Avant-scene Theatre

  • Amanda Wingfield vit avec ses deux enfants adultes, Tom et Laura, dans un petit appartement à Saint-Louis. Hantée par sa jeunesse perdue et aspirant à réparer ses échecs passés, elle échafaude pour eux des plans de mariage. Elle organise un dîner où elle convie Jim, un jeune homme qu'elle compte présenter à sa fille. Frappée d'un handicap indéfinissable qui la rend inapte à toute vie normale, Laura se croit, un court moment, libérée de son destin par un amour inespéré.
    Mais l'illusion se dissipe et le poids de cette joie inaccomplie fait basculer leurs existences...

  • Raymonde Chandebise soupçonne d'adultère son mari Victor-Emmanuel, directeur d'une compagnie d'assurances. Elle lui tend un piège en lui donnant rendez-vous anonymement dans un hôtel de petite vertu : Le Minet Galant à Montretout. Monsieur Chandebise répond à l'appel en y envoyant son fidèle ami Tournel, mais il ne sait pas que le garçon d'étage, Poche, est son sosie. L'hôtel devient alors le théâtre d'une farce gigantesque où la mécanique des quiproquos, des mensonges et des tromperies s'emballe sans que personne ne parvienne à l'arrêter.

  • "Reprend en collection Quatre-Vents la pièce de M. Delaporte et A. de la Patellière paru dans la revue précédemment: une sympathique réunion de famille tourne au règlement de comptes à propos du choix du prénom d'un enfant à naître, prétexte à d'autres révélations. La pièce a été adaptée pour le cinéma avec, comme au théâtre, Patrick Bruel dans le rôle titre.
    "

  • Boxes

    Jane Birkin

    Anna, la cinquantaine, emménage dans sa nouvelle maison au bord de la mer. Son salon est envahi de cartons qui renferment mille objets, et autant de souvenirs... Un soir, Anna les ouvre, les uns après les autres, et c'est tout son passé qui refait surface, peuplé des êtres, vivants ou disparus, qui ont le plus compté pour elle : ses parents, ses trois filles et leurs pères. Chacun d'entre eux vient, à sa manière, lui rendre visite et évoquer les bons moments, les non-dits, les drames. La nuit passe, à discuter, se disputer, rire, se comprendre enfin, se pardonner peut-être... Au petit matin, Anna, en paix avec elle-même, reprend espoir et marche vers une nouvelle vie...

  • Jacques et Martine, couple apparemment sans histoire, accueillent de vieux amis qu'ils n'ont pas revus depuis dix ans. Ils ont organisé un dîner en l'honneur du mari de Charlotte, devenu présentateur-vedette à la télévision, en compagnie de Georges, un autre ami, et de Fred, et de l'envahissant frère de Martine. Au cours de la soirée, la tension monte, la présence de celui qui a réussi déchaîne admiration, envie, jalousie et agressivité. Tout cela est vu de la cuisine, où les convives viennent tour à tour se livrer, se plaindre et s'expliquer. La maîtresse de maison, entre deux plats, est dans tous ses états.

  • Perversité sexuelle à Chicago : Dan et Bernie, deux copains, sautent sur toutes les filles qu'ils rencontrent. Comment Dan tombera amoureux de Déborah, qui abandonnera pour lui son amie Joan ? Joan et Bernie, qui restent seuls, pleins d'amertume, vont-ils réussir à déstabiliser le couple Dan-Déborah ? Bijoux de famille : Dans le salon victorien d'une maison de Boston, Anna et sa maîtresse Claire se disputent au sujet du nouvel amour de cette dernière.
    Amoureuse d'une jeune fille, Claire souhaite solliciter l'aide d'Anna pour accomplir une mission...

  • American Buffalo : Don, propriétaire d'un magasin de brocante minable, a vendu une pièce pour quatre-vingt-dix dollars mais soupçonne après coup qu'elle vaut beaucoup plus. Lui et Bob prévoient alors d'aller récupérer la pièce et les deux acolytes profitent de l'absence de son nouvel acquéreur pour échafauder un cambriolage de son domicile. Un troisième larron, Teach, suggère qu'ils volent toute sa collection de monnaie, et plus encore...
    Partenaires : Quand Fox propose une idée brillante pour un film, lui et Gould semblent sur le point de voir aboutir avec succès leur projet et les deux collaborateurs de longue date rêvent de voir le cinéma leur ouvrir ses portes. Jusqu'à ce qu'entre en scène Karen, réceptionniste, qui va devenir l'objet d'un étrange pari entre eux...

