• Murdo a seize ans, il vient de perdre sa mère, emportée par un cancer, comme sa soeur Eilidh quelques années plus tôt. Son père l'emmène en voyage chez des cousins installés dans le sud des États-Unis. En chemin, Murdo rencontre une famille de musiciens de zydeco dans une petite ville où ils échouent par hasard entre deux bus longue distance ; il se met à jouer avec eux - il est accordéoniste - et ils l'invitent à un grand concert deux semaines plus tard, en Louisiane.

    En attendant, il s'ennuie vaguement, se réfugie dans sa chambre au sous-sol pour échapper à la pitié embarrassée des adultes, découvre les atlas, tente de marcher dans un pays où même les footings se font au centre commercial. Avec son père, qui fuit le chagrin en lisant tout le temps, les relations sont difficiles, marquées par l'incompréhension et la maladresse, malgré leurs efforts et tout l'amour qu'ils se portent.

    Spécialiste des flux de conscience et des âmes d'écorchés, Kelman nous embarque ici dans la tête d'un adolescent banal et génial, anxieux et naïf, avec la juste distance et une incroyable tendresse. On est Murdo, on a honte, on rougit, on tombe amoureux avec lui, on bataille pour devenir adulte, on pense que la musique peut nous sauver, et on a raison. Un immense roman qui remue et fait entrer la lumière.

  • Dans son précédent essai, Je suis noir et je n'aime pas le manioc, le désormais célèbre révolté du Bounty épinglait les préjugés du racisme ordinaire, mais aussi le dolorisme des Noirs prisonniers des chaînes de leurs aïeux esclaves. Les réactions ne se firent pas attendre : traître assimilationniste pour les uns et Noir maquillé en blanc pour les autres... Loin de se contenter de répondre à ses détracteurs, son nouvel opus aborde avec humour et finesse les enjeux de l'intégration en France. De la place des minorités plus ou moins visibles au devoir de mémoire, pas un sujet n'échappe au regard humaniste et éclairé d'un homme qui revendique une seule liberté : celle de choisir, au-delà de sa couleur de peau, ce qu'il est.

    Collection Fait et cause

    1 autre édition :

  • Mo a dit

    James Kelman

    Helen travaille de nuit dans un casino comme croupière, et vit dans un minuscule appartement de la banlieue londonienne, avec sa petite fille de six ans et son compagnon, Mo, anglo-pakistanais, qui trouve qu'elle est tordue. Plus que tordue, dit-elle.

    Les pensées filent en roue libre - racisme ordinaire, sexisme à la petite semaine, résistance au quotidien -, Helen somnole, se souvient, rêve et s'obsède, comme une Molly Bloom de banlieue, en moins frivole. Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme, entre la bouilloire qui fuit et le sommeil qui ne vient pas, l'avalanche des problèmes matériels et une vie exiguë qui paraît sans issue.

    Le monologue intérieur d'un personnage à la Ken Loach, dans la langue bouillonnante de James Kelman, toujours au plus près de ce qu'on n'appelle plus la classe ouvrière.

  • " Alors mon brave, dit un officiel français à un émigré convalescent dans un hôpital de Bamako, toi content repartir en France gagner des sous ? Toi faire quoi en France ? - Je suis Professeur de littérature à la Sorbonne, monsieur ".

    Un Noir, n'est-ce pas, ce n'est pas très intelligent ni cultivé. Il a certes de bons côtés : il se nourrit de manioc, il est rieur, enfantin, doué pour la musique (sauvage et rythmée, pas classique), mais il est surtout sous-développé et compense par un membre surdimensionné. Tout le monde le sait. Or, la France compte un nombre incalculable de ces individus qui font partie intégrante de la Nation, comme le dit Gaston Kelman.

    /> L'auteur vit depuis vingt ans en France et se définit avant tout comme bourguignon. Fort de son expérience, il dévide avec une verve parfois féroce les lieux communs qui pèsent sur les Noirs alternant le sérieux de son propos avec des anecdotes pathétiques, hilarantes et parfois cruelles.
    En véritable sociologue, il porte aussi un regard lucide sur les Noirs " qui se complaisent trop souvent dans le rôle de victimes ".
    L'exercice ne doit rien au masochisme : c'est en fait un exposé analytique des bases du racisme ordinaire, lequel frise le niveau intellectuel de l'Homme de Néanderthal.
    Peu d'essais posent aussi brutalement la question à laquelle généticiens et anthropologues ont pourtant déjà répondu : et si le Noir n'était rien d'autre qu'un Blanc à la peau noire ?

