Marivole

  • Qui se souvient encore de Madeleine Sologne?? Son nom n'évoque souvent qu'un arrêt de train à la gare de La Ferté-Saint-Aubin devant l'espace baptisé en son honneur. Et cependant en 1943, elle connut la gloire aux côtés de Jean Marais dans l'Éternel Retour de Jean Cocteau. Le couple mythique symbolisait alors la résistance face à l'occupant. Adulée par toute une jeunesse qui imita sa coiffure, longue mèche blonde tombant sur le front, Madeleine Sologne gagnait sa place dans la famille des grandes actrices. Elle était à l'apogée de sa carrière. Ainsi se trouvait réalisée la prophétie qu'un baladin avait faite, à la jeune Madeleine et à son amie d'enfance, Renée quelque vingt ans auparavant, à la jeune Madeleine et à son amie d'enfance, Renée. Si cette dernière, pourtant talentueuse et animée de rêves, allait suivre une voie toute différente et semée d'embûches, chacune devait savourer un jour, à sa façon, son heure de gloire.
    Deux parcours de femmes aux fortes personnalités, aux destins à la fois divergents et entremêlés, indis- sociables...
    Une réflexion sur le bonheur et la renommée, sur la vanité des entreprises humaines, et le temps qui passe et efface, telle une puissante vague, les mots gravés sur le sable...

  • Une histoire d'amour au coeur de la Grande Guerre et le combat d'une femme pour sa liberté. Juin 1914. L'été s'annonce radieux. Maxime Bedu est chargé de photographier Blanche qui doit épouser, six semaines plus tard, un riche veuf de plus de vingt ans son aîné. En s'entretenant avec la jeune fille, il apprend qu'elle s'est jetée dans cette union par dépit amoureux. La rencontre entre les deux jeunes gens se transforme en idylle. Éclate alors la guerre avec son cortège de deuils et de destructions. Éprise de liberté et de justice, Blanche, ne supporte pas sa condition d'épouse soumise. Le souvenir de Maxime, dont elle ignore le sort, et son amour pour lui, vont l'aider à s'affranchir et à prendre sa destinée en main. Arrivera-t-elle à trouver le bonheur et reconstruire sa vie sur les ruines fumantes de l'ancien monde ? A travers le combat de Blanche pour s'émanciper apparaît en filigrane celui des femmes qui, au sortir de la première guerre mondiale, militent pour obtenir plus de reconnaissance et le droit de vote.

  • Le récit, fondé sur des éléments réels, suit la vie de Léocadie Lepic, disgracieuse par naissance et qui, sachant lire et écrire, devient marraine de guerre en 1916.
    Elle correspond avec Thomas, soldat dans les tranchées, et se fait prendre par amour, dans les mailles d'une escroquerie montée par des Apaches, ces jeunes voyous qui sévissent à Paris. Le récit se déroule entre Paris en guerre et Compiègne près du front, et montre une capitale qui souffre, qui serre les dents, qui refuse de se soumettre aux bombardements allemands et qui, sans main-d'oeuvre masculine, laisse le pouvoir aux femmes.
    Premier roman d'une trilogie de Chérif Zananiri sur les femmes durant la première guerre mondiale. A suivre : les infirmières et les suffragettes.

  • Marseille, novembre 1873. Jules, jeune rentier, se réjouit d'un rendez-vous galant. Le sort en décide autrement. Ses amours contrariées par le décès subit de la jeune femme provoquent en lui un désir et des regrets qui tournent à l'obsession, et le plongent peu à peu dans la dépression.
    Sur les conseils de ses amis, Jules va, en guise de thérapie, entamer une enquête sur le passé énigmatique de la belle Clotilde, qui le mènera dans différents lieux de Paris et en Bourgogne. Guidé par le carnet intime de la disparue, des lettres trouvées à son domicile, et surtout par Marie, la chanteuse de cabaret rousse, arrivera-t-il à percer le mystère qui plane autour de la défunte, dont la personnalité apparaît plus complexe qu'au prime abord ? Pourquoi a-t-elle changé de nom ? A Marseille, elle se faisait appeler Clotilde, alors que six ans plus tôt à Paris, elle était Adeline.
    Comme si la jeune femme possédait une double personnalité : Adeline la sage, Clotilde la maîtresse ? Ou pire encore, la fille de joie ?...
    Que trouvera-t-il au bout de l'aventure ? La paix de l'esprit ou le néant ? La vie et l'amour seront-ils plus forts que la mort ? Un regard sur un destin de femme et une étude de la condition féminine à l'époque d'Offenbach et de Zola.

  • Au départ de Gilbert pour la Grande Guerre, Mado son épouse, sait qu'elle doit survivre. Elle rouvre sa boutique de cordonnier, fait venir le père Emile pour apprendre le métier et s'installe, avec succès, en nouveau patron.
    Si le succès de son entreprise a été rapide, Mado ap- prend à vivre avec l'angoisse de la guerre, l'attente du mari, l'espoir d'une permission souvent déçu, les informations mal contrôlées, peu précises, souvent erronées qui filtrent à travers la presse.
    Elle s'aperçoit qu'au fur et à mesure que le temps passe, le poilu aguerri, devient une bête de guerre et souvent oublie une partie de son humanité. Mado s'applique alors à offrir à son époux, les meilleures conditions pour sa réintégration. Mais cela suffira- t-il??
    L'affaire aurait pu en rester là, mais c'était sans oublier l'intervention de Marguerite, sa soeur de lait, enceinte d'un homme dont elle ne se souvient même pas.
    Un beau récit d'une femme qui voulait, avec beau- coup de volonté, être digne pendant l'absence de son mari et retrouver une vie de famille dès son retour.
    Ce récit plein d'humanité évoque la vie compliquée des femmes dont les époux sont partis sur le front.
    D'une certaine façon, elles devaient s'en accom- moder?: se passer du mari, prendre sa place dans la direction de la maison, tenir l'échoppe et devenir ainsi, le chef de famille.

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