• Smadar Tamir, l'une des femmes d'affaires les plus riches d'Israël, s'est jetée par la fenêtre d'un hôpital de Tel-Aviv. Sa soeur, Mira, ne croit pas à la thèse du suicide et fait appel au détective privé, Oded Héfer. Homosexuel, parlant de lui au féminin, il vient de s'improviser détective privé.Oded Héfer n'a que cinq jours pour mener l'enquête. Aussi débutant soit-il, il n'hésite pas à affronter les magnats israéliens, armé de sa seule intelligence et de son espièglerie. Il va aussi supporter les propos macho et homophobes du commissaire de police tout en continuant à rechercher le grand amour sur les sites de rencontres gay.Roman fin et divertissant, Secret de Polichinelle joue avec les codes du roman policier tout en plongeant le lecteur dans la société de Tel-Aviv.

    Yonatan Sagiv est né en 1979 en Israël. Titulaire d'un doctorat d'études juives de New York University, il est spécialiste du prix Nobel de littérature israélien, Shmuel Yosef Agnon. Il enseigne désormais à l'université à Londres, où il vit actuellement.Secret de Polichinelle est son premier roman. Il a été publié en Israël en 2014.

  • Comme deux soeurs

    Rachel Shalita

    Véra et Tsiona aiment à se rappeler leur première rencontre, à quatre ans, dans un jardin d'enfants de Tel-Aviv. Véra a grandi entre un père artiste volage et une mère infirmière rangée. Tsiona a perdu son père quand elle était petite.Après le lycée, Véra, la sensible, l'artiste, ne sait pas ce qu'elle veut faire ; Tsiona, l'effrontée, engagée dans un mouvement de jeunes pionniers, va participer à la fondation d'un kibboutz dans le Néguev.Malgré leurs différences, elles partagent leurs joies et leurs peines, jusqu'à l'arrivée de Yossef, le rescapé...À travers le destin de deux héroïnes qui s'aiment comme deux soeurs, le roman entraîne le lecteur dans la société juive de Palestine, de la fin des années 1920 à la création de l'État d'Israël. Une période peu décrite jusqu'à présent dans la littérature israélienne.

  • Le nez juif

    Sabyl Ghoussoub

    "Elle m'a expliqué pourquoi sa dernière relation avec un New-Yorkais n'avait pas duré.
    - Le problème, c'est qu'il était juif. Pourtant, je le trouvais séduisant. Il faisait du skateboard et j'adore les mecs qui font du skate ! Mais juif, c'est pas possible. Et toi, ton ex ?
    Et moi ? Moi, qu'est-ce que j'allais lui répondre à Layal ? Que justement ma dernière copine à Paris était juive ?
    - Une Brésilienne, on est restés quatre mois ensemble, puis elle en a eu marre de moi.
    - Ah bon, pourquoi ?
    - Elle me trouvait trop compliqué.
    - Pourtant, t'as l'air facile comme garçon."

    Depuis tout petit, la mère d'Aleph lui répète : « T'es moche, j'espère que tu te referas le nez quand tu grandiras. Et en plus tu ressembles à un Juif. » Mais Aleph sort en boîte, séduit les filles, se fait des amis. Il s'engage, il voyage. Beaucoup au Liban. Il tombe amoureux, se retrouve dans le cinéma et rien ne se passe jamais comme prévu. Entre Paris et Beyrouth, Palestine et Israël, Hezbollah et Mossad, Aleph doit faire des choix. Arabe sous une peau de Juif, il est en quête permanente d'identité.