  • "A 16 ans, quand j'ai quitté l'école, je ne savais même pas qu'il existait des écrivains écossais vivants. Je croyais qu'ils étaient tous morts [...]. J'ai découvert le contraire avec Alasdair Gray : j'ai eu un vrai choc physique en le voyant un jour dans une galerie d'art, il vendait les gravures qu'il avait faites pour Lanark. J'ai dit à l'ami avec qui j'étais : "Un écrivain ! A Paris, à New York, d'accord, mais en Ecosse !" "Ce souvenir d'Alan Warner (Libération, 30 août 2007) en dit long sur l'importance de l'oeuvre de Gray et du legs littéraire de cette fameuse" école de Glasgow " qui révolutionna le roman britannique. Dès les années 1970, Gray, Leonard, Owens et Kelman vont bousculer les normes linguistiques et redonner la parole, parfois violente, souvent comique, aux "dépossédés ". Plus que cela encore, ce collectif informel d'écrivains et d'artistes anti-Thatcher va réveiller l'imaginaire d'une nation en se jouant des mythes et des genres. Ces Histoires maigres, délestées de tout pathos, de toute convention par souci de justesse - de justice aussi -, sont tout à la fois un résumé esthétique et un manifeste littéraire, pour ne pas dire politique.

  • SHORTLISTED FOR SALTIRE FICTION BOOK OF THE YEAR, 2017 LONGLISTED FOR THE EDGE HILL PRIZE, 2018 A local tries to sell his sister to a trucker as he passes through town; a couple put their children to bed and hear a loud scratching at the wall; a man looks into a mirror and reflects on becoming more like his father. Sparky, touching and brilliantly daring, these stories uncover human feeling in the ordinary and the everyday, and are a reminder of Kelman's exceptional talent.

  • Ancien chirurgien, Samuel a abandonné ses scalpels de microchirurgie pour s'occuper un peu plus de ses sécateurs de jardin, de sa bibliothèque et de l'écriture de livres. À ses côtés, des personnages multiples ; des hommes et femmes qui s'échangent des idées, des souvenirs, des expériences personnelles. Tous s'intéressent à la vie de l'Homme sur terre, dans le lointain passé, le présent, et une ébauche de futur.

    Les connaissances médicales rencontrent ici l'Histoire, les sociétés, les religions, les cultures, la psychologie, la biologie, l'anthropologie, la sociologie, et d'autres encore, comme le comportement humain.

    Samuel y raconte ce qu'il sait de la mémoire, des neurosciences et ce qu'il connaît de l'Homme, par expérience, par études, par lectures des grands esprits.

    Ce livre n'est pas un traité scientifique. Ce n'est pas non plus stricto sensu un roman, même s'il fait apparaître et vivre des personnages réels ou fictifs. C'est un savant mélange des deux.

  • Un dimanche matin à Glasgow, Sammy, un ancien détenu pour vol à l'étalage, se réveille dans une ruelle, chaussé de souliers qui ne lui appartiennent pas, et tente de se rappeler ses deux dernières journées de beuverie. Sauvagement battu par la police, il se retrouve à nouveau en prison et, petit à petit, se découvre complètement aveugle. Les choses empirent encore : sa petite amie disparaît, la police l'interroge pour un crime mystérieux, il erre dans les rues pluvieuses de Glasgow, en tentant vainement de donner un sens au cauchemar qu'est devenue sa vie. Le médecin qu'il finit par consulter refuse d'admettre qu'il est aveugle et sa tentative d'obtenir des indemnités d'invalidité l'amène à se confronter à la bureaucratie kafkaïenne de l'Etat providence. Le livre est un long flux de conscience où Sammy essaye d'accepter sa cécité, de trouver un secours médical, de comprendre où a disparu sa petite amie et d'échapper à la police qui le croit lié à un type qu'ils soupçonnent de terrorisme politique. Le protagoniste navigue avec un curieux détachement entre ingénuité et acceptation, avec une combinaison de courage et de méfiance qui sonne vrai, de même que certains dialogues entre mettant en scène les diverses autorités, les flics et plus tard son fils adolescent, modèles de rudesse, de tension et d'humour. Ce récit fait d'une prose torrentielle qui ne faiblit jamais, dans le langage non censuré du prolétariat écossais, est une parabole politique subtile et noire sur la lutte et la survie, riche d'ironie et d'humour noir.

  • DIRT ROAD

    James Kelman

    Shortlisted for Saltire Fiction Book of the Year 2016 'A celebration of what it is to be human' Spectator Murdo, a teenager obsessed with music, dreams of a life beyond home. His recently widowed dad, Tom, stumbles towards the future, terrified of losing what remains of his family. Both are in search of something as they set out from rural Scotland on a journey to the American South.

