• Ian Kershaw livre une synthèse magistrale sur le premier XXe siècle européen, pris en étau entre deux guerres mondiales dévastatrices : l'une qui ébranla le système politique et les croyances d'un continent entier ; l'autre qui, par la place centrale qu'y occupèrent le massacre de civils et le génocide des Juifs, transforma durablement les conceptions de la guerre.

    S'interrogeant sur les causes de cette séquence catastrophique, l'auteur identifie quatre facteurs majeurs : explosion du nationalisme ethnique, virulence des révisionnismes territoriaux, acuité des conflits de classe et crise prolongée du capitalisme. Poursuivant son étude jusqu'au moment où l'Europe émerge de ses ruines, recomposée en deux blocs et divisée par la guerre froide, il relate en virtuose ce moment fondateur de notre présent.

    Traduit par Pierre-Emmanuel Dauzat et Aude de Saint-Loup.

    1 autre édition :

  • Après l'accumulation d'horreurs de la première moitié du XXe siècle qui avaient conduit « l'Europe en enfer », les années 1950 à 2018 apportèrent la paix et une prospérité relative à la majeure partie de l'Europe. D'immenses progrès économiques transformèrent le continent. Le souvenir des guerres mondiales s'éloigna peu à peu, même si leur ombre a continué de planer sur les esprits.
    L'Europe était désormais un continent divisé, vivant sous une menace nucléaire, qui prit parfois des contours terrifiants. Ses habitants perdirent la maîtrise de leur destin, dicté par la guerre froide qui opposait les États-Unis et l'URSS, et se trouvèrent « précipités » dans une série de crises qui menaçaient de les faire basculer dans la catastrophe. Il y eut des succès éclatants : la dissolution du bloc soviétique, la disparition des dictatures et la réunification de l'Allemagne. L'accélération de la mondialisation, la dérégulation financière, la naissance d'un monde multipolaire, la révolution des technologies de l'information ont produit de nouvelles fragilités. L'enchevêtrement de crises qui ont suivi 2008 a été l'avertissement le plus clair adressé aux Européens : la paix et la stabilité ne sont aucunement garanties et le continent pourrait bien connaître de nouvelles fractures. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère d'incertitudes.
    Dans ce livre remarquable, Ian Kershaw brosse un ample tableau du monde dans lequel nous vivons. Puisant ses exemples à travers tout le continent, Des temps d'incertitudes / L'Age global éclaire puissamment l'histoire du temps présent et jette un regard prudent sur notre futur.

  • Cette étude fondamentale a révolutionné notre connaissance de l'opinion publique sous le IIIe?Reich. Une histoire des «?Allemands ordinaires?» dans une région emblématique, la Bavière, où Adolf Hitler fit ses premiers pas. La reconstitution vivante et minutieuse d'un quotidien marqué par le conformisme, l'inertie, l'adhésion, la peur ou le renoncement.
    Comment «?l'homme de la rue?», prompt à s'enthousiasmer pour les défilés nazis, réagit-il au boycott des commerces juifs, aux attaques contre le clergé, à la brutalité des SS et à la répression des opposants?? Quelles furent les réactions des églises, des ouvriers, des classes moyennes, du patronat et de l'aristocratie??
    À rebours d'une interprétation longtemps partagée par les historiens, Ian Kershaw entend rompre avec l'image d'une domination totale de la population par un régime répressif.

  • Hitler

    Ian Kershaw

    « Comment Hitler a-t-il été possible ? Comment un désaxé aussi bizarre a-t-il pu prendre le pouvoir en Allemagne, pays moderne, complexe, développé et culturellement avancé ? Comment a-t-il pu, à partir de 1933, s'imposer à des cercles habitués à diriger, bien éloignés des brutes nazies ? Comment a-t-il réussi à entraîner l'Allemagne dans le pari catastrophique visant à établir la domination de son pays en Europe, avec, en son coeur, un programme génocidaire terrible et sans précédent ? La réponse à ces questions, je ne l'ai trouvée qu'en partie dans la personnalité de l'étrange individu qui présida aux destinées de l'Allemagne au cours de douze longues années. Hitler, ceux qui l'admiraient comme ceux qui le dénigraient en convenaient, était une personnalité extraordinaire. Il avait de grands talents de démagogue ainsi qu'un oeil sûr, qui lui permettaient d'exploiter impeccablement la faiblesse de ses adversaires. On peut l'affirmer avec certitude : sans Hitler, l'histoire eût été différente. Cela donne à penser que la clé de l'énigme est à chercher moins dans la personnalité de Hitler que dans les changements vécus par la société allemande elle-même, traumatisée par une guerre perdue, l'instabilité politique, la misère économique et une crise culturelle. À toute autre époque, Hitler serait certainement resté un néant. »

