Langue française

  • Août 1992. Une vallée perdue quelque part à l'Est, des hauts fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a 14 ans, et avec son cousin, ils s'emmerdent comme c'est pas permis. C'est là qu'ils décident de voler un canoë pour aller voir ce qui se passe de l'autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence. Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d'une vallée, d'une époque, de l'adolescence, le récit politique d'une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt, cette France de l'entre-deux, celle des villes moyennes et des zones pavillonnaires, où presque tout le monde vit et qu'on voudrait oublier.

  • Pour les besoins d'une thèse sur "la vie à la campagne au XXIe siècle", un étudiant en anthropologie prend ses quartiers à La Pierre-Saint-Christophe, village fictif au bord du Marais poitevin, pour y observer les us et coutumes de ses pittoresques habitants - monsieur le Maire en tête, truculent patron de l'entreprise locale de Pompes Funèbres. Car ainsi va la grande Histoire : partout la mort saisit le vif - sauf pendant ces trois jours où elle marque une trêve, offrant à ses plus fidèles serviteurs un étourdissant répit : le Banquet annuel de la Confrérie des fossoyeurs.
    Où l'auteur de Boussole (Prix Goncourt 2015) investit le terroir de douce France, explore les ressources de son Poitou natal, exhume des trésors de culture populaire, et donne libre cours à sa fibre comique.

  • Entre corps érotisé et corps souffrant, magie de la scène et coulisses des douleurs, Chavirer raconte l'histoire de Cléo, jeune collégienne rêvant de devenir danseuse, tour à tour sexuellement piégée par une pseudo Fondation de la vocation, puis complice de ses stratégies de "recrutement". Trente ans plus tard, alors qu'elle-même a fait carrière - des plateaux et coulisses de Champs-Elysées à la scène d'une prestigieuse "revue" parisienne -  l'affaire ressurgit. Sous le signe des impossibles pardons, le personnage de Cléo se diffracte et se recompose à l'envi, au fil des époques et des évocations de celles et ceux qui l`ont côtoyée, aimée, déçue ou rejetée.

  • Guidé par une ombre errante, l'écrivain-narrateur déambule de nuit dans un Paris étrangement vide, se remémorant des scènes proches ou lointaines, des existences anonymes ou fameuses, des personnalités tutélaires (Villon, Hugo, Artaud...). Mille vies l'ont précédé dans cette ville qui l'a vu naître et mettre au monde lui-même tant de personnages. Un récit sur la présence des absents, qui mêle l'autofiction au fantastique pour esquisser un art poétique.

  • Alors qu'elle a traversé la planète pour rejoindre le Japon, une femme franchit la cloison de verre de l'altérité et entre peu à peu dans l'agencement esthétique et spirituel des jardins et des temples de Kyôto. Jour après jour, guidée par celui qui fut l'assistant de son père disparu, ces promenades sont en elle autant de motifs à résonances, chambres d'échos, révélations minuscules puis essentielles de sa personnalité.
     Ce roman des origines est un voyage, une géographie secrète, en même temps qu'une transposition poétique de l'énigme du sentiment amoureux.

  • Humeur noire Nouv.

    De passage à Bordeaux, la ville où elle est née et où grandir a voulu dire s'émanciper, la ville dont l'opulence bourgeoise et l'arrogante amnésie lui restent comme un caillou dans la chaussure, Anne-Marie Garat se rend avec un sien cousin bordelais au musée d'Aquitaine où, ensemble, ils découvrent l'exposition consacrée à la traite négrière. Et tombent en arrêt devant certain cartel, au langage pour le moins javellisé. Humeur noire revient sur la colère qui jaillit face à la malpropreté des mots. En décortiquant avec humour et lucidité sa propre obsession d'écrivaine, Anne-Marie Garat signe un livre étonnamment personnel (et étonnamment réjouissant), sur les traces d'une histoire collective et d'une mémoire intime (trop) longtemps laissée(s) tranquille(s).
    Intranquille, vivant, pétillant, virtuose, un emportement qui cristallise combien tout est lié, combien tout est important.

  • Quichotte, un représentant de commerce vieillissant obsédé par le "réel irréel" de la télévision, tombe éperdument amoureux d'une reine du petit écran et s'embarque, à travers les routes d'Amérique, dans une quête picaresque pour lui prouver qu'il est digne de sa main. À ses côtés sur le siège passager, Sancho, son fils imaginaire. Ce roman d'une ampleur phénoménale raconte l'histoire d'une époque déréglée - "l'Ère du Tout Peut Arriver" - et brasse dans son sillage des thèmes aussi divers que les relations père-fils, les querelles frère-soeur autour d'actes impardonnables, le racisme, la crise des opiacés, les cyber-espions, la science-fiction, l'histoire de l'Auteur qui a créé Quichotte, et la fin du monde. Exubérant, drolatique et terriblement intelligent, Quichotte est une bombe littéraire sur fond d'apocalypse.

