Jacques Frémeaux

  • 1830: les Français débarquent en Algérie, les Anglais sont engagés aux Indes, les Russes songent à l'Asie centrale et les Américains se lancent dans l'occupation des Grandes Plaines. Jusqu'en 1914, l'histoire des empires coloniaux occidentaux sera celle d'une immense expansion et d'une série de campagnes militaires. La diversité des guerres comprises dans ce cadre est immense, mais il n'en existe pas moins une unité de ces conflits. Ils ont été menés par des armées d'organisation comparable dans un but commun?: la soumission de peuples considérés comme en retard, voire carrément arriérés, à des gouvernements partageant une même culture, au moins par leurs élites.
    Jacques Frémeaux fait revivre cette aventure fondatrice des grands équilibres et déséquilibres mondiaux dont nous sommes toujours tributaires.
    Une fresque de grand style sur l'histoire politique, militaire, diplomatique et culturelle du xixe?siècle.

  • Septembre 1845. La conquête de l'Algérie paraît terminée. L'armée française contrôle tout le pays, à l'exception du Sahara. L'encombrant maréchal Bugeaud annonce sa démission. C'est alors qu'Abd el-Kader, réfugié au Maroc, reprend la lutte. Il anéantit une colonne française à Sidi-Brahim, prélude à une brillante campagne, dans laquelle il démontre ses qualités de stratège. Les plateaux d'Oranie, le massif du Dahra, la plaine du Chélif s'embrasent à l'appel des confréries. La France des notables s'obstine et envoie des renforts. Les généraux de l'armée d'Afrique recourent à des méthodes tristement éprouvées. L'insurrection est écrasée. L'armée triomphe, mais l'avenir de la colonisation demeure encore bien incertain. Jacques Frémeaux signe le premier ouvrage de fond sur cet épisode méconnu de la « pacification » française en Algérie.

  • La France en Algérie... Une histoire longue et douloureuse, dont les conséquences se font encore sentir dans les événements qui touchent les deux pays, liés pour le meilleur et pour le pire depuis près de deux siècles. Mais sait-on vraiment comment tout a commencé? Du débarquement de l'armée d'Afrique à Sidi Ferruch, en 1830, jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale, l'auteur raconte les étapes de l'établissement de la France en Afrique du Nord : la guerre et la reddition d'Abd el-Kader ; l'arrivée et l'installation des premiers colons ; l'utopie du "royaume arabe", que Napoléon III ne sait pas imposer ; puis, après 1870, l'action de la République qui croit consacrer l'Algérie française.
    Pour les Algériens d'aujourd'hui, cette période est celle d'une très dure conquête, de la perte de leurs meilleures terres, de l'installation d'un régime oppressif et injuste. Les Français la méconnaissent trop souvent, quand ils n'en rejettent pas les fautes sur les seuls colons. Cependant, en 1914, le système colonial paraît solide, fondé sur une administration efficace, une certaine collaboration des élites musulmanes, le dynamisme des colons et la résignation des paysans algériens.
    La réalité est plus complexe, l'équilibre plus fragile qu'on ne pense. Analysant la mentalité des hommes qui ont déclenché la conquête et de ceux qui ont résisté, la violence qui se déchaîne des deux côtés, les erreurs manifestes et les bonnes intentions parfois funestes, cet essai montre les résultats des mauvais choix, nés de l'incompétence des dirigeants et de l'ignorance des peuples. ri nous permet de mieux comprendre la force et la complexité des relations qui persistent entre les deux pays.
    Ces dernières seront étudiées dans un second volume traitant de la période allant de la Grande Guerre à la Guerre d'Algérie.

  • Une histoire totale des empires coloniaux à leur apogée.

    Le début du xxe siècle correspond à la plus grande expansion des empires coloniaux, aboutissement d'une suite de conquêtes ininterrompues depuis le xvie siècle. Ces conquêtes imposent aux pays dominés non seulement des modes de gouvernement qui leur sont étrangers, mais aussi la mise en relation économique et culturelle de mondes qui, longtemps, s'étaient ignorés. Cet ouvrage invite à revisiter ce passé qui constitue un héritage commun à une grande partie des peuples des cinq continents. Loin de n'être qu'un simple complément exotique à la « grande Histoire », l'épisode colonial représente la phase préparatoire aux phénomènes actuels, si débattus, de la mondialisation.

  • Guerres lointaines, commerce et comptoirs, affrontements entre « blancs » et « peuples de couleur ». Conquérants et vaincus, choc des civilisations, massacres, migrations, épidémies. Mais aussi diffusion du savoir et du progrès technique, par la force des armes et pour l'orgueil des impérialismes européens. Voici la première histoire totale des politiques de conquête menées par les puissances coloniales au XIXe siècle. Une histoire que Jacques Frémeaux fait débuter en 1830  : les Français débarquent en Algérie, les Anglais sont engagés aux Indes, les Russes se battent au Caucase et songent à  l'Asie centrale. Les Américains se lancent dans l'occupation des Grandes Plaines, où ils vont affronter des tribus indiennes. Jusqu'en 1914, l'histoire des empires coloniaux occidentaux sera celle d'une immense expansion. Jacques Frémeaux fait revivre cette aventure exceptionnelle, fondatrice des grands équilibres mondiaux dont nous sommes toujours tributaires. Une somme incomparable.