    1 autre édition :

  • Dès sa publication en France en 1992, l'ouvrage de Ian Kershaw s'est imposé comme une indispensable référence. En effet, le retard pris par l'école historique française dans l'étude du national-socialisme est inquiétant, alors qu'à l'étranger les travaux sur le nazisme ne se comptent plus. Au point que même le spécialiste a du mal à en faire le tour. Quant au phénomène lui-même, il soulève de façon aiguë un certain nombre de problèmes théoriques d'interprétation d'une redoutable complexité. Aussi n'est-il pas surprenant que les étudiants aient quelque difficulté à s'orienter dans le dédale des analyses et contre-analyses dont l'histoire de l'Allemagne moderne continue de faire l'objet.
    On comprend dès lors l'impact qu'a eu et continue d'avoir Qu'est-ce que le nazisme ? Ian Kershaw dégage les problèmes clefs d'interprétation de la dictature nazie, explique de manière concise les zones d'ombre ou les débats qui demeurent, montre comment les historiens d'horizons différents les ont traités et, enfin, tente d'évaluer les positions en présence.

  • Le mythe Hitler « Mon Führer que j'adore avec ferveur ! C'est votre anniversaire et nous n'avons que deux voeux ardents : que tout, dans notre patrie, soit aujourd'hui et demain exactement comme vous voulez que cela soit, et que Dieu vous préserve pour nous à jamais ! Votre fidèle E.E. » Telle cette Berlinoise en 1935, ils furent des milliers à témoigner leur adoration au Führer - jusqu'à Stalingrad. N'était-il pas un génie politique, doublé d'un homme simple et bon, photographié ici embrassant un enfant, là au bras d'un vieillard hospitalisé ? Un célibataire qui sacrifiait les bonheurs de la vie maritale à la grandeur du destin de l'Allemagne ? Un chef capable d'annexer l'Autriche sans verser une goutte de sang ? Un grand bâtisseur, enfin, qui avait su relever son pays de la misère... Ce culte de la personnalité fut l'élément clé de l'intégration politique au système nazi. Seule la puissance du mythe était à même de contenir les forces centrifuges du Parti : si ses dignitaires pouvaient être perçus comme des individus cupides et hypocrites, Hitler faisait figure d'incorruptible héros de la nation. Et quand le parti se livrait à des exactions, c'était sans l'assentiment de son Führer. « La grande masse de la population allemande a besoin d'une idole », déclarait Hitler. Les enquêtes d'opinion secrètes effectuées par les autorités nazies confirment cet effrayant diagnostic. Ian Kershaw, l'un des meilleurs spécialistes mondiaux du IIIe Reich et l'auteur d'une magistrale biographie de Hitler, déroule ici la naissance, l'apogée et le déclin du mythe Hitler.

  • Après l'attentat manqué contre Hitler, le 20 juillet 1944, l'Allemagne sombre dans la folie meurtrière et la destruction. C'est un pays tout entier qui se transforme en immense charnier. Les morts - civils tués sous les bombardements alliés, rescapés des camps victimes des « marches de la mort », soldats sacrifiés dans des batailles perdues d'avance. - se comptent par milliers. Pourtant, le régime tient. La Wehrmacht continue d'envoyer des soldats combattre sur le front jusqu'à la capitulation du 8 mai 1945.
    Pourquoi la guerre a-t-elle duré si longtemps ? Comment expliquer l'incroyable résistance du régime nazi au milieu des décombres ? C'est pour répondre à cette énigme que le grand historien britannique Ian Kershaw a entrepris ce vaste récit des derniers mois de la Seconde Guerre mondiale.
    L'obstination fanatique du Führer, l'emprise du parti nazi sur la population, la peur viscérale de l'armée Rouge, mais aussi les choix stratégiques et militaires des Alliés sont quelques-unes des hypothèses explorées dans ce livre, qui est aussi une réflexion brillante sur les rouages du régime nazi au moment de son agonie.
    Traduit de l'anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat.