  • Une libraire féministe, célibataire par conviction, qui a décidé de longue date qu'elle ne serait pas mère ; un père architecte qui cherche une nouvelle compagne ; une enseignante fière de son indépendance qui s'est inscrite sur un site de rencontres. En révélant leurs aspirations, leurs craintes, leurs choix, Alice Ferney orchestre une polyphonie où s'illustrent les différentes manières de former un couple, d'être un parent, de donner (ou non) la vie. À mi-chemin entre dialogue philosophique et comédie de moeurs contemporaine, L'Intimité ausculte une société qui sans cesse repousse les limites de la nature et interroge celles de l'éthique pour satisfaire au bonheur individuel et familial.

  • Danny et Maeve, un frère et une soeur unis par un amour indéfectible, ne cessent de revenir devant leur ancienne demeure se heurter aux vitres d'un passé douloureux. Cette imposante Maison hollandaise, écrin des joies et des peines de leur enfance, source de leurs malheurs, les attire comme un aimant. À travers le destin de ces deux quasi-orphelins, Ann Patchett, en déchiffreuse éclairée de l'âme humaine, signe un roman pénétrant sur l'abandon, le pardon, les liens filiaux et le rapport que chacun d'entre nous entretient avec le passé.

  • Anzu, céramiste, se consacre intensément à son art. Divorcée, elle habite seule avec son fils et ne souhaite pas se remarier. Cette vie calme et sereine lui convient. Sa soeur aînée annonce ses fiançailles et sa visite prochaine avec l'heureux élu.

  • À Port-au-Prince, Ti Tony vit dans une seule pièce qu'il partage avec son frère Franky et leur mère Antoinette. Alors que Franky aime les mots et les histoires, il se lance dans l'écriture d'un livre sur Antoine des Gommiers, cet incomparable devin que les Haïtiens portent aux nues. Mais la popularité de ce chamane n'est pas l'unique raison d'un tel projet littéraire, Antoine des Gommiers serait le grand-oncle d'Antoinette, une filiation qui change tout même si Ti Tony, lui, ne saura jamais s'emparer de la fiction pour voir la vie en bleu.
    Un livre magnifique, où l'amour filial transcende la misère.

  • Une famille décimée par une tornade. Une petite fille dont c'est le premier souvenir, embarquée par son grand frère militant de la cause animale dans une équipée sauvage entre l'Oklahoma et la Californie. Une course-poursuite époustouflante de réalisme sensoriel et d'intelligence narrative. Implacable pilote de grand-huit, Abby Geni (Farallon Islands) est de retour. Accrochez-vous.

  • Fermín se voit, un jour de décembre 1957, offrir un exemplaire du Comte de Monte Cristo par un mystérieux inconnu. Ce cadeau n'en est pas un, il est porteur d'une terrible menace. La vie de Fermín sombre alors dans les abîmes d'un passé qu'il aurait préféré oublier : l'antichambre de l'enfer que fut la prison de Montjuïc dans laquelle il faillit trouver la mort en 1939, les mensonges qu'il fallut inventer, les ombres auxquelles il crut échapper. Mais dix-huit ans plus tard, les fantômes oubliés crient vengeance...
    Parution en Babel du volume 3 de la saga Le Cimetière des Livres oubliés, qui a fait la notoriété de Carlos Ruiz Zafón.

  • Tu aurais dû t'en aller Nouv.

    Un scénariste en mal d'inspiration décide de séjourner avec sa femme et sa fille de quatre ans dans une maison isolée parmi les montagnes. Prendre un grand bol d'air pur, aplanir ses difficultés conjugales, avancer sur son nouveau scénario : le narrateur espère bien que cette retraite hivernale portera ses fruits. Mais l'euphorie des vacanciers tourne court dès leur arrivée : atmosphère angoissante, voisinage louche, phénomènes inexplicables construisent peu à peu le décor d'un drame dont la famille ne sortira peut-être pas indemne... Entre histoire à faire peur et conte fantastique, sans se départir de l'ironie mordante qui lui est coutumière, Kehlmann démontre une fois de plus sa virtuosité narrative.

  • Ce qui reste des hommes Nouv.

    Diane, qui a atteint un âge qu'on préfère taire, se rend dans une boutique de pompes funèbres pour acheter une concession et se retrouve avec un emplacement prévu pour deux cercueils... La voilà qui recherche parmi les hommes qui l'ont aimée celui qui serait prêt à devenir son compagnon du grand sommeil. Un roman aussi grave que fantasque, qui mêle la vie et la mort, l'amour et la solitude, l'émerveillement et le chagrin.