  • Edmond : Quadragénaire sans histoire, Edmond voit sa vie basculer sur une simple phrase : "Vous n'êtes pas à votre place", proférée par une diseuse de bonne aventure rencontrée par hasard. Ce cadre supérieur, marié, menant une existence policée, se rend soudain compte que la banalité et la monotonie ont toujours régi son quotidien. Sous le choc de cette révélation, il s'en va, quittant sa femme et son foyer.
    Il s'enfonce dans les bas-fonds de la ville et rencontre un monde étonnamment brutal dont il ne savait rien jusqu'alors... Une vie de théâtre : Le rideau s'ouvre sur un théâtre et ses coulisses. Deux acteurs jouent ou se préparent à jouer la comédie. Le plus célèbre, le plus expérimenté, joue à initier au théâtre son jeune partenaire, à prendre le pouvoir, à se faire aimer... Imperceptiblement, le rapport de force s'inverse...
    Cette rivalité, cette lutte disent la passion du théâtre tout autant que celle de la vie qui se fait et se défait. Se joue la comédie du temps de vivre, éphémère, comme au théâtre.

  • Angels in America est une pièce qui se présente en deux volets : Le Millenium approche et Perestroïka.

    À New-York, à l'automne 1985, plusieurs histoires personnelles et plusieurs aventures collectives se conjuguent. Il y a Prior et Louis, qui s'aiment, mais la maladie (le sida) les sépare ; un couple mal accordé, Harper et Joe, troublé par une sexualité incertaine et des croyances religieuses pesantes ; un grand avocat d'affaires, Roy M. Cohn, impliqué dans les scandales financiers et politiques du parti de Reagan ou du maccarthysme antérieur, et dont la vie est aussi en danger ; il y a Belize, infirmier miséricordieux, lourd du double handicap d'être Noir et drag queen... Il y a aussi le fantôme d'Ethel Rosenberg et un Ange qui élit Prior comme prophète d'un Occident mal portant, avant de rejoindre ses congénères dans un paradis aride et déserté par Dieu... Tous aiment, souffrent, luttent, se mesurent à de grands enjeux, désemparés face au grand rêve perdu de l'Amérique

  • Michel est un menteur invétéré à qui tout le monde ment. Sa maîtresse est la femme de son meilleur ami Paul, et menace de révéler leur liaison. Paul, lui, se confie à son ami, car il craint d'être trompé. Laurence, la femme de Michel, veut lui faire croire qu'elle lui est infidèle, nourrissant elle-même des soupçons sur son mari. Au prix de beaucoup d'efforts et de mauvaise foi, Michel parvient à convaincre chacun des inconvénients de dire la vérité et des avantages de la taire. Mais cette vérité, la connaît-il vraiment??

  • Il rentre chez lui, il surprend son meilleur ami dans ses pantoufles. Il a des doutes. Il le dit. " En plus, c'est pas du tout sa taille. " Le lendemain, son copain porte son pyjama. " J'ai des doutes ", répète Raymond Devos, tout en jouant à la guitare un air espagnol... François Morel découvre Raymond Devos à Caen, dans les années 1970. Il s'émerveille devant ce clown en veste bleue et noeud pap' qui jongle avec tout, y compris la parole. Il s'empare aujourd'hui de ses mots, poèmes et calembours, et les retourne dans tous les sens, mêlant à l'humour absurde et joyeux du maestro son propre grain de folie.

  • Estelle, cosmologue, est sur le point de faire une découverte majeure sur la forme de l'Univers. Une belle revanche pour la jeune femme qui s'est vu fermer les portes du CNRS par son propre père, avec lequel elle a cessé depuis lors tout contact. Mais elle ignore que Garance, sa meilleure amie, qui a entrepris en secret de réconcilier le père et la fille, a succombé aux charmes du sexagénaire...

  • Un laboureur dont la femme vient de périr en couches convoque la Mort pour lui faire part de sa douleur et de sa colère. Pourquoi l'être aimé, incarnation de la vie et de la grâce, lui a-t-il été si injustement ravi ? La Mort répond à ses invectives avec sagesse, humeur ou moquerie. La confrontation entre l'homme humble et la Faucheuse laisse place, peu à peu, à l'apaisement.
    Ce « Dialogue avec la Mort », construit sur le mode de la disputatio médiévale, est une véritable fête de l'esprit et une matière à jeu sans limites. En l'écrivant au début du xve siècle, Johannes von Tepl offrait aux temps à venir une réflexion animée sur notre condition de mortels.

  • Anne essaie tant bien que mal de s'occuper d'André, son père, que sa mémoire défaillante rend de plus en plus dépendant. Les aides-soignantes qui se succèdent auprès de lui, découragées par son caractère irascible, ne lui sont d'aucun secours. Les souvenirs du père se disloquent peu à peu. Tout se brouille autour de lui, les lieux entre eux, les êtres aimés avec les inconnus. Au soir de son existence, son égarement l'emprisonne de plus en plus dans une irréversible solitude.