  • Le 18 février 1947, lorsque le Royaume Uni décide de remettre le problème de la Palestine à l'ONU, la France sait qu'elle peut faire entendre sa voix. Elle est, pour de multiples intérêts, attachée à cette région. Ses liens historiques avec le Levant, ses colonies au Maghreb, son influence en Syrie et au Liban, pays sur lesquels elle a reçu un mandat, la présence de députés arabes au Parlement et ses quelque 25 millions de musulmans font d'elle une véritable puissance musulmane. Elle est aussi proche du mouvement sioniste et les activités du réseau clandestin, constitué pendant la Seconde Guerre mondiale, s'accélèrent à partir de 1946, date à laquelle David Ben Gourion choisit d'établir son quartier général à Paris. Enfin, en sa qualité de protectrice traditionnelle des Latins de Jérusalem, elle a fondé de nombreux établissements religieux, éducatifs et culturels en Terre sainte et influence grandement le Vatican sur la question des Lieux saints. Mais le débat divise la France. Pro-sionistes et pro-arabes s'affrontent au gouvernement et à la délégation de l'ONU. La France a-t-elle voulu la création de l'État d'Israël ? Pourquoi avoir été la dernière grande puissance, non seulement à voter pour la création de l'État hébreu, mais aussi à le reconnaître officiellement de jure, près d'un an après sa fondation, le 11 mai 1949 ? La naissance de l'État d'Israël, l'une des premières aventures des Nations Unies, est aussi l'une des plus grandes batailles de la IVe République. En appuyant sa recherche sur des documents diplomatiques récemment ouverts, l'auteur confronte les politiques officielle et secrète de la France, met au jour les réseaux clandestins et le rôle des hautes figures de la politique française : Vincent Auriol ; Georges Bidault, Robert Schuman, Léon Blum, le Général de Gaulle, Jacques Soustelle. Observateurs privilégiés des débats en Conseils des ministres et aux Nations Unies, nous découvrons quelle a été l'implication de la France lors des grands événements de notre époque : la création de l'État d'Israël, la tragédie de l'Exodus, l'affaire de l'Altaléna, la première guerre israélo-arabe et le début de la question palestinienne.

  • Quelle est aujourd'hui la situation des Juifs soviétiques ? Pourquoi certains d'entre eux émigrent-ils ? Comment vivent-ils leur exil ? Que veut dire être Juif en URSS ? Quel était le sort de leurs aïeux dans l'ancienne Russie, terre « traditionnellement » antisémite ? Quel fut leur rôle dans la révolution et plus tard ? Quel est leur avenir dans l'URSS en mouvement ? Qu'ont été pour eux les années du stalinisme et plus tard de la « stagnation » ? Que peuvent-ils attendre de la « perestroïka » et de la « glasnost » ? Existe-t-il une « race », une « nationalité » ou un « peuple » juif ? Quels rapports entre eux, Israël, le sionisme, les « lobbies » juifs de Washington ? Mais peut-on parler des Juifs soviétiques sans revenir sur la position de l'URSS à l'égard de la création de l'État d'Israël et des Palestiniens à la recherche d'une patrie, sur l'utilisation du « thème juif » par les USA, comme arme de propagande et de guerre froide ? Pour répondre à ces questions, de la manière la plus objective et la plus précise, Henri Alleg ne s'est pas contenté de fouiller les bibliothèques et d'analyser les textes, il a « interrogé la vie ». C'est pourquoi, rencontrant tous les témoins possibles, de New York à Jérusalem, de Moscou à Odessa, de Tbilissi à Kiev, de Berditchev à la région autonome juive du Birobidjan, près de la frontière chinoise, les yeux grands ouverts, sans préjugés ni concessions, il nous entraîne aussi, tout au long du voyage, dans sa quête passionnante et passionnée de la vérité.

  • Depuis la guerre du Liban, depuis Sabra et Chatila, il n'est plus possible en Israël de rester neutre. Doit-on négocier avec les Palestiniens, payer le prix d'une paix que nul ne saurait garantir à jamais ? Doit-on, avec Begin, s'installer pour toujours en Judée-Samarie ? Large et profonde, la Déchirure passe entre ces deux options inconciliables. Entre les Ashkénazes et les Sépharades, entre le sionisme et le judaïsme, entre le kibboutz et les villes nouvelles, la Déchirure se ramifie. Elle divise l'armée, les partis, la rue, les intellectuels, les religieux. Elle se faufile - c'est le plus douloureux - dans la tête et le coeur de chacun. Jean-Francis Held n'a pas voulu écrire un essai de plus sur le Proche-Orient. Il a rencontré les Israéliens. Sans juger ni condamner. Il les a écoutés passionnément. Par-delà l'enjeu politique - il y va de la paix du monde - c'est une ouverture humaine exceptionnelle.