  • Nova et Mercy ont à peine seize ans, mais cela fait déjà bien longtemps qu'elles ont perdu leur innocence. Sous le couvert de la nuit, elles s'enfuient à bord d'une voiture volée, laissant derrière elles le foyer pour jeunes filles où une autre adolescente vient de disparaître. Que fuient-elles ? Et pourquoi ?
    Tara est retrouvée sans vie en bas d'un immeuble. Selon sa famille, il s'agit d'un suicide. Mais quelque chose ne colle pas dans le récit de ses parents. Et qui peut bien être la personne qui lui avait donné rendez-vous ce soir-là ? Celui que la police ne va pas tarder à surnommer le Marionnettiste vient seulement de commencer son spectacle.
    Après l'inoubliable trilogie Les visages de Victoria Bergman, Erik Axl Sund continue d'explorer les bas-fonds de notre société dans ce deuxième tome indépendant de leur série sur la mélancolie.

  • Ce roman va vous parler de révolution, d'exil, d'illusions, de sororité, d'amour. Son ambition est d'être une fresque de notre époque, une fresque de notre culture, un miroir des dilemmes et des paradoxes que chacun de nous doit s'employer à résoudre. Il est telle une interrogation sur ce que sont les moteurs et les motifs de nos vies.

  • Dans la Barcelone des années 1920, un jeune écrivain éperdument amoureux accepte un mystérieux contrat avec un éditeur parisien, sans se douter que cela va le conduire à mettre en danger la vie des personnes qui lui sont chères. Paru cinq ans après L'Ombre du vent, ce deuxième volume de la saga ne constitue pas la suite du premier volume, mais ce qui le précède, vingt ans plus tôt.

  • C'est dans un documentaire sur Yassin al-Haj Saleh que Justine Augier avait découvert Razan Zaitouneh, à qui elle a consacré son livre précédent, De l'ardeur. Près de cinq ans plus tard, elle rejoint l'intellectuel syrien dont l'épouse a été enlevée en même temps que Razan, désormais exilé à Berlin, à l'heure où des tribunaux français, suédois et allemand, au nom de la compétence universelle, s'apprêtent à juger certains responsables des crimes contre l'humanité commis en Syrie depuis 2011.
    Au cours d'une conversation qui se prolonge sur une année, ensemble ils tentent d'apprivoiser l'inconfort de la survie et de l'exil, les refuges et les ressources de la pensée, d'explorer les points de résonance entre la tragédie syrienne et le passé européen, avec la volonté urgente de croire que la justice pourrait rendre au peuple syrien la dignité que sa révolution écrasée a tenté d'arracher, et dessiner une alternative au désespoir.

  • Enfant illégitime, Yukio avait coutume de jouer au parc avec une fillette accompagnée de son père. Quand sa mère se marie et qu'ils déménagent de Tokyo à Nagasaki, il emporte le souvenir d'une promesse, de celles qu'on ne brise pas.

  • Le mont Fuji n'existe pas Nouv.

    "Je rêve un roman doué d'ubiquité", disait Hélène Frappat en commençant à écrire Le mont Fuji n'existe pas. Les écrivains devraient se méfier de leurs rêves. Le mont Fuji n'existe pas n'est pas exactement un roman. Il est plusieurs romans qui ne sont ni tout à fait là, ni tout à fait ailleurs. Comme une cartouchière neuve porte la promesse du carton plein, c'est une série de rencontres comme un défilé de romans fantômes, ou pire : possibles. L'exploration ludique (on pense à ce jeu si dangereux : Action ou vérité ?) de la très mouvante frontière entre vérité et fiction, secrets et littérature. Tour à tour magicienne et mécanicienne, Hélène Frappat, qui s'est longtemps identifiée à Fantômette, mène l'enquête. Elle éclaire ici pour nous les rouages du moteur de sa propre écriture. Quand elle ne les plonge pas dans l'ombre. 

  • À Tokyo, en 1923, une jeune Coréenne est confiée par sa mère à un prêtre catholique sous un nom japonais, afin de la protéger d'émeutes contre leur communauté. Elle ne reverra pas sa mère et ne découvrira le secret de ses racines que des années plus tard.

  • Le bac en poche, Magyd dit Le Madge, plus entre deux chaises identitaires que jamais, et entre rock et chanson française "à texte", éprouve ses rêves de musique et d'engagement politique, naviguant d'une bande de potes à l'autre : ceux de la cité et les artistes du centre-ville. Moins à la recherche de sa "Part de Gaulois" que de sa voix -- celle qu'il voudrait donner aux siens, qui n'en demandent pas tant ; celle qui résonnera bientôt dans tous les Zénith de France où le succès révèlera aussi son amertume. Magyd ou les malentendus. Une aventure menée tambour battant, enragée et souriante.

  • Héritier d'une noble famille de la cour impériale, Kenji Takahashi, stérile et divorcé, s'oppose à ses parents qui prétendent choisir la femme qu'il épousera. Il puise son courage dans le souvenir de Sono, la nurse qui s'est occupée de lui et à laquelle il est resté très attaché.

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