• Ce livre réunit deux romans de Jean Pélégri (1920-2003), figure centrale de la littérature populaire algérienne.

    Les Oliviers de la Justice : au début de la guerre de libération nationale algérienne, un jeune homme rentre depuis la France à Alger pour voir son père au seuil de la mort. Resurgissent alors les souvenirs de son enfance dans la ferme familiale éclairés par la lutte des Algériens et une amitié inter-communautaire qui ne peut plus fuir la violence du colonialisme. Les Oliviers de la Justice a été adapté au cinéma et primé au Festival de Cannes en 1962.

    Le Maboul : inspiré de son enfance dans la ferme familiale, Jean Pélégri pointe avec force les racines de Novembre 54, entre oppression coloniale, incompréhension et fraternité autour du rapport à la terre algérienne.

  • La terre, l'amour, la guerre, le destin.
    C'est l'êté, en Algérie, et tout commence dans la plaine de la Mitidja. Pierre passe ses vacances dans la ferme de son père. Cette première éducation qui le marquera pour la vie, ce monde colonial des années trente, Jean Pélégri les peint dans leur vérité même, avec une profondeur et une subtilité qui permettent d'évoquer William Faulkner. Puis Pierre, devenu adulte, participe aux campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne et, pour finir, dans une petite ville algérienne traversée de tumulte et de flammes, voit naître la guerre qui bouleversera à tout jamais les lieux, les noms et les usages de son pays natal.
    Itinéraire d'un homme jalonné de joies, de douleurs, de deuils, d'amours, d'amitiés, de trahisons, Les Etés perdus possède l'épaisseur et l'ampleur romanesques des livres qui vous laissent des souvenirs aussi forts que si on les avait vécus.

  • La célébration frémissante et inquiète d'une terre où l'auteur est né en 1920 et qu'il a par deux fois quittée mais jamais abandonnée.

    "J'espère qu'on le comprendra, je ne dis pas tout cela sans gêne, sans douleur. Je le dis pour l'Algérie qui reste mon pays d'origine et de référence. Je le dis pour le peuple algérien qui reste ma pierre de touche et mon recours dans le doute. Je le dis par égoïsme parce que l'Algérie m'a fait. Comme une mère. Parce que le peuple algérien m'a appris l'essentiel de ce qu'il est nécessaire de savoir dans une vie. Parce que son échec, pour des raisons obscures, me semble aussi le mien. Parce que je ne suis plus moi-même quand elle n'est plus elle-même. Parce que j'en ai besoin comme d'un pain quotidien. Parce qu'elle est écrite en moi à tout jamais et parce qu'il en sera ainsi, comme pour mon père, jusqu'à l'heure de ma mort."

  • Récit réaliste, récit allégorique à la manière du Paradis perdu et de la Divine Comédie, ou « politic fiction » ? Il est question dans ces pages du rapport de l'homme avec les choses. Mais peut-être y est-il aussi question de la bombe, du Viet-nam, des États-Unis, du tiers monde, de l'Orient et de l'Occident ? Chaque époque a en effet ses grands songes, chacune son enfer. Ici, comme Dante, un homme parcourt quelques-uns des cercles de notre univers. Il cherche. Il marche.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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