• Véritable «usuel» dans les pays anglo-saxons (neuf éditions en langue anglaise), publié par la célèbre collection the Pelican History of Art (Penguin Books), «le Blunt» est le seul ouvrage à présenter dans un format maniable toute l'histoire de l'art français - architecture, sculpture, peinture - de la fin de l'époque gothique à la mort de Louis XIV.
    Ce livre nous décrit la conquête d'une hégémonie : pendant deux siècles, des Valois aux Bourbons, tous les responsables du pouvoir vont poursuivre méthodiquement le même objectif : faire de Paris, bientôt de Versailles, le centre de la civilisation européenne.
    La splendeur de Chambord et des châteaux de la Loire, la politique d'importation culturelle de François Ier, l'école de Fontainebleau, Henri IV et l'urbanisme parisien, l'apogée du classicisme, le magistère de Colbert et Le Brun font l'objet de descriptions extrêmement précises. Les analyses consacrées à Philibert de l'Orme, Primatice, Goujon, Pilon, Salomon de Brosse, Mansart, Le Vau, le long chapitre consacré aux Le Nain, à La Tour, Champaigne, Le Lorrain, et surtout Poussin, comptent parmi les points forts de l'ouvrage. Celui-ci est également précieux par l'abondance de ses notes, chaque nom propre s'accompagne de références bibliographiques. La bibliographie générale a été remise à jour en 1999.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le renversement artistique qui caractérise la Renaissance s'accompagne d'un renouveau radical de la littérature esthétique.
    Héritier des grands textes des Anciens, la Poétique d'Aristote et l'Art poétique d'Horace, l'artiste renaissant rompt progressivement avec le statut d'artisan qui était le sien et entérine dans ses écrits sa nouvelle figure d'humaniste. Ses traités affirment ainsi l'union nécessaire entre la vita activa et la vita contemplativa. Ce " nouvel âge de l'Humanité " exalte depuis le Quattrocento la figure de l'érudit et le sacralise dans l'intimité de son studiolo.
    A son tour, la Bottega devient aussi emblématique d'un lien majeur de l'élaboration intellectuelle pour une époque qui verra le peintre s'égaler finalement au poète. Dans ce livre, devenu un véritable classique de l'histoire de l'art, Sir Anthony Blunt retrace donc l'évolution du discours relatif aux arts dans l'Italie des XVe et XVIe siècles ; discours d'artistes, il convient encore de le souligner.
    Diversité semble être le maître mot de la période qu'appréhende l'historien anglais tant elle frappe par la richesse de ses constructions mentales dont Alberti offre la première manifestation globale et achevée. Des traités néo-vitruviens et méthodiques de l'humanisme florentin aux évocations plus libres du romanesque Songe de Poliphile par le Vénitien Colonna (ouvrage capital car l'un des premiers aussi abondamment illustrés), de la fascination mathématique et pythagoricienne de Fra Paccioli, en quête du nombre d'or, à la condamnation violente des arts, jugés incompatibles avec la vie chrétienne selon Savonarole, se font jour des conceptions esthétiques radicalement éloignées et pourtant presque simultanées.
    De Léonard, épris d'expérimentation et d'observation directe de la nature, au maniériste Lomazzo, Blunt dresse la généalogie de ce courant majeur qui donne la primauté à l'idée d'expression en peinture, conférant ainsi à ces oeuvres une intensité réaliste, conséquence de la variété infinie de la nature, que Lomazzo poussera ultérieurement à l'extrême. Dans ses Vite, Vasari dépeint Michel-Ange comme l'accomplissement de la figure " divine " de l'artiste.
    Expression la plus parfaite du néo-platonisme, il symbolise, selon Blunt, l'émergence de la liberté esthétique ; c'est précisément contre cet idéal d'impropriété que se dresseront, peu après, les cardinaux du concile de Trente, tentant d'imposer à nouveau leur exigence de convenance. Selon le voeu de son auteur, cet ouvrage au style alerte se voulait un manuel accessible et précis. De fait, sa réédition offre au lecteur français, aujourd'hui encore, la synthèse la plus achevée sur ce vaste pan culturel et témoigne toujours de son actualité.

  • Photo de classe.
    De nos jours, dans un environnement rural, une nouvelle et jeune recrue de la gendarmerie, Élodie, se met à jouer les détectives privés pour retrouver une jeune fille disparue, camarade de classe de sa soeur. Paris la soupçonne.

    La photo de classe a été motivée par un événement très médiatisé. Aucun résultat ne s'étant produit depuis cette époque, on pouvait se dire que si tout le monde écrivait chacun de son côté une histoire d'enlèvement avec les mêmes données de départ, il y aurait de fortes chances d'écrire un début de piste qui aurait échappé aux enquêteurs.

    Les nouveaux hommes sauvages.
    L'an 2070, l'homme moderne vit accompagné d'un auxiliaire numérique personnel implanté dans le corps. En opposition, les nouveaux hommes sauvages vivent au jour le jour dans des zones réservées car ils ont refusé la dictature de l'électronique. Tito, une pure création de l'homme dit civilisé, vient perturber le monde de nos bons sauvages. Qui survivra ?

    Les nouveaux hommes sauvages sont issus de l'observation du monde actuel, en essayant de trouver une deuxième direction à ce monde englué dans la soupe des informations quotidiennes mondialisées.

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