    1 autre édition :

  • Les années 1940 et 1941 ont été décisives dans l'histoire du monde : en l'espace de vingt mois, non seulement la guerre devint mondiale, mais le XXe siècle tout entier bascula dans la violence et l'horreur.
    Ian Kershaw revient sur ces moments fatidiques, qui n'étaient pas inéluctables : l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne, la décision de Staline de faire alliance avec Hitler, le choix de Roosevelt de s'engager dans une guerre non déclarée, l'entrée du Japon dans le conflit, jusqu'au choix de Hitler de procéder au génocide des Juifs. Au total, dix décisions remises dans leur contexte de court terme, expliquées et analysées à la lumière de la recherche historique la plus récente.
    Le résultat est, comme toujours dans les livres de Ian Kershaw, impressionnant : grande maîtrise des sources, art de la narration et force de conviction.

  • Hitler t.2 ; 1938-1945

    Ian Kershaw

    • Sixtrid
    • 27 Juin 2019

    Depuis 1936, après la remilitarisation de la Rhénanie, Hitler jouit du soutien de la grande majorité des Allemands. L'Allemagne prospère grâce à la reprise économique et accumule les succès diplomatiques, cependant que l'autorité charismatique d'Hitler soumet les milieux d'affaires et l'armée, qui souscrivent à sa volonté de domination du continent européen.

    Mais la guerre civile espagnole, puis l'Anschluss, modifient les rapports de forces entre nations et entraînent irrémédiablement l'Europe vers le chaos. En 1941, Hitler engage la guerre totale contre l'Est. La montée de l'antisémitisme, à laquelle oeuvrent tous ceux qui travaillent en direction du Führer depuis son accession au pouvoir, aboutit à l'élaboration de la solution finale , dont Ian Kershaw évalue le poids dans la dynamique idéologique du régime.

    C'est cette dynamique encore qui conduit Hitler à agir au mépris de tout réalisme politique : son sentiment d'infaillibilité et sa défiance envers l'armée mènent l'Allemagne à la capitulation de mai 1945. Ce sont les étapes d'une autodestruction nationale autant qu'individuelle que cet ouvrage éclaire avec une remarquable lucidité.

  • Hitler t.1 ; 1889-1938

    Ian Kershaw

    • Sixtrid
    • 27 Juin 2019

    « Comment Hitler a-t-il été possible ? Comment un désaxé aussi bizarre a-t-il pu prendre le pouvoir en Allemagne, pays moderne, complexe, développé et culturellement avancé ? Comment a-t-il pu, à partir de 1933, s'imposer à des cercles habitués à diriger, bien éloignés des brutes nazies ? Comment a-t-il réussi à entraîner l'Allemagne dans le pari catastrophique visant à établir la domination de son pays en Europe, avec, en son coeur, un programme génocidaire terrible et sans précédent ? La réponse à ces questions, je ne l'ai trouvée qu'en partie dans la personnalité de l'étrange individu qui présida aux destinées de l'Allemagne au cours de douze longues années. Hitler, ceux qui l'admiraient comme ceux qui le dénigraient en convenaient, était une personnalité extraordinaire. Il avait de grands talents de démagogue, ainsi qu'un oeil sûr, qui lui permettait d'exploiter implacablement la faiblesse de ses adversaires. On peut l'affirmer avec certitude : sans Hitler, l'histoire eût été différente. Avant 1918, pourtant, rien n'atteste l'exceptionnel magnétisme qu'on lui reconnut par la suite. Les membres de son entourage voyaient en lui un personnage un brin méprisable ou ridicule, certainement pas un homme promettant de devenir le futur chef de la nation. Tout changea à compter de 1919. Il devint l'objet de l'adulation croissante et, peu à peu, presque illimitée des masses, tout en suscitant une haine intense chez ses ennemis. Cela donne à penser que la clé de l'énigme est à chercher moins dans la personnalité de Hitler que dans les changements vécus par la société allemande elle-même, traumatisée par une guerre perdue, l'instabilité politique, la misère économique et une crise culturelle. À toute autre époque, Hitler serait certainement resté un néant. »

  • Spécialiste d'Hitler et du nazisme, l'auteur montre que les clés qui permettent de comprendre l'avènement du Führer sont moins dans sa personnalité que dans les changements vécus par la société allemande de l'époque.

