• Elève, muse, amie, complice : voici ce que fut Jeanne Baudot pour Renoir pendant plus de vingt-six ans. Elle vouait au maître une admiration sans bornes que la passion commune pour la nature et ses beautés exacerbait. Que de moments précieux et joyeux partagèrent-ils ! Dès son plus jeune âge, évoluant au coeur de la sphère privilégiée d'intellectuels, d'artistes et de collectionneurs parisiens de la Belle Epoque, cousine de Paul Gallimard, amie des petites Manet, de Degas, Mallarmé, Maillol, Maurice Denis, Valéry et de tant d'autres, Jeanne ne pouvait que succomber à l'appel de l'Art.
    La peinture l'ensorcela. A la lumière de Renoir tente de percer le secret de cette folle passion aux vertus rédemptrices. "Grâce à la peinture, j'ai éprouvé dans ma vie des émotions et des joies esthétiques qui m'élevèrent dans le royaume de la Beauté pure et m'immunisèrent contre tant d'atteintes terrestres.", dira-t-elle dans ses souvenirs.

  • Une histoire d'amour au coeur de la Grande Guerre et le combat d'une femme pour sa liberté. Juin 1914. L'été s'annonce radieux. Maxime Bedu est chargé de photographier Blanche qui doit épouser, six semaines plus tard, un riche veuf de plus de vingt ans son aîné. En s'entretenant avec la jeune fille, il apprend qu'elle s'est jetée dans cette union par dépit amoureux. La rencontre entre les deux jeunes gens se transforme en idylle. Éclate alors la guerre avec son cortège de deuils et de destructions. Éprise de liberté et de justice, Blanche, ne supporte pas sa condition d'épouse soumise. Le souvenir de Maxime, dont elle ignore le sort, et son amour pour lui, vont l'aider à s'affranchir et à prendre sa destinée en main. Arrivera-t-elle à trouver le bonheur et reconstruire sa vie sur les ruines fumantes de l'ancien monde ? A travers le combat de Blanche pour s'émanciper apparaît en filigrane celui des femmes qui, au sortir de la première guerre mondiale, militent pour obtenir plus de reconnaissance et le droit de vote.

  • 1836?: instituteur à Aubigny, Antoine Maurier a été missionné pour procéder au recensement des habitants de Saint-Satur, un village sancerrois. Par ce travail, il s'intéresse particulièrement au monde des vignerons et des mariniers de la région. Hébergé par le maire et châtelain du village il est séduit par le charme envoûtant de Rosa, l'épouse de son hôte qui le sollicite également pour donner des leçons à leur fille Caroline. Quelques années plus tard, une mort suspecte a lieu dans la famille du maire. À la demande de Caroline, Antoine, devenu juge, revient à Saint-Satur pour mener l'enquête.

  • Qui se souvient encore de Madeleine Sologne?? Son nom n'évoque souvent qu'un arrêt de train à la gare de La Ferté-Saint-Aubin devant l'espace baptisé en son honneur. Et cependant en 1943, elle connut la gloire aux côtés de Jean Marais dans l'Éternel Retour de Jean Cocteau. Le couple mythique symbolisait alors la résistance face à l'occupant. Adulée par toute une jeunesse qui imita sa coiffure, longue mèche blonde tombant sur le front, Madeleine Sologne gagnait sa place dans la famille des grandes actrices. Elle était à l'apogée de sa carrière. Ainsi se trouvait réalisée la prophétie qu'un baladin avait faite, à la jeune Madeleine et à son amie d'enfance, Renée quelque vingt ans auparavant, à la jeune Madeleine et à son amie d'enfance, Renée. Si cette dernière, pourtant talentueuse et animée de rêves, allait suivre une voie toute différente et semée d'embûches, chacune devait savourer un jour, à sa façon, son heure de gloire.
    Deux parcours de femmes aux fortes personnalités, aux destins à la fois divergents et entremêlés, indis- sociables...
    Une réflexion sur le bonheur et la renommée, sur la vanité des entreprises humaines, et le temps qui passe et efface, telle une puissante vague, les mots gravés sur le sable...

  • A l'époque de Zola et d'Offenbach, Jules, jeune rentier, voit ses amours contrariés par la mort subite de sa dulcinée. Plongeant dans la dépression il se décide à suivre les conseils de ses amis et à mener l'enquête sur le passé énigmatique de Clotilde : pourquoi s'appelait-elle Adeline à Paris et Clotilde à Marseille ? Avec l'aide du journal intime de la jeune femme, de Marie, chanteuse de cabaret, et de lettres adressées à celle qui semblait finalement avoir une personnalité bien complexe, Jules va tenter de découvrir la vérité.

    Primé au concours Arts et Lettres de France 2013

  • Le voyage d'Emma

    Michèle Dassas

    Le Havre 1902 : Emma se rend en Guadeloupe pour tenter d'obtenir de son père le versement de la dot que son mari, un austère et rigide petit bourgeois de province, lui réclame instamment. Le voyage, évènement majeur, représente l'occasion de découvrir le pays de ses ancêtres. Une nouvelle Emma, libérée de son carcan de préjugés, émerge peu à peu, alors que renaît une passion, naguère contrariée, pour son cousin Maurice. Saura-t-elle prendre son destin en main et faire le juste choix, douloureux et complexe, entre amour et renoncement, bonheur et devoir ? Un voyage initiatique au soleil de « La Colonie ».

  • Maurice Genevoix, célèbre académicien, né à Decize au bord de la Loire, garda, sa vie durant, une passion presque charnelle pour ce fleuve qui imprégna toute son oeuvre.
    La Sologne, dont il apercevait la ligne bleutée de sa maison des Vernelles, constituait l'autre royaume où son imagination alla, maintes fois, voguer. Il créa le personnage mythique de Raboliot qui lui valut le prix Goncourt en 1925 et dont le nom est devenu indissociable de cette région boisée, mystérieuse, préservée. Entre Loire et Sologne, nous vous proposons de suivre les pas de Maurice Genevoix et de découvrir les monuments et paysages qu'il a si merveilleusement dépeints et animés.
    L'occasion de vous laisser conter, au gré de votre promenade, quelques petites nouvelles inspirées par les lieux.

  • Marseille, novembre 1873. Jules, jeune rentier, se réjouit d'un rendez-vous galant. Le sort en décide autrement. Ses amours contrariées par le décès subit de la jeune femme provoquent en lui un désir et des regrets qui tournent à l'obsession, et le plongent peu à peu dans la dépression.
    Sur les conseils de ses amis, Jules va, en guise de thérapie, entamer une enquête sur le passé énigmatique de la belle Clotilde, qui le mènera dans différents lieux de Paris et en Bourgogne. Guidé par le carnet intime de la disparue, des lettres trouvées à son domicile, et surtout par Marie, la chanteuse de cabaret rousse, arrivera-t-il à percer le mystère qui plane autour de la défunte, dont la personnalité apparaît plus complexe qu'au prime abord ? Pourquoi a-t-elle changé de nom ? A Marseille, elle se faisait appeler Clotilde, alors que six ans plus tôt à Paris, elle était Adeline.
    Comme si la jeune femme possédait une double personnalité : Adeline la sage, Clotilde la maîtresse ? Ou pire encore, la fille de joie ?...
    Que trouvera-t-il au bout de l'aventure ? La paix de l'esprit ou le néant ? La vie et l'amour seront-ils plus forts que la mort ? Un regard sur un destin de femme et une étude de la condition féminine à l'époque d'Offenbach et de Zola.

  • Le chansonnier, au feutre noir et à l'écharpe rouge, immortalisé par Toulouse-Lautrec est un élément incontournable du paysage montmartrois.
    Sa silhouette familière qui s'expose dans les kiosques de la Butte, à tous les coins de rue, et dans les boutiques de souvenirs de la capitale est devenue l'un des symboles de la Belle Epoque et d'un Paris mythique de plaisirs et de débauche. Mais qui était-il vraiment ce personnage haut en couleur ? Où étaient ses racines ? Quel était le pays si cher à son coeur qu'il choisit d'y revenir, fortune faite, pour y passer le reste de sa vie et cultiver son jardin secret ? Ce contoguide vous offre un pèlerinage sur la Butte et dans la région de Courtenay entre Bourgogne et Gâtinais, un circuit touristique richement illustré et agrémenté de petites nouvelles inspirées par les lieux.
    "Au pays d'Aristisde Bruant" laisse une belle part à la biographie, avec des documents inédits puisés dans les archives familiales : le grand-père de l'auteur qui gérait les biens de Bruant fut, en effet, son exécuteur testamentaire...

