• Mûrs pour la révolution agroécologique? Les échecs de la révolution verte des années 1960 et les dysfonctionnements du système alimentaire mondial actuel ne sont plus à démontrer: épuisement des sols, érosion de la biodiversité, problèmes de santé liés aux pesticides, carences alimentaires chez des millions de personnes, sans compter l'endettement des paysans, la privatisation du vivant et la domination des géants de l’agrobusiness sur les semences et les réseaux de distribution alimentaire… Il est temps de conjuguer agriculture et écologie!

    Fort de son parcours d’enseignant et de chercheur en agriculture, Alain Olivier nous guide dans cet ensemble de principes scientifiques et de pratiques agricoles qu’est l’agroécologie. Il est important de miser sur une gestion appropriée des sols, sur le recyclage de la biomasse végétale et animale, sur la protection de l’eau et des écosystèmes. Rotations, associations des cultures et agroforesterie devraient être la norme, tout en intégrant l’élevage de façon raisonnée. Puisque l’agroécologie valorise le terroir, le savoir paysan et le rôle des femmes, il est également crucial que ceux et celles qui nous nourrissent aient accès à la terre et aux semences.

    À l’ère des changements climatiques, les processus écologiques, la justice sociale et la souveraineté alimentaire doivent se trouver au cœur du fonctionnement des agroécosystèmes ainsi que du système alimentaire en général. Vaste mouvement social qui cherche à établir des pratiques plus soutenables et plus justes, l’agroécologie est la voie toute désignée pour métamorphoser les liens qu’entretient l’être humain avec sa nourriture, son territoire et une nature à bout de souffle.

  • L'énergie baigne notre Monde : sans elle, pas un mouvement, pas une action, pas de vie. Elle est omniprésente dans notre quotidien - transport, eau chaude, électroménager - et dans le débat public. Quelles énergies pour demain ? Quel impact sur le climat ? Quels défis techniques, quels risques ? Jusqu'à nos spots de pub : « L'énergie est notre avenir, économisons-là » ! Nous connaissons en effet une parenthèse enchantée mais provisoire de l'histoire humaine : celle de l'énergie disponible et bon marché.

    Pour autant, ce qui se cache derrière le mot « énergie » n'est pas si clair. Pas facile de comprendre les enjeux des débats sur la transition énergétique, souvent trop techniques ou partisans.

    Cet ouvrage aborde avec pédagogie mais sans simplisme des grands sujets de l'énergie. En parcourant ce deuxième tome, vous verrez comment exploiter l'énergie solaire et celle du vent, mais aussi celle des vagues, des marées, des lacs et du centre de la Terre. Vous recevrez un éclairage technique sur les opportunités et les risques du nucléaire ainsi que sur les espoirs placés dans la fusion. Vous mettrez de l'hydrogène dans votre réservoir et réf échirez au stockage d'énergie de demain. En parcourant les différentes sources d'énergie, vous comprendrez la complexité des choix et la richesse des opportunités qui s'offrent à nous.

    Jo Hermans est professeur émérite de physique à l'Université de Leiden, aux Pays-Bas. En complément de son engagement dans l'enseignement et la recherche, il est l'auteur de plusieurs ouvrages de vulgarisation scientifique où il explique avec clarté, rigueur et humour les phénomènes physiques qui accompagnent notre quotidien.
    Pierre Manil est ingénieur-chercheur au Commissariat à l'Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives (CEA). Il dirige le bureau d'études mécaniques de l'Institut de Recherche sur les lois Fondamentales de l'Univers (Irfu).

  • Ampoules fluocompactes, voitures hybrides, trains rapides, frigos Energy Star: la réduction de notre empreinte écologique passe, dit-on, par l'utilisation de technologies moins énergivores. Est-ce bien sûr ? Selon David Owen, cette consommation que l'on souhaiterait «responsable» aggrave en réalité la crise environnementale planétaire.

    Tel est le paradoxe des effets rebond: chaque gain d'efficacité apporté par la science et l'industrie se traduit, en bout de ligne, par une consommation énergétique globale surmultipliée. Ainsi le transport aérien, moins énergivore qu'autrefois, est devenu accessible à tout un chacun et a décuplé. Idem pour la climatisation, ce luxe devenu omniprésent. Et l'éclairage de plus en plus économique transforme peu à peu l'obscurité en une denrée rare.

    Au fil d'un voyage captivant aux avant-postes du «développement durable», là où s'activent ingénieurs, inventeurs, urbanistes et économistes, l'auteur montre avec humour comment la recherche effrénée d'efficacité trompe nos meilleures intentions, et pourquoi le fait de modifier nos habitudes de consommation ne rendra pas la croissance capitaliste plus viable... à moins peut-être de modifier la plus mauvaise de ces habitudes, qui est la soif de consommation elle-même.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty