• Comment évaluer l'impact de la stupidité humaine sur nos destins personnels et sur l'ensemble de la société ? Vaste question à laquelle l'historien Carlo Maria Cipolla décida en 1976 de répondre par un bref essai au ton éminemment scientifique.
    Au ton et seulement au ton : car derrière la rhétorique académique se cache un texte désopilant, qui ressortit au genre " pseudo-scientifique ", comme en son temps le célèbre Cantatrix Sopranica de Georges Perec, ou aujourd'hui les très sérieuses recherches de Jean-Baptiste Botul.
    Diffusé en 1976 aux États-Unis sous la forme d'une édition limitée et numérotée, Les lois fondamentales de la stupidité humaine a été publié en italien en 1988 (dans un recueil générique intitulé Allegro ma non troppo), et pour la première fois dans sa langue originale, l'anglais, à l'automne 2011.

  • Publication originale : Il Mulino, Bologne, 1994.
    Traduit de l'italien par Adriano Gubellini.
    Un petit livre qui emprunte les chemins de traverse de l'histoire de l'économie et de l'histoire de la culture, et nous convie à un voyage facétieux en trois épisodes : les bonnes et mauvaises fortunes d'une grande famille de banquiers florentins au XIVe siècle ; les roueries imaginées par les Européens sous Louis XIV afin de gruger les Turcs et de favoriser la contrefaçon d'une monnaie, le petit Louis ; enfin, le dit et le non-dit des traités de commerce français des XVIIe et XVIIIe siècles.
    Tout l'art de Cipolla tient dans sa capacité unique à tisser une trame entre ces épisodes apparemment éloignés. Le rôle du banquier et du commerçant dans les sociétés européennes, et surtout l'évolution bien peu linéaire de leur statut au fil du temps et des frontières, constituent l'épicentre de cet essai.

  • « La fin du monde semblait très proche. Mais, selon la première loi de Berthold, le moment de se réjouir était venu puisque la seule chose à laquelle on puisse s'attendre après la pluie, c'est le beau temps... »

  • Les barons de l'europe médiévale seraient-ils partis pour les croisades avec tant d'enthousiasme si un amour immodéré pour le poivre ne les avaient pas irrésistiblement attirés vers l'orient ? la guerre de cent ans aurait-elle eu lieu si la reine eléonore d'aquitaine n'avait pas fait preuve d'une sexualité d'autant plus débordante qu'elle faisait une consommation effrenée de poivre ?
    Avec un humour imperturbable, l'historien italien carlo maria cipolla nous invite à une brève et hilarante parodie de l'histoire de l'occident qui est également une salutaire mise en garde contre es explications historiques trop simplistes.

  • Les Caprices de la Fortunes, Banquiers, commerçants et manufacturiers (XIVe-XVIIIe siècle) : dans ce livre, Carlo Cipolla s'attache à suivre avec humour les noces ambiguës du pouvoir et de l'argent.
    Il nous convie à un voyage facétieux - en trois étapes - qui emprunte plus volontiers les chemins de traverses de l'histoire de l'économie qu'il ne sacrifie aux mornes courbes monétaires. Trois étapes donc : Des bonnes et mauvaises fortunes d'une grande famine de banquiers florentins du XIVe siècle, nous en venons ensuite aux roueries imaginées par les Européens sous Louis XIV afin de gruger les Turcs, pour conclure, enfin, sur le dit et le non-dit des traités de commerce français des XVIIe et XVIIIe siècles.
    Tout l'art de Cipolla tient dans ce don unique de passionner le savoir et de tisser une trame - par le truchement de la sociologie historique - qui relie ces épisodes apparemment éloignés. Le rôle du banquier et du commerçant dans les sociétés européennes et surtout l'évolution bien peu linéaire de leur statut dans l'imaginaire, au fil du temps et des frontières, constituent l'épicentre de cet essai.
    En effet, autant la civilisation italienne s'accommodait du rôle politique éminent accordé aux hommes d'argent, autant la France d'Ancien Régime associera, elle, l'activité commerciale à la notion de " dérogeance ". Encore convient-il de nuancer ; car en fin de compte Cipolla nous dresse aussi une subtile échelle des mépris et, corollairement, des perpétuels accommodements-théologiques, politiques et de préséance qui les accompagnent, comme par une nécessité inavouée.
    Histoire de la culture et de l'économie ne font alors plus qu'un : Cipolla ou le gai savoir.

  • Comment évaluer l'impact de la stupidité humaine sur nos destins personnels et sur l'ensemble de la société ? Vaste question à laquelle l'historien Carlo Maria Cipolla décida en 1976 de répondre par un bref essai au ton éminemment scientifique. Au ton et seulement au ton : car derrière la rhétorique académique se cache un texte désopilant, qui ressortit au genre « pseudo-scientifique », comme en son temps le célèbre Cantatrix Sopranica de Georges Perec, ou aujourd'hui les très sérieuses recherches de Jean-Baptiste Botul.
    Diffusé en 1976 aux Etats-Unis sous la forme d'une édition limitée et numérotée, Les lois fondamentales de la stupidité humaine a été publié en italien en 1988 (dans un recueil générique intitulé Allegro ma non troppo), et pour la première fois dans sa langue originale, l'anglais, à l'automne 2011. Les ventes de la traduction parue aux Puf en 2012 s'élèvent à ce jour à 50 000 exemplaires.
    Pour cette édition illustrée, Claude Ponti a accepté de prêter ses talents de dessinateur. On ne pouvait rêver une association plus harmonieuse entre texte et image. Quatorze dessins déclinent ici les figures du crétin, drôles et pathétiques.

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