Françoise Monnin

  • L'art brut

    Françoise Monnin

    Internés dans un asile psychiatrique. Voilà 67 ans que le peintre Dubuffet a imaginé l'expression « art brut ». Voilà 36 ans qu'un premier musée lui a été consacré. Et, il y a deux ans, la France a inauguré son premier musée officiel d'art brut (à Villeneuve d'Ascq : le LAM).

    Cet ouvrage raconte l'incroyable épopée d'une création absolument autodidacte, dont les auteurs furent considérés tour à tour comme des fous illuminés, des originaux débridés et, finalement, des artistes à part entière, qui inspirent nombre de créateurs actuels.

    Hors des circuits conventionnels, dans un isolement radical et avec une spontanéité déroutante, des créateurs moins cultivés que sensibles, moins rationnels qu'intuitifs, inventent depuis toujours des univers troublants. Ignorant les pratiques artistiques classiques, dans le secret de chambrettes, de greniers, d'arrière-cours, de prisons ou d'hôpitaux, ils imaginent des réseaux graphiques denses, des harmonies colorées vives, des compositions audacieuses, des sujets bouleversants.

    Longtemps ignorée, nommée « art brut » par Jean Dubuffet en 1945, elle prend aujourd'hui le chemin de la reconnaissance : des dessins, peintures, sculptures, assemblages, photographies, broderies réalisés par « des personnes indemnes de culture artistique » sont désormais exposés dans des lieux institutionnels : le LAM à Villeneuve d'Ascq, la Collection de l'art brut à Lausanne, la Halle Saint-Pierre à Paris...

    Tout en s'attachant à préciser et définir ce que recouvre l'appellation « art brut », ce livre présente des artistes essentiels ou emblématiques en les regroupant selon des catégories, déterminées par les styles et les méthodes de travail : visions, bricolages, écritures, architectures, univers imaginaires ou symboliques.

    Aussi importante que la reconnaissance des arts premiers, celle de l'art brut constitue un apport essentiel à l'histoire de la modernité.

  • Une rétrospective au MAHJ en 2016 (Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme à Paris), une « introspective » au LaM en 2017 (Musée d'art moderne, contemporain et brut de Villeneuve d'Ascq) : à soixante-dix ans, Michel Nedjar accède enfin à une reconnaissance institutionnelle dans son pays natal. En Allemagne, en Autriche et aux États-Unis, voilà trois décennies que cet artiste atypique fascine nombre de conservateurs de musées et de collectionneurs particuliers. En Suisse aussi : Jean Dubuffet y présenta certaines oeuvres dès 1981 (Collection de l'Art Brut à Lausanne). Et dans le n°16 des Cahiers de l'art brut, l'écrivain Roger Cardinal, inventeur du concept d'Outsider art, célébrait déjà cet artiste stupéfiant.
    Né dans une famille mi-polonaise, mi-algérienne, dont quelques membres échappèrent à l'holocauste durant la Seconde Guerre mondiale, Michel Nedjar a suivi un apprentissage de tailleur. Mais il a vite préféré réaliser des films, des dessins, des peintures, ainsi que d'étranges poupées. Autodidacte et globe-trotter, son oeuvre protéiforme, expérimentale, a maille à partir avec certaines pratiques chamaniques universelles. Considéré à présent comme un artiste « contemporain », il n'en demeure pas moins infiniment sensuel, et parfois expressioniste. Tout son univers fait la part belle à l'instinct, à la transe, et plus que tout à l'Humain.
    Collectionneur également, traqueur de trésors d'art populaire et d'oeuvres d'Art brut, il effectue régulièrement des donations à des collections publiques, contribuant ainsi à une meilleure connaissance de créations alternatives.
    Curieux et cultivé, sensible et libre, Michel Nedjar raconte ici les étapes de son existence, de communautés hippies en ateliers intimes. Il décrit la fabrication et les thèmes de son oeuvre ainsi que la nature de ses collections. Évoquant aussi le monde qu'il arpente - de l'ïle de Pâques au Japon en passant par le Mexique ou l'Inde - il définit magnifiquement, les liens entre les hommes, le nécessaire amour, la puissance de la mémoire, celle des rêves, le rôle de l'art et sa définition, la force des émotions, le charme de certains accidents, l'importance de la transmission, la permanence de la vie... Autant de mots très précieux, pour les amateurs d'art, comme pour tous les croqueurs de vie.

    Si Michel Nedjar, depuis peu, raconte volontiers les grandes lignes de son parcours, l'historienne d'art qui l'accompagne dans ces entretiens le fréquente depuis trente ans. Aussi ces confidences exceptionnelles permettent-elles d'aborder pleinement et intimement les mécanismes de la création, et ceux de l'existence, à travers le cheminement intense d'un créateur exceptionnel.