  • After the overwhelming horrors of the first half of the 20th century, described by Ian Kershaw in his previous book as having gone 'to Hell and back', the years from 1950 to 2017 brought peace and relative prosperity to most of Europe. Enormous economic improvements transformed the continent. The catastrophic era of the world wars receded into an ever more distant past, though its long shadow continued to shape mentalities. Europe was now a divided continent, living under the nuclear threat in a period intermittently fraught with anxiety. Europeans experienced a 'roller-coaster ride', both in the sense that they were flung through a series of events which threatened disaster, but also in that they were no longer in charge of their own destinies: for much of the period the USA and USSR effectively reduced Europeans to helpless figures whose fates were dictated to them depending on the vagaries of the Cold War. There were, by most definitions, striking successes - the Soviet bloc melted away, dictatorships vanished and Germany was successfully reunited. But accelerating globalization brought new fragilities. The impact of interlocking crises after 2008 was the clearest warning to Europeans that there was no guarantee of peace and stability. In this remarkable book, Ian Kershaw has created a grand panorama of the world we live in and where it came from. Drawing on examples from all across Europe, Roller-Coaster will make us all rethink Europe and what it means to be European.

    2 Autres éditions :

  • Anglais End, the

    Ian Kershaw

    In almost every major war there comes a point where defeat looms for one side and its rulers cut a deal with the victors, if only in an attempt to save their own skins. This title offers an account of the final months of the Nazi war machine, from the failed attempt to assassinate Hitler in July 1944 to the German surrender in May 1945.

  • Longtemps les travaux, portant principalement sur les objectifs politiques, idéologiques ou les mécanismes de décision du IIIe Reich, ont laissé se développer une vision réductrice d'un peuple allemand entièrement sous contrôle.
    Dans le terrain d'analyse choisi, la Bavière, Ian Kershaw met en évidence que les préoccupations idéologiques du régime ne correspondent pas à celles de la grande masse de la population. Les attaques contre les traditions et les pratiques religieuses et, plus encore, tous les tracas de la vie quotidienne, pèsent d'un poids décisif sur la population partagée entre rejet et indifférence. Trois thèmes sont privilégiés : la politique socio-économique et les fortes contraintes imposées par la crise puis la guerre, la lutte engagée par le régime contre les Eglises chrétiennes et les persécutions antisémites.

  • Les années 1940 et 1941 ont été décisives dans l'histoire du monde : en l'espace de vingt mois, non seulement la guerre devint mondiale, mais le XXe siècle tout entier bascula dans la violence et l'horreur.Ian Kershaw revient sur ces moments fatidiques, qui n'étaient pas inéluctables : l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne, la décision de Staline de faire alliance avec Hitler, le choix de Roosevelt de s'engager dans une guerre non déclarée, l'entrée du Japon dans le conflit, jusqu'au choix de Hitler de procéder au génocide des Juifs. Au total, dix décisions remises dans leur contexte de court terme, expliquées et analysées à la lumière de la recherche historique la plus récente.Le résultat est, comme toujours dans les livres de Ian Kershaw, impressionnant : grande maîtrise des sources, art de la narration et force de conviction.

  • Ian Kershaws biography of Adolf Hitler is widely regarded as the definitive work on the subject, as well as one of the most brilliant biographies of our time. In Making Friends with Hitler, the great scholar shines remarkable new light on decisions that led to war by tracing the extraordinary story of Lord Londonderry--one of Britains wealthiest aristocrats, cousin of Winston Churchill, confidant of the king, and the only British cabinet member to outwardly support the Nazi party. Through Londonderrys tragic tale, Kershaw shows us that behind the accepted dogma of English appeasement and German bullying is a much more complicated and interesting reality--full of miscalculations on both sides that proved to be among the most fateful in history.

  • Anglais The End

    Ian Kershaw

    SUNDAY TIMES, TLS, SPECTATOR, SUNDAY TELEGRAPH, DAILY MAIL and SCOTLAND ON SUNDAY BOOKS OF THE YEAR The last months of the Second World War were a nightmarish time to be alive. Unimaginable levels of violence destroyed entire cities. Millions died or were dispossessed. By all kinds of criteria it was the end: the end of the Third Reich and its terrible empire but also, increasingly, it seemed to be the end of European civilization itself.