  • Un dimanche pluvieux, du côté des Folies-Bergère, Guy Chemla, fils de « rapatriés » juifs algériens, fait par hasard la connaissance d'un groupe de « chercheurs d'âmes », les Loubavitch ; Loubavitch, obscur lieu-dit de Biélo-Russie, mais aussi mot de passe d'une mouvance hassidique qui, de l'Europe Centrale au Nouveau Monde, appelle les Juifs à renouer avec leur foi. A partir de cette rencontre en forme de guet-apens, Guy Chemla va s'engager dans la voie du hassidisme, réconforté et stimulé dans ses nombreuses hésitations et volte-face par une mélodie - un nigoun - grave comme une prière. Il voyagera beaucoup. Décors et paysages défilent pour toujours composer des sites d'animation et d'effarement juifs, que ce soit le petit monde du ghetto parisien dans le quartier Saint-Paul ou le Brooklyn juif de New York. Et Tel Aviv turbulente et irréelle quand la nuit s'étend sur la plage méditerranéenne. Comme dans d'autres livres (Le Périple, Nous autres Juifs, Tikoun), Arnold Mandel fait briller les couleurs de la vie au miroir de la Bible, du Talmud et de la Kabbale, avec cet humour qui n'appartient qu'à lui.

  • En 1948, un territoire qui ne ressemblait à aucun autre est né. Sorte de situation à la frontière de toutes les frontières, il permit à la Palestine de continuer à exister. Depuis, transportée par ceux-là mêmes qui voient dans son déplacement la seule garantie à leur Retour, la Palestine voyage et perturbe les pays sur son passage, car les Arabes de Palestine ont fait depuis 1948 le pari que leur société bannie allait retrouver leur terre libérée. Ainsi est vécue une démarche que les Palestiniens considèrent seule apte à les soustraire à la disparition qui tous les jours les guette. Pour comprendre cet acharnement, pour saisir aujourd'hui les mécanismes profonds de la résistance et du nationalisme palestiniens, il faut se pencher sur l'histoire de la perte d'une terre à laquelle les Palestiniens ne se sont jamais faits. Ce livre raconte cette histoire.

  • Israël est-il amoureux de la France ? Comment, en effet, expliquer autrement 20 années de relations tourmentées et violentes entre nos deux pays ? De l'anathème gaullien de 1967 à la visite d'État de François Mitterrand en 1982, l'histoire des rapports entre David et Marianne est une longue suite de retrouvailles, de disputes, d'incompréhensions, de froideurs, de ruptures et de réconciliations. « David et Marianne » révèle des faits inédits et surprenants sur les guerres du Proche-Orient, les attentats antisémites en France, Arafat et l'OLP, les Services secrets, Pompidou, Giscard, Chirac, Barre et leurs singulières relations avec Jérusalem, la réalité du « vote juif », l'antisémitisme feutré du Quai d'Orsay, le rôle de Dassault dans les ventes d'armes. Des lambris dorés du Quai d'Orsay aux kibboutz, l'auteur, qui a ses entrées partout, a relié en effet entre eux les mille et un liens qui unissent et séparent les deux pays, interrogeant les témoins et lisant l'Histoire tantôt de droite à gauche, tantôt de gauche à droite.

  • Pourquoi cette attirance pour le Proche et le Moyen-Orient ? Parce qu'un grand arabisant, ami de mon grand-père, m'a raconté dès l'enfance les histoires de Sindbad le Marin et des grands maîtres de la pensée arabe du Moyen-Age. Il s'appelait Armand Abel. Il a fondé le Centre pour l'Étude du Monde musulman contemporain, un centre universitaire dépendant de l'Université Libre de Bruxelles. Je lui dois toute ma formation. Pourquoi tant de reportages sur cette région du monde ? Grâce aux hasards du journalisme, j'ai effectué 25 séjours de longue durée en Israël comme dans les pays arabes. En son temps (1961), j'ai notamment assisté au procès Eichmann à Jérusalem. Pourquoi Israël ? Parce que cet État, né après les convulsions de la seconde guerre mondiale, sert à polariser tous les problèmes de la région, tous les nationalismes, toutes les explications internationales. Pourquoi un livre sur Israël ? Pour faire le point, pour prendre du recul vis-à-vis de toutes les propagandes, pour définir les racines du nationalisme arabe comme celle du nationalisme juif, pour essayer de faire comprendre les mécanismes qui font agir les peuples de la région. Je me suis comporté en observateur neutre. J'ai essayé de donner une information objective basée sur des faits incontestables.

