Alto Voce

  • L'orangeraie

    Larry Tremblay

    Quand Amed pleure, Aziz pleure aussi. Quand Aziz rit, Amed rit aussi.

    Ces frères jumeaux auraient pu vivre paisiblement à lombre des orangers. Mais un obus traverse le ciel, tuant leurs grands-parents. La guerre sempare de leur enfance et sépare leurs destins. Des hommes viennent réclamer vengeance pour le sang versé.

    Amed, à moins que ce ne soit Aziz, devra consentir au plus grand des sacrifices. Et tous payeront le tribut des martyrs, les morts comme ceux qui restent.

    Larry Tremblay frappe encore un grand coup, mais vise cette fois le cur, laissant au lecteur le soin de départager les âmes pures des fourbes, les fanatiques des héros. Un texte à la fois actuel et hors du temps qui possède la force brute des grandes tragédies et le lyrisme des légendes du désert.

  • Sous beton

    Karoline Georges

    Depuis sa naissance, l'enfant est enfermé dans une minuscule cellule, au 804 du 5969e étage de l'Édifice.

    Autour de lui, que du béton, sans ouverture sur l'extérieur. Et deux présences : le père qui s'abrutit de plus en plus et la mère qui redoute l'expulsion. Immobile dans son dortoir, l'enfant est bouleversé par une transformation qui lui révélera un horizon inattendu.

    Dans une prose à la poésie implacable, Karoline Georges interroge le devenir de l'humain à travers une expérience littéraire inédite, à la frontière du récit d'anticipation et du roman d'apprentissage futuriste. Personne n'émerge indemne de Sous béton.

  • O l'on raconte l'histoire d'une jeune fille qui dsire repousser les limites de l'exprience humaine, d'un hacker qui veut optimiser la circulation mondiale des bananes et des coussins, d'une employe de la GRC qui rve d'en finir une bonne fois pour toutes avec la gographie, d'un septuagnaire qui perd un boulon, d'une acheteuse compulsive bipolaire, de six perruches et d'un chat intermittent, tous unis dans un jeu de socit l'chelle plantaire dont personne ne connat les rgles.

  • La porte du ciel

    Dominique Fortier

    Sous un morceau de ciel de la Louisiane s'étirent les sillons brun et blanc d'un champ de coton. Deux fillettes grandissent, l'une dans l'ombre de l'autre. On construit au milieu d'un marais une impossible église, un village oublié s'endort dans un méandre du fleuve. Tout près monte la clameur d'une guerre où les frères affrontent leurs frères sous deux bannières étoilées.

    Dans ce troisième roman plus grand que nature, l'auteure Du bon usage des étoiles et des Larmes de saint Laurent offre le portrait d'une Amérique de légende qui se déchire pour mieux s'inventer. Roman labyrinthe, livre kaléidoscope, La porte du ciel nous entraîne par cent chemins entre rêve et histoire.

  • Japon, 1799. Dejima, près de Nagasaki, est l'un des ports d'attache de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Jacob de Zoet, un jeune clerc ambitieux qui y est envoyé pour redresser les finances troubles de la Compagnie, est vite désemparé devant la corruption ambiante et l'étrangeté des moeurs. Il croit trouver refuge auprès d'Orito, une Japonaise au visage partiellement brûlé. Mais Orito est enlevée puis emprisonnée dans le mystérieux temple Shiranui, où l'abbé Enomoto garde captives douze femmes dont il a fait ses esclaves. Uzaemon, l'interprète de Jacob, lui aussi épris d'Orito, partira à la recherche de la jeune femme avec une bande de samouraïs. Navigateur solitaire, Jacob de Zoet sera pris au coeur d'un océan houleux où les humains ne sont, en surface, que des pièces sur un jeu de go.

    Alchimiste des genres, prodige des lettres anglaises salué pour son inventivité par la critique et les lecteurs, David Mitchell nous offre, dans une prose résolument moderne, une audacieuse réinvention du roman d'aventures ponctué d'intrigues passionnelles et politiques. Une expérience littéraire sans égale qui vous emportera loin, et pour longtemps.

  • L'avenir

    Catherine Leroux

    Dans une version imaginée du Detroit que l'on connaît, Gloria s'installe dans une maison à demi morte. Étrangère dans une ville qui a connu toutes les fins du monde, elle cherche à découvrir la vérité sur le crime qui a avalé sa famille. Plaidoyer pour une humanité renouvelée, L'avenir sonde dans une langue ample et évocatrice la profondeur de notre déroute, la persistance de la vie et toute la force de ce qui cherche à advenir.

