• La fête invisible Nouv.

    Il y a dans cette centaine de poèmes en vers et en prose autour de la beauté, de son aura, de son approche, de son mystère, quelque chose qui s'apparente à un feu d'artifice. Le ciel poétique en est comme bouleversé. Y concourent des brassées d'images étonnantes, portées par des rythmes inattendus, et soutenues par une grande maîtrise de la langue et le naturel de son expression. C'est un véritable art poétique qui se déploie ici et nous rappelle que la poésie est bien la manière de rendre accessible, évident, ce qui reste inexprimable.

  • « Parfois, le dénuement amène la vie à se dévêtir », écrit superbement Gabrielle Althen. Alors, la nudité regarde la vie. Mais il ne s'agit pas d'un silence du désir. Ni d'un vide. Le vide n'intéresse l'auteur que s'il lui donne un plein plus plein ! La nudité devient le Nu et accepte sa gloire. Le nu vigile est celui qui prend garde et patiente. Le nu vigile est celui qui espère. En partie nés dans le dénuement de l'hôpital, en partie jaillis du bruissement des cigales, ces textes sont comme la chronique de l'épreuve infligée à qui voudrait passer derrière les mots, pour mieux en saisir le mystère et le message. Les mots dans leur jaillissement artésien. Belle méditation, digne et forte, que nous livre Gabrielle Althen, avec l'économie qui caractérise son écriture, où la plus infime vibration s'élargit sans fin, dans l'exil du temps et des mots.

  • Des réflexions sur la parole et le langage artistique, pris à la fois comme don et comme leurre. L'auteur pose la question de leurs limites et aussi de ce qui peut s'y dire.

  • L'évidence et le mystère ou, pour user de termes propres à l'auteur, "la leçon de choses et l'éblouissement", se partagent l'univers de ce poète tout de finesse et de sensibilité. Cette ombre et cette lumière donnent un singulier contour à la poésie de Gabrielle Althen ; une poésie qui ne se livre pas d'emblée, appelant une lecture attentive. Avec ses images souvent étranges, parfois inquiétantes, l'écriture est celle d'un sismographe qui enregistre la moindre vibration. Sensuelle et intellectuelle à la fois, la poésie de Gabrielle Althen envoûte et séduit.

  • « Parfois, le dénuement amène la vie à se dévêtir », écrit superbement Gabrielle Althen. Alors, la nudité regarde la vie. Mais il ne s'agit pas d'un silence du désir. Ni d'un vide. Le vide n'intéresse l'auteur que s'il lui donne un plein plus plein ! La nudité devient le Nu et accepte sa gloire. Le nu vigile est celui qui prend garde et patiente. Le nu vigile est celui qui espère. En partie nés dans le dénuement de l'hôpital, en partie jaillis du bruissement des cigales, ces textes sont comme la chronique de l'épreuve infligée à qui voudrait passer derrière les mots, pour mieux en saisir le mystère et le message. Les mots dans leur jaillissement artésien. Belle méditation, digne et forte, que nous livre Gabrielle Althen, avec l'économie qui caractérise son écriture, où la plus infime vibration s'élargit sans fin, dans l'exil du temps et des mots.

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