Mimesis

  • Cet ouvrage se propose d´examiner comment le réel émerge dans l´art et la création sonore contemporains - ou comment ils y basculent. Lorsqu´elles relèvent moins de la création que de la capture, lorsqu´elles accueillent le concret sans apparence de médiation, à quoi les oeuvres nous donnent-elles donc accès ? Field recording, renouveaux du ready-made, vie des formes cinématographiques. entre arts sonores, arts visuels, design et cinéma, il semble que la théorie comme la pratique des arts accompagnent une certaine fortune du réalisme dans le paysage philosophique contemporain. Il s´agira de montrer que les arts viennent y puiser concepts et méthodes et, réciproquement, que le champ des pratiques artistiques constitue une pierre de touche pour de nombreux philosophes se réclamant du réalisme aujourd´hui.

  • Un dimanche, une oeuvre, cycle de conférences initié en 1997 au Centre Pompidou par le critique d'art et commissaire d'expositions Marc Archambault, se voulait l'occasion de porter un regard approfondi et singulier sur une oeuvre choisie dans les collections du Musée, par un artiste, un conservateur, un écrivain, un historien ou un critique d'art. Cela avait lieu tous les dimanches à 11h30, à l'IRCAM d'abord puis dans la Petite salle, au premier sous-sol du Beaubourg. Vu le jour et l'heure, c'était un pari. Il a été gagné.
    Cet ouvrage, publié grâce à la complicité et à l'amitié des contributeurs, est un hommage à Marc Archambault et l'affirmation d'une conviction qui était la sienne : si l'amour de l'art existe, il ne se manifeste vraiment que dans les rencontres, toujours personnelles, avec des oeuvres, par définition singulières.

  • Dans cet ouvrage collectif des spécialistes de philosophie de l'art et d'esthétique, au lieu de se borner à critiquer le système actuel du monde de l'art - qui privilégie la valeur marchande - nous proposent une pensée et une action s'appuyant sur un tout autre modèle : celui du don avec ses ambiguités. A la base de ces travaux, le célèbre Essai sur le don (1924) de l'anthropologue Marcel Mauss. Les textes ici réunis cherchent à poursuivre la réflexion que le MAUSS (Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales) mène depuis 1981 dans d'autres domaines (sociologie, anthropologie, justice, etc.) en l'appliquant au monde de l'art contemporain. Pour remettre l'art ''les pieds sur terre'' : ni envolée romantique dans le surhumain, ni absorption totale par le système du marché et des institutions artistiques.

  • Cinq décennies après sa parution, ces relectures de l´esthétique d´Adorno ancrent leurs analyses dans la chair sensible des oeuvres et opérerent sans cesse un va-et-vient entre oeuvres et concepts. Ces réflexions révisent certaines thèses globalisantes en traçant une voie médiane entre le plaidoyer pour une anarchie des singularités contre un retour au régime de la spécificité soi-disant moderniste d´une part, et la défense d´un concept d´art comme opérateur classificatoire contre sa dissolution dans l´hétérogénéité des pratiques de l´autre. Il s´agit également de penser ces phénomènes d´un point de vue généalogique, pour comprendre les raisons qui ont conduit à la destruction du système des Beaux-arts, puis à l´avènement de l´art contemporain. Un plaidoyer en faveur de l´esthétique, à l´heure où le matériau devient l´impensé de certaines philosophies.

  • Cet ouvrage présente une pluralité de réflexions qui attestent la centralité du paradoxe de la finitude, figure centrale ou schème structurant de ce que certains identifient aujourd'hui, dans le champ philosophique aussi bien qu'esthétique, comme un retour à la spéculation. Et c'est parce que ce paradoxe a acquis aujourd'hui cette centralité nouvelle qui l'est possible de porter un regard neuf sur la tradition philosophique, d'en déceler les marques antérieures, mais aussi d'aller chercher dans cette tradition de quoi penser et féconder les développements actuels.

  • écritures en acte ; réflexivité, critique et fiction artistiques (XXe-XXIe siècles) Nouv.

    Cet ouvrage collectif offre une analyse de productions discursives d'acteurs de la scène artistique contemporaine des années 1960 jusqu'à aujourd'hui.
    À travers des formes variées - dactylopoèmes, essais, montages textuels, tracts, récits autorisés en forme de chroniques ou d'archives) - ils mettent l'accent sur la dimension processuelle et la plasticité de l'écriture. Prolongement et parfois supplément des oeuvres, ces textes, aux régimes discursifs divers, développent une approche réflexive et critique de l'écriture où la fiction tient une place de choix. Le discours devient ainsi un espace d'expérimentation, un terrain de jeu où se développe un rapport dialectique entre le travail artistique et les contextes sociaux et politiques de sa production.

  • L'appropriation est un phénomène à double face : négatif, quand il est un moyen de s'accaparer des biens, des territoires, des pouvoirs, mais positif, quand il est un processus de recyclage qui réactualise ce qui a été oublié.
    Dans les années 1960, les artistes s'approprient des objets usuels qu'ils transforment, révélant la puissance inventive du quotidien. Dans le domaine architectural et urbain, durant la deuxième moitié du XXe siècle, l'appropriation s'est développée contre des conceptions fonctionnalistes et autoritaires de l'espace, générant des projets collectifs qui refusaient de dissocier l'habitat de l'habiter. Au tournant du siècle, le déficit persistant de logements, la globalisation, les flux migratoires, l'urgence écologique suscitent de nouvelles pratiques appropriatives de l'espace et du temps qui sont regardées comme des pôles de résistance, ou des embryons de villes futures : Occupy Wall Street, Indignados, Printemps arabes, l'installation de zones à défendre (ZAD), les squats (de subsistance), les campements de SDF ou les « occupations potagères » (jardins d'utopie). Qui sont donc les acteurs de ces appropriations ? Quelles sont leurs formes spatiales, les territoires concernés ? Quels sont les liens entre ces appropriations et les réseaux sociaux ?

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