  • Quand Hanna découvre, parmi les effets de sa mère récemment décédée, des carnets, photographies et coupures de journaux, elle décide de descendre le cours du fleuve jusqu'à Kamouraska pour tenter de trouver le fil qui rattachera son histoire à celle de Simone, cette femme silencieuse, absente de sa propre vie. Remontant le siècle, le long du Saint-Laurent, de Montréal à Pointe-au-Père, suivant des marées parfois cruelles, Hanna retrouvera la trace du premier amour de sa mère et retournera jusqu'en 1914, au moment du naufrage de l'Empress of Ireland.
    Elle apprendra qu'une catastrophe forme le tronc de tragédies intimes qui traversent les générations et que les survivants sont parfois les vrais naufragés. Sur cette route qui la conduit vers elle-même, elle pourra compter sur la force de l'art et de l'amitié pour éclairer sa quête. La poésie gonflant ses voiles, Pas même le bruit d'un fleuve emporte dans son sillage son lot de révélations, de miracles et de mystères.

  • Total zoo

    Edward Gorey

    Traduit pour la première fois en français depuis sa parution en 1967, Total Zoo (The Utter Zoo) occupe une place emblématique dans l'oeuvre d'Edward Gorey, dessinateur admiré de par le monde mais dont le travail demeure encore injustement méconnu du lectorat francophone.

    Un abécédaire savoureux, inclassable, quelque part entre les univers de Tim Burton, Lewis Carroll, Ionesco, Prévert, Goya et Buster Keaton.

  • Ils sont nombreux. Parmi eux, l'une attend sa naissance, l'autre est à l'apogée de son existence. Il y a quelques fous, des amants, un milliardaire, des enfants livrés à eux-mêmes. Ils sont animés par des intentions cruelles, sadiques, morbides ou masochistes. Ils tendent des pièges, mettent en scène leurs fantasmes, s'épuisent à poursuivre un idéal illusoire. Ils sont isolés. Ils s'apprêtent à mourir ou à commettre l'irréparable. Ils sont peut-être déjà morts.

    Assemblés avec minutie par une auteure au regard aussi tranchant qu'une lame, les quatorze tableaux de Variations endogènes forment un fascinant cabinet de perversités.

  • Maleficium

    Martine Desjardins

    Pardonnez-leur, mon père, car ils ne savent pas ce qu'ils ont fait. Pardonnez à ces sept hommes victimes d'étranges maléfices, venus chercher dans le confessionnal une oreille attentive au récit de leur infortune et implorer le salut de leur âme souillée

  • Méduse

    Martine Desjardins

    On la surnomme Méduse depuis si longtemps qu'elle en a oublié son véritable prénom. Elle marche tête baissée, le visage caché derrière ses cheveux, pour épargner aux autres la vue de ses Difformités - des yeux si horribles qu'ils révulsent les femmes et pétrifient les hommes. Elle-même n'a jamais osé se regarder dans un miroir. Chassée du foyer familial, Méduse est enfermée à l'Athenæum, un institut pour jeunes filles malformées, qui se dresse sur les bords d'un lac infesté de méduses. Dans les abysses de cet endroit lugubre, où les bienfaiteurs s'adonnent à des jeux cruels avec leurs protégées, elle découvre peu à peu les prodigieuses et redoutables facultés de ses Révoltances. Le jour où elle en émerge enfin, c'est pour semer la destruction sur son passage. Mais avant de pouvoir se venger des bienfaiteurs qui l'ont humiliée, elle devra d'abord affronter le regard perfide de son ennemi juré - et celui, mortel, de ses propres Abominations. Martine Desjardins signe ici un récit incendiaire sur la honte du corps, l'oppression et le pouvoir de la féminité. Un renversement des rapports de force qui jette une lumière à la fois crue et raffinée sur la monstruosité.

  • Je suis la

    Eddie Cristine

    Angèle voyage sans bagages. Elle croit au destin et ne tourne pas le dos aux miracles. Personne ne lui veut du mal. Pas depuis qu'un tir groupé d'infortunes l'a prise pour cible. Pas depuis que la vie lui a offert le plus grand des bonheurs pour, peu après, le lui arracher et la jeter sur une île déserte.

    Presque quatre ans plus tard, l'île d'Angèle s'est repeuplée. À Shédiac, où elle vit entourée de voisins parfois turbulents et d'une tribu de meneuses de claques, elle compte les heures et apprivoise le mode d'emploi de sa nouvelle existence.

    C'est une histoire vraie, mais ce n'est pas tout à fait la vérité. Plutôt un récit à moitié inventé, un refrain consolateur où ailes rime avec embellie et force, avec mémoire. La preuve que l'imagination a toujours le dernier mot.

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