  • De la charte de 1968 qui prônait la destruction de l'État israélien, au mot d'ordre d'« État démocratique palestinien où Juifs, Musulmans et Chrétiens coexisteraient pacifiquement » (en 1970-1971) pour en venir à partir de 1973-1974 à accepter l'idée d'établir « un pouvoir (un État) national, sur toute partie, si petite soit-elle, évacuée de la Palestine », le chemin a été long, conflictuel, dramatique. Comment, du refus du plan Rogers en 1970 et de toute solution négociée, la Résistance palestinienne évolue jusqu'à revendiquer en 1974 sa place autour du tapis vert de Genève et accepte enfin avec le plan de Fès en 1982 une solution globale fondée sur le droit de tous les États de la région à vivre en paix et en sécurité ? Si les premières phases correspondent par les armes et les objectifs à l'action d'un peuple qui renaît politiquement de ses cendres, les phases ultérieures au-delà de leur combativité, (la guerre de Beyrouth en étant un des plus éclatants exemples), des contradictions internes, des pesanteurs inévitables, des pressions internationales et des blocages inhérents au régime israélien, sont l'expression d'un peuple mûr, sûr de ses droits et de son potentiel, incarné par une organisation dont rien n'arrive à entamer efficacement la représentativité et plus que tout par un projet étatique, le futur État palestinien : une donnée qui après de multiples gestations est devenue un potentiel concret qu'on ne peut ignorer qu'au prix de la perpétuation d'une situation de guerre au Moyen-Orient.

  • Ils sont montés sur toutes les barricades du siècle, des avenues de Petrograd aux ruelles du ghetto de Varsovie, de la lutte antifranquiste à la Résistance antinazie : les révolutionnaires du Yiddishland. Pour la plupart enfants de la misère juive d'Europe orientale et centrale, ils ont été élevés dans la crainte de Dieu et le respect des traditions religieuses, puis emportés par le grand courant de l'Utopie révolutionnaire. Militants socialistes, communistes, bundistes, sionistes ouvriers, trotskistes..., ils incarnaient l'activité multiple, le radicalisme d'une classe ouvrière juive qui entrevoyait le Messie dans les plis du drapeau rouge. Aujourd'hui, l'univers dont ils sont issus a disparu, démantelé, disloqué par le génocide nazi. Là où Hitler n'était pas parvenu à conduire à son terme son oeuvre de mort, Staline et ses épigones l'ont parachevée. Au-delà de l'irrémédiable coupure, il ne reste que des survivants, et le travail de la mémoire du Yiddishland rouge. Ce livre retrace le combat de ces militants, leurs trajectoires singulières, l'oscillation entre les grandes espérances et le doute, les illusions perdues. Un regard juif et rouge porté sur l'histoire de ce siècle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un scénariste français, juif hybride, dissident, selon sa propre formule, a la soudaine et angoissante certitude que l'histoire d'Israël n'est qu'une vaste répétition d'événements passés, un perpétuel recommencement. Il lui semble assister de nouveau à la révolte des Macchabées qui, au deuxième siècle avant notre ère, devait aboutir, malgré son issue victorieuse, à la mainmise de Rome sur le royaume d'Israël. Son besoin de vérité l'amène à crier sa vision prophétique à ses frères. Il passe alors pour un provocateur ou pour un homme qui en sait trop, car toute vérité n'est pas bonne à entendre. À Paris, à Jérusalem, à New York enfin, les réactions sont les mêmes. En effet, il écrit un film tiré de l'épisode des Macchabées et produit aux États-Unis. Au cours du tournage, et de leur propre initiative, les acteurs en font un film à clef où se rejoignent personnages bibliques et hommes politiques d'aujourd'hui. L'Impossible Royaume est le récit, écrit avec une profusion et un souffle dignes des Livres Sacrés, d'un homme qui crie non pas dans le désert, mais au milieu de ses frères qui savent qu'il a raison et refusent de l'entendre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Je m'appelle Kas ; bien entendu, j'ai d'autres noms sous lesquels j'ai publié un ou deux livres, et fait jouer des pièces. Ici, je vous parle de moi, et d'Israël. Moi, je suis docteur en biochimie : vous verrez, cela n'a pas été tout seul. Il a fallu convaincre ma famille, repousser l'assaut d'une femme de laboratoire, m'entendre avec mes copains. Ai-je réussi ? J'ai mes complexes, j'ai peur du cancer, on croit, que je ne suis pas normal. En fin de compte, j'ai fui. Il me reste à écrire, écrire, écrire. Israël, vous verrez aussi, c'est un enfer d'ennui. Mais on y travaille, on s'y dispute, on y réfléchit beaucoup. Je m'appelle Kas : tout un monde.