  • Histoires à lire debout La nuit, dans le silence de la bibliothèque, les livres Magnus, Philo, Roman, Flore et Sans-Nom forment une joyeuse bande dans le meilleur des mondes. Hélas, une ombre menace ces rayonnages heureux : celle du Grand Autocrate, qui déclare la guerre au livre et à la lecture. Mais d'Artagnan, Buffalo Bill, Obélix et bien d'autres héros tout droit sortis des pages des chefs-d'oeuvre les plus célèbres s'unissent pour défendre la liberté d'écrire et de penser...

    Retours à l'envoyeur Béquille, un facteur passionné par son métier, lit en douce les lettres avant de les distribuer à leurs destinataires. Sensible au charme du courrier à l'ancienne, il décide de partager, sur la scène d'un théâtre, un florilège de ces missives en présence de leurs auteurs. Mais au fil de sa lecture se glissent d'étranges correspondances semblant tout droit sorties de son imagination... Et si Béquille avait inventé toutes ces histoires ?

  • Une prisonnière, Cathy, demande à être libérée pour accompagner son père mourant dans ses derniers jours. Dans la seconde pièce, John, professeur, propose à l'une de ses élèves, Carol, de bien noter son examen en échange de cours particuliers dont eux seuls connaîtront l'existence. Entre l'homme ambitieux et la jeune fille, issue d'un milieu modeste, se joue une lutte de pouvoir sans merci.

  • Sans la peste, oedipe resterait roi, tandis que Roméo et Juliette vivraient heureux ensemble. Sans la peste, Albert Camus parlerait moins bien du totalitarisme, et Eugène Ionesco de la condition humaine. Si l'épidémie et le théâtre avancent main dans la main depuis les origines, c'est parce que tous deux sont en quête de vérité.
    Entre récit chronologique d'une saison marquée par le coronavirus et extraits de chefs-d'oeuvre, Le Grand Théâtre de l'épidémie raconte cet édifiant compagnonnage.

    D'après Sophocle, saint Augustin, William Shakespeare, Molière, Paul Claudel, Karel Capek, Antonin Artaud, Eugène Ionesco, Albert Camus, Copi.

  • Après avoir échoué quatre ans plus tôt à disperser les cendres de leur père, selon ses dernières volontés, la fratrie se rassemble à nouveau dans la maison familiale, située au bout de la Bretagne. Année bissextile oblige, ils n'ont que les 24 heures du 29 février pour en finir avec cette obligation morale qui pèse. Mais un vent de Sud-est en février ne se commande pas, la découverte d'un secret de famille ne se prévoit pas, les liens du sang ne se choisissent pas.

  • La drôlerie de la situation irréaliste imaginée par Sébastien Thiéry dans Cochons d'Inde - un homme est enfermé de manière inexplicable au guichet d'une banque d'où il va chercher à sortir sans succès - prend des accents kafkaïens et inquiétants dès lors que le mécanisme qui s'enclenche obéit aux lois d'un réalisme implacable.

  • En 1942, dans une ville de la banlieue parisienne, Victor a réuni des amis pour fêter l'anniversaire de sa femme Sophie, malgré les restrictions de l'Occupation. La soirée conviviale est brutalement interrompue par des coups de feu au-dehors ; deux officiers allemands sont abattus. Le commandant SS Kaubach surgit dans l'appartement et exige deux otages pour suppléer les coupables en fuite. Les convives disposent de deux heures pour les choisir parmi eux...

  • Une pièce, sous forme de monologue polyphonique, consacrée à la vie de la pianiste C. Haskil (1895-1960), née dans une famille juive de Roumanie. La précocité de ses dons musicaux la destinait à une brillante carrière qui fut cependant retardée par sa santé précaire, les guerres du XXe siècle et la maturité incomprise de son talent.

  • Parti pêcher en pleine nuit, Felice Verduro se perd en mer et fait naufrage. Il découvre une île où pousse un fruit aux vertus fabuleuses. Voyant dans ce « melon bleu » une opportunité de subvenir aux besoins de sa famille, il décide de le cultiver. À force de travail et d'ingéniosité, Felice et sa descendance se retrouvent à la tête de l'entreprise la plus prospère de la région. Les techniques se perfectionnent, les innovations se succèdent, les profits dépassent l'entendement. Mais, peu à peu, l'exploitation à outrance de l'île fragilise l'équilibre naturel et menace l'empire des Verduro...

  • Paraît en même temps que Ma Marseillaise. Cet autre texte de Darina Al Joundi est l'adaptation théâtrale de son roman à succès qu'elle joue régulièrement depuis 2009, récit autobiographique qui conte son enfance et son combat pour la liberté des femmes au Liban.

  • Frédéric Camard se présente devant son médecin de famille. Il se plaint de douleurs intestinales. Mais le mal semble résister à tout traitement. Au fil des visites, le patient s'épanche, sur sa vie, son travail, sa famille, avant que son récit ne prenne une dimension inattendue... Mais qui est vraiment Frédéric Camard ?

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