  • Entre 1914 et 1918, la nation, plongée dans la première guerre mondiale, n'a guère mesuré l'ampleur des efforts et des sacrifices de ce qui était alors son empire colonial.
    De nos jours encore, ces efforts et ces sacrifices sont largement méconnus. jacques frémeaux entend ici remédier à cette ignorance. dans les histoires générales de la france contemporaine, l'empire colonial n'occupe le plus souvent qu'une place limitée, circonscrite à quelques paragraphes, au mieux à un chapitre unique. c'est sans doute une preuve des faibles rapports que la masse des français ont entretenus avec l'épisode colonial.
    Lorsque la question bénéficie de plus longs développements, c'est, le plus souvent, à l'occasion de débats sur l'immigration en france ou sur le devenir des anciennes colonies, trop actuels pour ne pas biaiser les faits. il n'est question ni de bâtir une légende dorée, ni de nourrir des rancoeurs, mais d'aider, si possible, les descendants des combattants et des travailleurs de toutes origines, à mieux connaître les éléments communs de leur histoire, et, par-delà les clichés et les caricatures, à mieux se comprendre.

  • ? Qu'est-ce qu'une armée ? ? Qu'est-ce qu'être chef d'État, chef militaire, soldat ou civil en temps de guerre ? ? Qu'est-ce que haïr un ennemi ? ? Qu'est-ce que croire ? ? Qu'est-ce que commander ou obéir ? ? Qu'est-ce que la violence ? Qu'est-ce que le deuil ? ? Pourquoi se bat-on et pourquoi cesse-t-on de se battre ? ? Comment la politique et la guerre cohabitent-elles ? Ce sont là quelques-unes des nombreuses questions que l'historien Jacques FRÉMEAUX, ancien élève de l'E.N.S.
    De la rue d'Ulm, agrégé d'histoire et docteur ès lettes, professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne, aborde dans cet ouvrage consacré à la vie des peuples en guerre durant la première partie du XXe siècle. Réflexion sur l'incroyable capacité de l'être humain à faire souffrir et à endurer la souffrance, ce livre est destiné avant tout aux étudiants préparant les concours du CAPES et de l'agrégation d'histoire, mais il intéressera aussi les lecteurs qui se passionnent pour l'étude des deux guerres mondiales.

  • L'intervention hors du territoire national paraît appelée à demeurer, pour un certain temps encore, une dimension importante de la politique extérieure de la France.
    Mais, sur le terrain, le soldat français doit désormais faire face à des missions et des situations très diversifiées où l'efficacité militaire ne peut plus reposer sur le seul usage des armes et de la puissance. La connaissance approfondie des pays en cause, de leurs sociétés et de leurs modes de vie, le contact étroit - éventuellement sur la durée - avec les populations apparaissent aujourd'hui indispensables pour ramener la paix, stabiliser puis normaliser les régions en crise.
    En cela, le soldat français est souvent, parfois sans le savoir, l'héritier d'un ensemble de pratiques nées lors de la conquête et de la domination coloniales. Certes, l'état d'esprit a radicalement changé. L'époque coloniale est bien révolue, et avec elle la prétention à imposer une souveraineté étrangère à des peuples auxquels il convient au contraire de donner les moyens réels de leur liberté et de leur dignité.
    Ce n'est pas une raison pour ignorer l'acquis - ou les pesanteurs - de plus d'un siècle d'expériences de l'armée française outre-mer. Une telle connaissance doit permettre de souligner des permanences, mais apparaît aussi comme le point de départ obligé de toute réflexion dynamique.

  • La question d'Orient

    Jacques Frémeaux

    • Fayard
    • 13 Novembre 2014

    Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'« Orient ». Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans une synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long.
    De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre lesgrandes puissances. Ce vaste espace, qui correspond presque exactement à l'antique empire d'Alexandre, a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au coeur du conflit opposant la Russie et les États-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'« Orient », qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un « Occident » dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des États-nations, souvent nés dans la douleur, comme Israël et le Pakistan. Mais aucun changement n'a mis fin au « grand jeu » géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Égypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux.

  • Algerie 1914-1962 - de la grande guerre a l'independance Nouv.