  • Gien, meurtri par la guerre, a presque fini de panser ses plaies et est devenu un « joyau de la reconstruction ». La population s'étourdit dans une activité fébrile et joyeuse, mêlant travail, fêtes costumées grandioses, concours en tous genres, et plaisirs de la chasse. Les évènements d'Algérie en arrière-fond troublent peu le moral au beau fixe. Maud, la demoiselle du téléphone, une Berruyère venue travailler à Gien, ne tarde pas à s'intégrer à une bande de jeunes : on danse, on rit, on flirte... Les passions éclosent : l'amour, la jalousie... La haine mûrit lentement dans le coeur de Maud pour la trop belle Francine, qui plaît à tous les garçons, et surtout à celui dont elle est éprise. Dès lors, elle n'aura de cesse de nuire à sa rivale, s'appuyant sur des racontars. Les souvenirs de l'occupation sont encore bien présents. Le passé finira-t-il par dévoiler son double visage ?
    Dans cette petite ville typique du début des années 60, l'amour sera-t-il plus fort que le « qu'en dira-t-on » ?

  • Colette, immense écrivain au style incomparable, a laissé une oeuvre considérable, témoignage d'une certaine société, d'une certaine époque, mais aussi et surtout de l'éternel humain.
    L'objet de ce livre n'est pas de suivre Colette tout au long de sa vie, mais de retrouver la Colette de la Puisaye ou plutôt la Puisaye de Colette. Comprendre à travers les paysages, le patrimoine, ce qui a pu inspirer les pages les plus connues de son oeuvre, écrites il y a un siècle et qui sonnent encore étrangement familières et contemporaines. Si les bâtiments ont fait peau neuve, si l'environnement est autre, restent la nature immuable et l'atmosphère qui se dégage de ce petit coin de France.
    Sido lui disait " Regarde ! " et Colette regardait. Colette ne cessa, sa vie durant, de regarder. Regardons à notre tour ! La Puisaye d'aujourd'hui regorge de richesses touristiques : le village natal de l'écrivain, mais aussi des églises aux superbes fresques murales, des lavoirs, des fontaines, des musées insolites, des moulins, des châteaux anciens restaurés et un château-fort en construction, des paysages magnifiquement préservés, des sentiers creux où il fait bon se promener, des ateliers d'art, des poteries où l'on perpétue la tradition : le monde de Colette enfant est toujours là...
    Regardez !.. Et derrière cette réalité se cache tout l'imaginaire que des siècles d'histoire ont façonné et qui, aujourd'hui encore, génère des contes pour mieux se découvrir. Regardez... et lisez !

  • La Vallée Noire : " Du côté de Cluis, toutes les hauteurs sont boisées, c'est ce qui donne à nos lointains cette belle couleur bleue qui devient violette et quasi noire dans les jours orageux ".
    C'était sa terre de prédilection, son havre de paix, son refuge, sa source d'inspiration dans laquelle elle puisa ses romans champêtres et ses légendes rustiques.
    Elle ne s'en éloigna jamais très longtemps. Ses racines étaient là, dans cet environnement sauvage et mystérieux qui faisait vibrer son coeur et stimulait l'élan de son âme romantique. En 1846, l'écrivain en avait délimité, elle-même, le périmètre. Elle avait tracé la carte en faisant courir une ligne circulaire partant de Cluis-Dessus se dirigeant vers Aigurande, Châteaumeillant, Verneuil, Corlay, puis vers les bois du Magnet, ensuite descendant vers le Lys-Saint-Georges, et Neuvy-Saint-Sépulchre pour se retrouver au point de départ.
    Tant de souvenirs de l'auteur sont concentrés dans cette région peu étendue. Tout nous parle d'elle, sa grande maison de Nohant, sa petite villa Algira à Gargilesse en lisière de la Vallée Noire, La Châtre et son Musée George Sand installé dans l'ancienne prison, et bien sûr tous les lieux qu'elle a si merveilleusement décrits : " les traînes d'un vert d'émeraude, les chemins encaissés de buissons élevés ", " l'immense et admirable paysage " qui se déroulait sous les pieds de Mme de Blanchemont dans le Meunier d'Angibault " pour se relever jusqu'aux cieux en plusieurs zones d'horizons boisés d'un violet pâle, coupé de bandes d'or par les rayons du couchant...
    ". Or, ces paysages sandiens existent toujours, presque inchangés et accueillent le visiteur à la recherche d'authenticité et de bonheur paisible. Riches d'un singulier capital de mystère et de merveilleux, ils ont gardé intacte leur capacité à faire rêver et constituent une mine inépuisable de contes et de légendes. Aussi ce guide vous convie-t-il à un voyage atypique, à la fois pèlerinage sur les Sand et découverte d'histoires inédites où l'imaginaire animant vieilles pierres, forêts rivières et sentiers creux vous dévoile de nouveaux secrets..