    In his gripping, revelatory new book Ian Kershaw describes these final months, from the failed attempt to assassinate Hitler in July 1944 to the German surrender in May 1945. The major question that Kershaw attempts to answer is: what made Germany keep on fighting? In almost every major war there has come a point where defeat has loomed for one side and its rulers have cut a deal with the victors, if only in an attempt to save their own skins. In Hitler's Germany, nothing of this kind happened: in the end the regime had to be stamped out town by town with a level of brutality almost without precedent.

    Both a highly original piece of research and a gripping narrative, The End makes vivid an era which still deeply scars Europe. It raises the most profound questions about the nature of the Second World War, about the Third Reich and about how ordinary people behave in extreme circumstances.

    Ian Kershaw is the author of Hitler 1889-1936: Hubris; Hitler 1936-1945: Nemesis; Making Friends with Hitler; and Fateful Choices: Ten Decisions that Changed the World, 1940-4. Hitler 1936-1945: Nemesis received the Wolfson History Prize and the Bruno Kreisky Prize in Austria for Political Book of the Year, and was joint winner of the inaugural British Academy Book Prize. Until his retirement in 2008, Ian Kershaw was Professor of Modern History at the University of Sheffield. For services to history he was given the German award of the Federal Cross of Merit in 1994. He was knighted in 2002 and awarded the Norton Medlicott Medal by the Historical Association in 2004. He is a Fellow of the British Academy, and was the winner of the Leipzig Book Prize for European Understanding 2012.

  • Following the enormous success of HITLER: HUBRIS this book triumphantly completes one of the great modern biographies. No figure in twentieth century history more clearly demands a close biographical understanding than Adolf Hitler; and no period is more important than the Second World War. Beginning with Hitler's startling European successes in the aftermath of the Rhinelland occupation and ending nine years later with the suicide in the Berlin bunker, Kershaw allows us as never before to understand the motivation and the impact of this bizarre misfit. He addresses the crucial questions about the unique nature of Nazi radicalism, about the Holocaust and about the poisoned European world that allowed Hitler to operate so effectively.

  • 'It is now time that something was done. But the man who has the courage to do something must do it in the knowledge that he will go down in German history as a traitor. If he does not, however, he will be a traitor to his own conscience' Colonel Claus von Stauffenberg, July 1944The July 1944 Plot to kill Adolf Hitler was a desperate attempt by a group of senior officers to redeem Germany's honour and end the Second World War. They were heroic because they knew their chances of success were slight and that the result of their failure would undoubtedly be a terrible death. They wanted to leave a message for later generations: that there were Germans who understood the evils of Nazism and were willing to act against it. This extraordinary story is the basis for Bryan Singer's major new film Valkyrie, due to be released in February 2009. Published for the first time as a separate book, Luck of the Devil is taken from Ian Kershaw's bestselling Hitler 1936-1945: Nemesis and is a brilliant account of just what happened in those fateful days at Hitler's Wolf's Lair headquarters, when his opponents came so astonishingly close to assassinating what is one of the modern era's most terrible figures.

  • "Chilling... To Hell and Back should be required reading in every chancellery, every editorial cockpit and every place where peevish Euroskeptics do their thinking…. Kershaw documents each and every ‘ism’ of his analysis with extraordinary detail and passionate humanism."--The New York Times Book Review
    The Penguin History of Europe series reaches the twentieth century with acclaimed scholar Ian Kershaw’s long-anticipated analysis of the pivotal years of World War I and World War II.
    The European catastrophe, the long continuous period from 1914 to 1949, was unprecedented in human history--an extraordinarily dramatic, often traumatic, and endlessly fascinating period of upheaval and transformation. This new volume in the Penguin History of Europe series offers comprehensive coverage of this tumultuous era. Beginning with the outbreak of World War I through the rise of Hitler and the aftermath of the Second World War, award-winning British historian Ian Kershaw combines his characteristic original scholarship and gripping prose as he profiles the key decision makers and the violent shocks of war as they affected the entire European continent and radically altered the course of European history. Kershaw identifies four major causes for this catastrophe: an explosion of ethnic-racist nationalism, bitter and irreconcilable demands for territorial revisionism, acute class conflict given concrete focus through the Bolshevik Revolution, and a protracted crisis of capitalism.
    Incisive, brilliantly written, and filled with penetrating insights, To Hell and Back offers an indispensable study of a period in European history whose effects are still being felt today.
    From the Hardcover edition.

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