  • Le Sahara occupe une place particulière dans l'histoire coloniale. Un des milieux les plus inhospitaliers de la planète, il fut, pour les conquérants français partis d'Algérie, mais aussi du Sénégal, du Niger et du Tchad, une terre d'épreuve, un conservatoire de traditions anciennes, un pays d'avenir. On y pria. On s'y battit et on y mourut aussi, beaucoup. On en admira les peuples nomades, Maures et Touaregs. On y lança des entreprises destinées à témoigner du dynamisme national, comme le chemin de fer transsaharien. On voulut en faire, d'abord le centre d'un empire africain, puis, après 1945, le foyer d'une Union française rénovée. La chronique de l'occupation, riche en épisodes dramatiques et en fortes personnalités ne doit pas faire oublier la disparition du monde des tribus et des caravanes qui avait su rapprocher, sinon unir, le Maghreb et l'Afrique noire.

  • Un livre érudit, mais que traverse une passion sous-jacente : celle que l'auteur porte à l'histoire de l'Algérie qui fut la terre de ses ancêtres et la sienne aussi.
    Il la quitta encore enfant en se promettant - il avait douze ans - qu'un jour il comprendrait pourquoi il était obligé de s'en aller d'Alger, une simple petite valise à la main. Son étude des causes de la guerre d'Algérie, il nous la livre maintenant en rapportant celle-ci à la conquête menée par les Français à partir de 1830. D'un siècle à l'autre, on mesure mieux la continuité de l'histoire, et sa logique.
    Ce qui est né dans la violence peut-il connaître autre chose, encore, que la violence ? Ce livre devient alors le lieu d'une réflexion profonde sur la guerre, la responsabilité de chacun et particulièrement des Français, si fiers de leurs grands et beaux principes. Mais cette réflexion ne nous écrase pas. Jacques Frémeaux n'est pas un donneur de leçons, qui s'arrogerait le droit d'absoudre, ou de condamner ; il énonce des faits, les mesure, compare et pèse.
    En fait, c'est le lecteur lui-même qui est invité à mener sa réflexion tout au long de son parcours de lecture en assumant ce supplément de savoir qui lui est proposé. A lui ensuite de se déterminer par rapport au choix essentiel et de prendre position : pour ou contre le désir de paix, pour ou contre la tolérance.

  • « La guerre ne fournit pas seulement aux écrivains un matériau flamboyant, elle les pousse aussi à s'interroger sur le combattant, ses motivations, les passions qui l'animent et qui peuvent aller du bellicisme le plus incandescent au pacifisme le plus viscéral. » Réunissant les travaux d'écrivains, d'universitaires et de militaires, ce livre invite à redécouvrir l'apport irremplaçable de la littérature à la compréhension en profondeur de la guerre. De l'Antiquité au XXIe siècle, le panorama qu'il dresse aborde les évolutions mais aussi les permanences du combat, de la guerre, de l'humanité...
      Ces travaux ont été dirigés par Jacques Frémeaux, professeur à l'université de Paris Sorbonne, Martin Motte, directeur d'études à l'École pratique des hautes études et professeur de stratégie à l'École de guerre, et Antoine Schu lé, officier d'état-major de l'Armée suisse.

  • Le Cned-Sedes sur la nouvelle question d'histoire contemporaine aux concours. Chaque chapitre de cet ouvrage nécessairement collectif suit la trame suivante : 1. Origine de la colonie : forme d´acquisition, (vieille colonie, conquête, expansion), statut politique, type de colonisation (peuplement, exploitation). 2. Peuplement : Les colons (nombre, origine, diversité). Les indigènes (nombre, origine). diversité). Les autres immigrants (Indiens, Chinois ...). Sociétés urbaines et sociétés rurales 3. Les inégalités : politiques (citoyens et indigènes) ; sociales (patrimoine foncier et capital commercial et industriel). 4. Sociétés duales ou plurielles : L´espace public ; La séparation (ségrégation, l´apartheid ; le racisme). Le contact (l´école ; le marché ; le champ et la plantation ; l´usine). Genre et métissage. 5. Les indigènes et la domination coloniale : accommodations, résistances, révoltes. 6. Les transformations : acculturation ou diffusion de modèles. 7. L´impact des deux guerres mondiales. Les débuts de l´émancipation et ses conséquences.

  • « La guerre ne fournit pas seulement aux écrivains un matériau flamboyant, elle les pousse aussi à s'interroger sur le combattant, ses motivations, les passions qui l'animent et qui peuvent aller du bellicisme le plus incandescent au pacifisme le plus viscéral. » Réunissant les travaux d'écrivains, d'universitaires et de militaires, ce livre invite à redécouvrir l'apport irremplaçable de la littérature à la compréhension en profondeur de la guerre. De l'Antiquité au XXIe siècle, le panorama qu'il dresse aborde les évolutions mais aussi les permanences du combat, de la guerre, de l'humanité...
      Ces travaux ont été dirigés par Jacques Frémeaux, professeur à l'université de Paris Sorbonne, Martin Motte, directeur d'études à l'École pratique des hautes études et professeur de stratégie à l'École de guerre, et Antoine Schu lé, officier d'état-major de l'Armée suisse.
     

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