    1 autre édition :

  • Harrison, onze ans, originaire du Ghana, arrive en Angleterre accompagné de sa grande soeur et de sa mère.
    En attendant le reste de la famille, ils essaient de s'adapter à leur nouvel environnement qui n'a plus rien à voir avec leur Afrique natale : béton armé, HLM décrépis, guerre des gangs... Cette banlieue londonienne est l'une des plus dures et des plus violentes. Le quotidien de notre jeune héros s'accélère lorsqu'un matin il découvre le cadavre d'un adolescent poignardé dans une ruelle de sa cité. L'affaire fait grand bruit et Harrison décide de mener l'enquête, de faire toute la lumière sur ce meurtre sanglant.
    Assisté de son meilleur ami et d'un pigeon qui devient son confident, il se transforme en un expert du crime. Mais il se révèle très doué, trop doué même, les vrais coupables voient d'un mauvais oeil ce petit fouineur... Le pigeon anglais est un roman enlevé, drôle et caustique, qui oscille entre comédie et tragédie. A travers les yeux d'un enfant, l'auteur nous livre un récit tristement actuel traitant de sujets difficiles tels que l'intégration ratée, l'abandon social, l'acculturation et la fascination pour la violence d'une jeunesse qui perd tout contact avec la réalité.

  • Rien ne prédisposait Kofi à ce destin qu'il doit à une rencontre inattendue. Celle d'un gamin en cache-sexe et d'un missionnaire, dans un village africain. Rien ne le prédisposait à être élu maire, mais c'est lui que le destin a choisi un jour sur une route de campagne, quand deux hommes qu'il ne connaissait pas lui ont barré le chemin avec leurs tracteurs, pour lui proposer d'être la tête de liste aux municipales. Il est élu ! Et la folie commence ! L'invasion de la petite commune par les journalistes du monde entier ; l'arrivée des nécessiteux qui le considèrent comme une sorte d'extra-terrestre, et sollicitent ni plus ni moins que l'imposition des mains ; la ténacité de ses partisans, qui l'emporte sur l'archaïsme de certains réfractaires. Dans cette France généreuse, si loin du bien-pensant et du politiquement correct, on n'est pas éternellement black, et l'on devient un concitoyen et même un notable si l'on fait ses preuves. Kofi sera donc élu maire, député, vice-président du conseil général par un électorat entièrement blanc, puis coopté par Paris comme ministre de... l'Intégration et non de l'Agriculture ou du Logement. Monsieur Vendredi en Cornouaille est la biographie romancée de Kofi Yamgnane, homme politique franco-togolais, devenu maire de Saint-Coulitz, en Bretagne, puis conseiller régional de Bretagne, député du Finistère et secrétaire d'État chargé de l'Intégration. Un régal d'humour, et un beau sujet de réflexion.

  • Avec sa verve et sa pertinence habituelles, gaston kelman nous propose un essai inédit sur le devenir des nations africaines.
    Le salut de l'afrique viendra de la capacité de ses nations à abandonner le mythe de l'esclavage et de la colonisation comme causes essentielles du sous-développement et à sortir d'une vision romantique qui proclame la fraternité de tous les pays africains. gaston kelman ne croit pas en une unité africaine originelle, fantasmée, mais en des nations africaines qui se rassembleront, sur le modèle de l'union européenne, à partir de critères objectifs, et seront portées par des hommes providentiels, de nouvelles élites.
    Ely ould mohamed vall est l'un d'entre eux. le changement de régime qu'il a conduit, l'instauration des fondements d'une vraie démocratie, l'organisation d'élections auxquelles il ne prend pas part, ses réflexions sur les chances de l'afrique sont pour gaston kelman autant de signes d'une nouvelle histoire africaine, convaincu que les hirondelles sont en train d'annoncer le printemps après la nuit des désillusions.
    Un dialogue inédit s'établit alors entre un homme d'action et un intellectuel africains, dialogue riche d'idées, de propositions, d'éclairages sur le passé, les drames récents, les potentialités des pays, loin de tout déterminisme négatif ou exaltation béate

  • Ils m'ont refilé un Dieu moribond. Qui ? À votre avis ! Les Blancs, bien sûr ! C'est ce qu'ils ont cru, que ce Dieu était en piteux état. Mais les choses sont bien plus complexes. Depuis deux mille ans, avec le message du Nazaréen, notre Dieu a cessé d'être un esprit frappeur. Il est resté sagement dans son coin, à nous regarder jouir de notre liberté et de notre intelligence. Cette liberté et cette intelligence, nous en avons usé ; nous en avons abusé. Nous les avons pressurées. L'oeil de Dieu nous regardait agir sans réagir. [...] Certains disent qu'il est comme un horloger qui n'a plus de prise directe sur sa mécanique. Et s'ils avaient confondu vivacité et vitalité ? Et s'ils avaient tout simplement cru jeter le bébé avec l'eau du bain ? Mais Dieu n'est qu'amour et on ira tous au paradis.

