manque qu'Olivier Wieviorka et Christophe Prochasson ont choisi de composer ce volume, régulièrement réédité et remis à jour. Cette nouvelle édition court jusqu'en 2010 : chaque année est traitée sous la forme d'un texte majeur- voire deux si les événements l'exigent. Présentés dans leur intégralité, remis en contexte grâce à une introduction, ces documents exceptionnels permettent de prendre la mesure d'un siècle entier d'histoire dans l'ensemble des domaines - politique, certes, mais aussi culturel, économique, social ou religieux... Une somme indispensable.

    - Olivier WieviorkaProfesseur d'histoire contemporaine à l'École normale supérieure de Cachan, spécialiste de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, il a notamment publié au Seuil Histoire du débarquement en Normandie (" Points Histoire ", 2010) et La Mémoire désunie (2010).Christophe ProchassonDirecteur d'études à l'EHESS, historien de la France contemporaine (XIXe-XXe siècles) et notamment de la Première Guerre mondiale, Christophe Prochasson a récemment publié L'Empire des émotions (Démopolis, 2008).

  • Cet ouvrage apporte à l'étudiant en histoire les méthodes pour aborder les diverses épreuves du cursus universitaire. Du brouillon à la réalisation d'un commentaire, il apprend à cerner un texte, ses idées et son plan. Le lecteur découvre comment interpréter justement et situer dans leur contexte des documents statistiques et des illustrations. De plus, il y trouvera les indications pour ordonner ses idées dans une dissertation ou lors d'un oral, et les méthodes pour utiliser ou constituer une bibliographie. La partie didactique s'accompagne d'exemples et d'exercices corrigés qui pourront servir de modèle. La rigueur et la clarté de cet ouvrage en font un outil pédagogique indispensable. Vincent Milliot est professeur en histoire moderne à l'université de Caen. Olivier Wieviorka est professeur des Universités à l'ENS Cachan.

  • « Petit Lillois de Paris, rien ne me frappait davantage que les symboles de nos gloires : nuit descendant sur Notre-Dame, majesté du soir à Versailles, Arc de Triomphe dans le soleil ».
    Ces phrases célèbres du général de Gaulle le suggèrent : si la France peut se définir par des valeurs, s'illustrer par de hauts faits, elle s'incarne également dans des lieux.
    Olivier Wieviorka et Michel Winock, grâce aux contributions d'historiens de renom, présentent trente-quatre de ces hauts lieux, tous théâtres et témoins d'un moment précis du passé, qu'ils incarnent dans une forme de quintessence. Car, avant d'acquérir un statut iconique, ces sites, de Chambord à Sarcelles en passant par Versailles, Lourdes ou la ligne Maginot, ont assumé des fonctions propres à une époque, qu'elles fussent politiques, militaires, religieuses, industrielles...
    Tous appartiennent désormais au patrimoine national et témoignent d'une réalité : la France s'est construite, au fil d'un cheminement complexe, par des strates successives. Et les édifices qui parsèment le territoire français en offrent l'une des plus vivantes illustrations. En les scrutant un à un, il est possible de comprendre une époque. En les présentant dans un ensemble, ils racontent l'histoire de France.

    Les lieux : Lascaux, Carnac, Alésia, le pont du Gard, le Mont-Saint-Michel, Cluny, Notre-Dame de Paris, Reims, le palais des Papes, le Louvre, Chambord, Versailles, le Vieux-Port, l'Institut de France, la place de la Bastille, l'Arc de triomphe, Lourdes, l'Opéra de Paris, le Palais-Bourbon, la Santé, le Sacré-Coeur, la gare Saint-Lazare, la Sorbonne, la tour Eiffel, Courrières, la Promenade des Anglais, les usines Renault de Billancourt, le stade de Colombes, Douaumont, la ligne Maginot, Drancy, le Festival de Cannes, la Maison de la radio, Sarcelles.

    Ouvrage dirigé par Olivier Wieviorka, professeur à l'ENS-Cachan, et Michel Winock, professeur émérite à Sciences Po.

    Les auteurs : Martine Allaire, François Chaslin, Jacques Chiffoleau, Michel Ciment, François Cochet, Joël Cornette, Patrick Demouy, Paul Dietschy, Marion Fontaine, Etienne Fouilloux, Annie Fourcaut, Patrick Galliou, Jean Garrigues, Emmanuel Guy, Ran Halévi, Ruth Harris, Jean-Noël Jeanneney, Philippe Joutard, Bertrand Lançon, Thierry Lentz, Florian Mazel, Didier Mehu, Pascal Ory, Jean-Paul Pellegrinetti, Philippe Plagnieux, Alain Salamagne, Stéphanie Sauget, Alain-Gérard Slama, Xavier Vigna, Jean-Claude Vimont †, Jean-Louis Voisin, Annette Wieviorka.

  • « Le règne de la liberté, écrivait Marx, commence là où s'arrête le travail déterminé par la nécessité. » La dualité est fondatrice, vieille comme la culture occidentale : le travail, torture (au sens étymologique) ou instrument d'aliénation, asservit ; le travail, instrument du progrès et de l'affirmation individuelle, affranchit.
    Dans un contexte de crise permanente, dont les deux grands marqueurs sont le chômage de masse et la pénibilité, le travail peut-il encore être une expérience heureuse ?
    Tandis que s'effacent les repères de l'ère industrielle (organisation « scientifique » de la production, poids politique de la classe ouvrière), Le Travail au xxie siècle revisite le concept classique de la « reconnaissance ». En quoi l'entreprise, parallèlement à la création de valeur ajoutée et à la maximisation du profit, peut-elle être vue comme le théâtre de la réalisation sociale de l'individu, élément clé dans la construction de son identité ? Et comment le travail lui-même, au-delà de sa dimension lucrative, peut-il être source de prestige et de gratification personnelle ?
    Forts d'un vaste corpus d'entretiens avec des chefs d'entreprise, des salariés et des représentants syndicaux, les auteurs explorent ainsi la réalité complexe du travail aujourd'hui en France, dans le but de restituer et de comprendre le ressenti du travailleur.

  • Méthode pour le commentaire et la dissertation historiques Nouv.

    Cet ouvrage apporte à l'étudiant en histoire les méthodes pour aborder les diverses épreuves du cursus universitaire. Du brouillon à la réalisation d'un commentaire, il apprend à cerner un texte, ses idées et son plan. Le lecteur découvre comment interpréter justement et situer dans leur contexte des documents statistiques et des illustrations. De plus, il y trouvera les indications pour ordonner ses idées dans une dissertation ou lors d'un oral, et les méthodes pour utiliser ou constituer une bibliographie. La partie didactique s'accompagne d'exemples et d'exercices corrigés qui pourront servir de modèle.
    La rigueur et la clarté de cet ouvrage en font un outil pédagogique indispensable.

  • Cet ouvrage apporte à l'étudiant en histoire les méthodes pour aborder les diverses épreuves du cursus universitaire.
    Du brouillon à la réalisation d'un commentaire, il apprend à cerner un texte, ses idées et son plan. le lecteur découvre comment interpréter justement et situer dans leur contexte des documents statistiques et des illustrations. de plus, il y trouvera les indications pour ordonner ses idées dans une dissertation ou lors d'un oral, et les méthodes pour utiliser ou constituer une bibliographie. la partie didactique s'accompagne d'exemples et d'exercices corrigés qui pourront servir de modèle.
    La rigueur et la clarté de cet ouvrage en font un outil pédagogique indispensable.

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