  • Entre Pays-Fort et Sologne, le canton d'Argent-sur-Sauldre, avec ses quatre communes, offre un paysage paisible et boisé propice à la promenade, à la pratique de la pêche et de la chasse. Le canal, jadis pièce maîtresse du développement économique solognot, est aujourd'hui un atout touristique majeur, tout comme les châteaux, les églises, les chapelles, les lavoirs du canton.
    Au-delà de son intérêt historique, ce petit coin du Cher abritait autrefois des briqueteries, des tuileries et des poteries. Cette activité se perpétue encore à Argent-sur-Sauldre, dont l'entrée est ornée d'une cruche monumentale issue de la production locale et d'où jaillit l'eau, symbole de l'élément qui unit les quatre communes.

    Et que dire de la vie quotidienne ? Avant la Grande Guerre, les saisons rythmaient un labeur quotidien que seules les fêtes venaient égayer. Mais que reste-t-il de ce temps, empreint de si fortes traditions ?

  • Dans " le grand meaulnes ", les lieux mentionnés reflètent en effet tous les endroits solognots et berrichons qu'il connut pour y avoir vécu : la chapelle-d'angillon (la ferté d'angillon), la ville où il naquit le 3 octobre 1886 et où il passa chez ses grands-parents maternels toutes ses vacances d'enfant et d'adolescent ; les alentours, de la sologne au pays fort, dont il découvrit les petits chemins et les châteaux mystérieux à vélo ; nançay (le vieux nançay), où le beau-frère de son père, l'oncle florent (florentin dans le roman), tenait un magasin, dont l'enseigne perdure aujourd'hui ; epineuil-le-fleuriel (sainte-agathe), village situé au sud du département du cher où ses parents instituteurs firent la classe pendant sept ans et où alain-fournier vécut, selon ses propres mots, " ses plus belles années ".
    Dans le roman, tous ces lieux-dits, ces villages de la sologne et du berry sont parfaitement reconnaissables, malgré les changements de noms. seule petite entorse à la réalité, ou privilège du romancier, alain-fournier mêle le lieu de son enfance, epineuil-le-fleuriel, aux paysages solognots de ses vacances à la chapelle-d'angillon et à nançay. son imagination va quelque peu rétrécir les distances.
    Michèle dassas et gérard bardon ont rétabli ces distances et vous entraînent sur les pas du grand meaulnes à la découverte de magnifiques villages solognots et berrichons, "un autre pays qui est celui de mes rêves, où je passe toujours, depuis dix-huit ans, quinze jours au moment des classes... je n'avais connu jusqu'ici que le bonheur muet d'y vivre. il me remonte maintenant toute la poésie, immense, je n'exagère rien, de ma vie, de la vie là-bas, ce pays qu'on découvre entre les branches...
    ". quel est donc le mystère du succès que connut et que connaît "le grand meaulnes". peut-être tient-il tout simplement du mystère lié à l'enfance, moment privilégié de la vie d'un homme, empli de songes et de rêveries. ces racines secrètes que toute notre vie d'adulte on s'efforce de retrouver, à travers les méandres de nos souvenirs. les balades proposées ici soulèveront-elles une partie du mystère où au contraire ajouteront-elles au charme et à la poésie de l'histoire ?

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