  • Eska Kayser

    Françoise Monnin

    " J'ai l'ambition d'avoir des formes vraiment à moi.
    Le travail d'après modèle n'est qu'un point de départ. Je le digère, je l'esquinte, je le phagocyte, je me l'accapare ". Eska Kayser observe le monde en peintre. Ce qu'elle perçoit n'est pas le reflet du monde, mais la recomposition qu'elle en opère. Sous son pinceau, l'univers se fait plan. Recadrés, reconstruits, les hasards se métamorphosent en structures. F.M.

  • Au commencement était " un goût particulier pour le fer et pour ce qui est jeté ", se souvient-elle.
    Arpenteuse des bas-côtés, Marguerite Noirel éprouvait toujours une émotion en apercevant des éléments métalliques abandonnés. Sommier, pot d'échappement, serpette... " Des objets d'une grande banalité, lorsqu'ils circulent dans la vie quotidienne, prennent une dimension fantastique dès lors qu'ils sont rejetés, écrasés, qu'ils se sont étripés entre eux sous le poids d'une machination et d'une machinerie implacables ".

  • Qualifié en 1989 par le célèbre romancier américain John Updike de « plus grand sculpteur français vivant », Ipoustéguy, est sans conteste un des sculpteurs majeurs de la seconde moitié du XXe siècle. Né à Dun-sur-Meuse en 1920, il produira 600 sculptures, des centaines d'aquarelles, de dessins, de peintures. Ses oeuvres sont conservées dans les plus importantes collections publiques du monde et ses sculptures monumentales sont installées dans les grandes villes et capitales de la planète : Paris, Lyon, Berlin, Washington, Tokyo...
    En 2003, à 83 ans, le grand sculpteur nous faisait l'honneur de revenir parmi nous pour finir sa vie en Meuse, à Doulcon, où il s'éteindra trois ans plus tard, en 2006.
    À l'époque, le Département de la Meuse avait salué ce retour à la terre natale en publiant un livre événement rapidement épuisé. Le présent livret qui retrace la vie et l'oeuvre d'Ipoustéguy en est la réédition adaptée en format réduit. Il est en outre le complément essentiel de la visite que nous vous invitons à faire à la Galerie Ipoustéguy au centre culturel du Val Dunois à Dun-sur-Meuse où est regroupée la plus grande collection visible d'oeuvres de l'artiste. Non loin de la Galerie, en l'église de Dun-Haut, vous serez subjugués par ce chef-d'oeuvre de marbre et de bronze la Mort de l'évêque Neumann, comme vous serez saisis par le Mangeur de gardiens au Musée barrois à Bar-le-Duc.
    Devant le siège du Département à Bar, nous avons voulu honorer cet artiste meusien exceptionnel en plaçant sur le parvis L'Homme passant la porte. De cette oeuvre essentielle se dégage une sensation de force et d'éternité, une forme de foi en l'Homme capable de traverser toutes les embûches, sentiments que je vous invite à partager en venant en Meuse à la rencontre de Jean Robert, dit Ipoustéguy.

    Site officiel: www.ipousteguy.com

  • " Je veux que les images fassent la fête, qu'elles portent à nos yeux l'étrange et le merveilleux ".
    Dans cet univers infiniment onirique, solaire et végétal, chaque motif est conçu en fonction de la promesse de bonheur qu'il constitue. Les mains sont parfois chargées de coeurs, les yeux souvent transformés en fleurs. Prendre conscience de sa fragilité, persévérer toutefois dans le désir de chanter le bonheur d'exister, telle pourrait être une définition de l'oeuvre de Machado. FM.

  • - L'ouvrage présente les très grands formats à l'huile aussi bien que les dessins sur papier, les travaux historiques comme les oeuvres les plus récentes.
    - Un beau livre d'art en images : 200 oeuvres reproduites - Textes de Françoise Monnin, rédactrice en chef de la revue d'art contemporain Artension - Les textes sont bilingues, français anglais.

  • Ce leader de l'abstraction géométrique française, artiste complet, peintre, sculpteur et architecte, comprend au contact des jeunes peintres américains, Jackson Pollock en tête, que la géométrie possède de multiples facettes.

  • Françoise monnin est historienne d'art, diplômée de la sorbonne. auteur de monographies sur les artistes d'aujourd'hui (asger jorn, bengt lindström et alechinsky affichiste aux éditions ides & calendes, ipoustéguy et reimpré aux éditions la différence), elle a également rédigé des ouvrages d'histoire de l'art (le collage chez fleurus, la sculpture moderne et l'art brut chez scala).