  • Après avoir milité pendant plusieurs années dans les rangs du mouvement de jeunesse sioniste-socialiste Hachomer-Hatzaïr, Nathan Weinstock est parvenu à la conviction que la contradiction entre le nationalisme sioniste et l'internationalisme prolétarien était insurmontable. Partant de cette conclusion, il a entrepris un long effort de clarification théorique dont cet ouvrage constitue l'aboutissement. « Le sionisme contre Israël » est une étude rigoureusement documentée de la colonisation sioniste en Palestine située dans le contexte général de la condition des masses juives au XIXe et au XXe siècles et de la pénétration impérialiste au Proche-Orient. Le processus de formation de l'État hébreu, sa structure socio-économique et les principes fondamentaux qui guident sa politique sont analysés ici pour la première fois en termes marxistes. À travers la dynamique concrète de la lutte de classes à l'échelle nationale et dans l'arène internationale, l'auteur s'est efforcé de dégager les voies d'une solution du conflit israélo-arabe sur la base du droit de la nation palestinienne arabe et de la communauté hébraïque de Palestine à disposer d'elles-mêmes, démontrant que seule la révolution socialiste peut assurer aux Israéliens une intégration harmonieuse dans le cadre d'un monde arabe réunifié et rénové.

  • Depuis toujours, le diamant fait rêver. Parce qu'il est un symbole : de puissance, de richesse, d'amour. Parce qu'il a son mystère, ses secrets, ses rites. Sur lui, on a bâti des empires. Il fascine : il a ses amoureux, ses possédés, ses professionnels. Et, comme l'or, il a son épopée, une extraordinaire histoire, qui passe par des chemins souvent méconnus, et que Jacques Benaudis nous retrace ici. Tout commence à la fin du siècle dernier, à l'époque de la grande ruée vers le diamant. Un homme s'y distingue, qui donna son nom à la Rhodésie : Cecil John Rhodes. Lui succède bientôt Harry Oppenheimer, le « patron » de la De Beers, trust gigantesque dont ce livre nous révèle les rouages. Des mines d'Afrique du Sud à la plaque tournante de Londres, en passant par Anvers, voici l'itinéraire du diamant jusque chez les joailliers comme Arpels. On découvre la vie, les moeurs et les méthodes du syndicat des diamantaires. Comment on taille la pierre précieuse, comment on la vend et quelles sont les règles de ce commerce pas comme les autres. L'auteur explique pourquoi, à la spéculation effrénée des années 70, a succédé la récession des années 80. Mais le diamant a aussi son histoire secrète : avec le rôle joué par Israël, l'intérêt que lui porte l'U.R.S.S. ou l'attitude des différents services secrets, le diamant rejoint la politique. Quand il n'entre pas dans le domaine du crime avec ses trafiquants et ses escrocs, autres personnages indispensables de cette vaste fresque qui se lit comme le plus vivant des romans d'aventures.

  • Un groupe de touristes visite le cimetière militaire près du Mont Herzl à Jérusalem. Tout à coup, il s'arrête devant un très beau monument de marbre sur lequel est inscrit : « Ici gît Yaacov Rabinovitch, né le 26 juin 1920, à Tarnopol, arrivé à Tel-Aviv le 14 mars 1938, mort au champ d'honneur le 18 mai 1948, le Soldat Juif Inconnu. » Intrigués, les touristes vont se renseigner auprès du gardien du cimetière. - Vous connaissez son nom, dit l'un d'eux, sa date de naissance, le jour de sa mort et vous l'appelez « Le Soldat Inconnu ». C'est étrange ! - Pas du tout, réplique le gardien. Yaacov Rabinovitch était connu à Tel-Aviv comme tailleur mais pas comme soldat. Cela se passait en 1948 au lendemain de la guerre d'Indépendance d'Israël. Pour faire face à la nouvelle crise économique que traverse le pays, le ministre des Finances est parti récemment pour les États-Unis où il est allé demander une aide financière accrue à la Communauté juive. Au moment de prendre l'avion, le ministre déclara aux journalistes : - Nous sommes au bord du gouffre. De retour à Jérusalem, deux semaines plus tard, le ministre annonça : - Nous avons fait un pas en avant ! 30 années séparent ces deux histoires, 30 ans d'espoir, de miracles, de tragédies, mais aussi d'humour, cet humour légué par l'éternel Juif errant et qui a subi en même temps que l'Homme israélien, devenu libre et sédentaire, de profondes transformations. La réalité quotidienne d'Israël a, en effet, sonné le glas de l'humour juif inventé dans la Diaspora par - ou pour - des gens qui n'avaient pas de patrie. Inévitablement, dans ce pays où le Juif est ouvrier d'usine, ministre ou adjudant dans l'armée, la bonne blague juive n'a plus cours. Depuis qu'il possède son État, le citoyen israélien prend comme « Têtes de Turc » les hommes politiques, l'argent, l'armée, la religion, les nouveaux immigrants, les émigrants, les Juifs de l'étranger et même... la cuisine. Ô Israël nous raconte les 30 premières années de l'État hébreu. A l'aide de centaines d'histoires, drôles ou dramatiques, tirées du répertoire local, Marc Hillel s'est attaché à nous restituer un Israël inattendu, vrai, où la réalité de la rue dépasse presque toujours la fiction.