  • Voilà 30 ans qu'Ousmane Sow a délaissé son premier métier, la kinésithérapie, pour devenir le fameux sculpteur figuratif que l'Institut de France a reçu sous la coupole en décembre 2013. Premier artiste africain siégeant à l'Académie des beaux-arts depuis sa création, il n'en demeure pas moins un des artistes les plus populaires dans le Monde. Du Japon aux États-Unis en passant par la Passerelle des arts, à Paris, en 1999, ses expositions déplacent des millions de visiteurs, enthousiasmés par l'allure vive et puissante des oeuvres.
    Consacrées à des ethnies africaines ancestrales mais menacées - Noubas, Masaïs ou Zoulous - dans un premier temps, ces oeuvres ont ensuite célébré les Indiens d'Amérique du Nord, puis de Grands Hommes. Les portraits monumentaux que l'artiste a faits de Nelson Mandela, de Toussaint Louverture, de Victor Hugo ou du Général de Gaulle, ont pris place désormais dans des lieux publics abondamment fréquentés. Et une plus récente série de portraits, consacrée à des êtres anonymes, emblématiques et intemporels, suit actuellement son cours. L'émigré trône sur une place publique à Genève, L'homme et l'enfant, à Besançon. Autant d'oeuvres qui démontrent que l'art figuratif n'a pas dit son dernier mot. Et que l'on peut, au XXIe siècle plus que jamais, représenter les meilleurs des Hommes pour dire combien le Monde a besoin de héros.
    Nourri de conversations avec l'artiste - qui se sont déroulées depuis 1999 - cet ouvrage en raconte l'histoire originale. Présentant ses oeuvres essentielles, il raconte aussi le parcours du sculpteur, évoque son charisme exceptionnel, dévoile ses techniques de travail et ses inventions. Ce livre démontre par ailleurs combien il est possible d'imposer une oeuvre, et une vision du Monde, à contre-courant des modes et des diktats des institutions.

  • Le Mans accueille chaque année une manifestation artistique désormais incontournable, Puls'Art. L'occasion pour 15000 visiteurs de découvrir quelque 60 artistes sélectionnés par un comité de professionnels, sous l'égide de son fondateur, Lucien Ruimy. Et c'est de cette formidable synergie qu'est né au printemps 2020 le FIAA, Fonds international d'art actuel : un centre d'art vivant qui sert d'écrin à un important fonds permanent d'oeuvres rassemblant trois collections, celle de Lucien Ruimy, celle de la ville du Mans et celle de la maison Lefranc Bourgeois. Un ensemble qui témoigne d'un art polymorphe, explorant des registres stylistiques variés, à l'image d'une création artistique en mouvement. Renaud Bouchet, maître de conférences en histoire de l'art à l'Université du Mans, se propose ici de revenir sur cette incroyable aventure humaine animée par la détermination d'un homme. Grâce à l'enthousiasme et l'engagement de Lucien Ruimy, le FIAA vous ouvre aujourd'hui ses portes !

  • Cette monographie de référence, publiée à l'occasion des 80 ans de Jaber al Mahjoub, révèle une vie exceptionnelle et une oeuvre originale. Berger tunisien devenu boulanger à Marseille, boxeur à Saint-Denis puis musicien et bonimenteur sur le parvis du Centre Pompidou à Paris, il est surtout un artiste autodidacte, défendu par Jean Dubuffet et Laurent Danchin, historiens des arts brut et singulier, depuis le début des années 1980. Les oeuvres peintes, assemblées et modelées par ce créateur hors-normes, sont aujourd'hui présentées par plusieurs musées.

  • Les éditions Lelivredart sont heureuses d'annoncer en partenariat avec la galerie Claire Corcia (Paris) la parution du livre retraçant le parcours de l'artiste Ody Saban.
    L'objet de cette publication est de contribuer à la visibilité et la reconnaissance de l'oeuvre de l'artiste.

  • Quel est ce monde ? Le nôtre, en fait, mais tout entier métamorphosé, illuminé, rythmé : radieusement paré, vivement cloisonné, le voilà plus proche d'un bijou émaillé ou d'un vitrail historié que de nos environnements quotidiens !
    Christophe Ronel enchante résolument nos existences. Et pour ce faire, il s'en va puiser des motifs, des ambiances et des archétypes, aux quatre coins de la Terre. Il en retient essentiellement l'énergie, la densité, la variété.
    Peindre lui vient du plus profond de l'enfance, réminiscence magique d'un âge où le réel côtoie spontanément le fictif, où le quotidien frôle le merveilleux avec une liberté et une fluidité déconcertantes.
    Ce catalogue a été édité à l'occasion de l'exposition Ronel présentée du 12 octobre 2019 au 5 janvier 2020 au Centre d'art contemporain de la Matmut à Saint-Pierre-de-Varengeville.

  • Les artistes participant à cette exposition ont pris comme point de départ une oeuvre étrangement paisible d'André Sivade - réalisée à l'été 1914 - alors que le monde était au bord de la guerre. Un siècle plus tard, ces artistes résolument postmodernes, expriment à leur tour cette inquiétude existentielle.

  • Davood Ghanbari est né le 31 juillet 1951 à Téhéran, Iran.Il vit et travaille en France depuis 1976. Formé à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il obtient le diplôme Supérieur d'arts plastiques en 1981, puis un DEA Arts plastiques à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne en 1984.

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