  • Il y a tout de même un certain nombre de choses impossibles en ce bas monde. Par exemple qu'un vieux copain, un tantinet espion à ses heures et américain de surcroît, vienne vous trouver en pleine nuit chez vous à Moscou, et vous dise tout benoîtement : « Bonjour, c'est moi, je viens passer quinze jours, si ça ne te dérange pas trop. » C'est pourtant ce qui arrive à Alexis Beauchamp, et les quinze jours sont loin d'être de tout repos. Tout ça, bien sûr, c'est la faute des Chinois qui sont trop indiscrets, d'un attaché d'ambassade qui veut en savoir trop long, et d'un montagnard Kirghiz qui est toujours là quand il ne faut pas. Et aussi la faute d'une blonde comme on n'en fait plus guère qu'à Moscou.

  • David ben Zion, le légendaire chef du Mossad, se lance dans la plus folle aventure de sa carrière : retrouver le Chandelier à sept branches, pris par Titus en 70 de notre ère, lors de la destruction du Temple. Personne n'a jamais revu ce trésor unique, fabriqué d'une seule pièce en or massif et symbole du sacerdoce biblique. Son retour en Terre Sainte annoncera l'arrivée du Messie. Ainsi sera évitée cette menace d'un nouveau genre qui pèse sur le peuple juif : l'assimilation, la sécularisation. Convaincu que le chandelier se trouve au Vatican, dans une cave enfouie à plusieurs mètres sous terre dont les papes seuls se transmettent le secret depuis des siècles, David monte une formidable opération clandestine au coeur de la Ville Éternelle. Se croyant désormais investi d'une mission divine, il n'hésitera pas à utiliser toutes les ressources de l'espionnage pour réussir. De Rome à Jérusalem, de New York au Mont Sinaï, c'est au péril de son âme que l'espion de Dieu se jette dans cette quête hors du commun qui va le laisser seul face aux mystères effrayants de l'Invisible. Un thriller dont les véritables héros sont peut-être Dieu et le diable...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Qui a dit que « Persécutés et massacrés, les Juifs n'avaient qu'une riposte possible : l'humour » ? Il est de fait que l'humour est une arme efficace, peut-être pas sur un champ de bataille et encore cela reste-t-il à prouver mais dans les antichambres des ministères et dans les salons particuliers. Combien de mots drôles, de traits d'esprit, placés au bon moment, ont contribué à changer le cours de l'histoire ? Seulement, pour faire de l'humour, encore faut-il en avoir. Et Samuel Lévy, Isaac Blum, Sarah Meyer en ont à revendre. Au prix fort évidemment ! Deux israélites sont côte à côte dans un urinoir public du centre de Paris. Soudain, l'un d'eux s'exclame : « Quelque chose me dit que vous avez été circoncis par le grand rabbin Ismaël à Paris en 1939 ! » « C'est vrai, ça ! reconnaît l'autre, comment savez-vous ? » Alors, le premier : « C'est le seul, à ma connaissance, qui opère en biais et, depuis que vous êtes là, vous pissez sur mes chaussures ! » Le père Noël descend dans la cheminée de ce modeste appartement du quartier Katamon, à Jérusalem, et fait : « Alors, les enfants, qu'est-ce que je vous vends, aujourd'hui ? » Yaich, de Dimona, compose le numéro de téléphone de la synagogue et fait : « Allô, la synagogue ? Ne coupez pas ! » Ismaël et Lévy se rencontrent, rue du Sentier : « Il faut que je te dise de te méfier de ton premier commis, dit Ismaël à Lévy, il baise ta femme, il baise ta fille... » Alors, Lévy : « Ah ! Du moment qu'il ne baise pas mes prix ! »

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