  • Notre tube digestif abrite des milliards de micro-organismes qui forment un véritable écosystème, le « microbiote ».

    Ces êtres microscopiques (levures, bactéries, etc.) nous aident à extraire les calories de nos aliments, fabriquent des vitamines, influencent en profondeur notre métabolisme et même notre santé physique, mentale et psychique.

    Prise de poids rapide au moindre stress, fatigue chronique, manque de tonus, rhumes à répétition, déprime...Autant de symptômes qui peuvent être causés par un microbiote malmené.Le Dr Kellman a mis au point un régime complet et novateur pour entretenir son « microbiote » et ainsi :Régulariser son transit intestinalRetrouver et garder à vie son poids de formeRebooster son métabolismeRestaurer son tonus et déborder d'énergie  SommaireI.  Comprendre le microbiote II. Phase 1 : Guérir ses intestins : la règle des 4 « R » (Retirer, Rétablir, Réensemencer, Réparer) III. Phase 2 : Réinitialiser son métabolisme IV. Phase 3 : Perdre du poids sans jamais le reprendre V. Mettre en oeuvre le régime microbiotique :
    * Les super-aliments microbiotiques * Phase 1 : Programme de menus « quatre R » * Phase 2 : Programme de menus « stimulation métabolique » * Phase 3 : Programme de menus « stabilisation durable » * 100 recettes pour les 3 phases

  • « La France est un pays de race blanche, dans lequel on accueille aussi des personnes étrangères ». Ainsi s'exprime l'eurodéputée Nadine Morano le 26 septembre 2015, sur le plateau d'On n'est pas couché, l'émission de Laurent Ruquier.
    Passés le scandale et l'indignation, que penser de cette affirmation ? Relève-t-elle du « racisme ordinaire » alimenté par les difficultés économiques et les incertitudes identitaires ? De la bêtise et de l'ignorance (il n'y a qu'une race humaine) ? De quels réflexes, de quels stéréotypes, de tels propos est-elle l'expression ?
    Gaston Kelman se refuse à appartenir à une « communauté noire ». Non, il se dit français, bourguignon, mais ne verrouillera certainement pas son discours en intégrant ce préjugé diffamant.
    Stop à une fragmentation de la société en une dimension colorielle ! Il est nécessaire de repenser notre société comme une véritable entité de valeurs et non de couleurs.

  • Modern fictionPaperback edition of the much-derided 1994 Booker-winner. >How Late It Was, How Late< tells the story of Sammy, a Glaswegian ex-con who awakens from a two-day drinking binge to find himself in a police cell and stricken blind. Bizarrely, many people thought this to be no excuse for bad language. Even more bizarrely some sections of the book trade seemed determined to sell as few copies of the book as possible. Strange. "As uplifting a novel as >Sunday Telegraph<

  • Anglais Disaffection

    James Kelman

    Modern fiction

  • Du jeu de base aux règles du hors jeu en passant par les coups francs directs ou indirects, les pénalties, les cartons... ce guide aborde de façon originale et ludique tous les aspects du football.

  • A travers la description du malaise de la jeunesse française issue de France, d'Afrique et de l'immigration qui s'est exprimé lors des émeutes de 2005 et des manifestations du printemps 2006, l'auteur dénonce la démission des adultes, des parents et de l'autorité ainsi que les discriminations faites en fonction de la couleur de la peau ou des ethnies.

  • L'association Sherpa et son président William Bourdon se sont fait une grande notoriété avec le dossier dit des Biens mal acquis. L'homme y traine devant la justice française trois dirigeants de pays d'Afrique centrale et leurs familles, le Congo, le Gabon et la Guinée Equatoriale, pour ce qu'il considère comme la spoliation du peuple de ses richesses.
    Cette façon d'infantiliser l'Afrique en se dressant comme le justicier des intérêts de ses nations, agace. On se demande pourquoi l'on ne peut pas se permettre sur le Golfe Persique, ce que l'on entreprend sur le Golfe de Guinée. On fait un parallèle avec la Cour Pénale Internationale (CPI) dont on a l'impression qu'elle n'a été créée que pour s'occuper des Africains, pour des raisons pas toujours de justice. On repense aussi à la croisade de l'Arche de Zoé au Tchad, qui a fait couler beaucoup d'encre en son temps. Puis un jour, l'on se rend compte que les chevaliers blancs ne sont pas aussi intègres que cela et qu'ils obéissent à des motivations moins louables.
    En 2013, l'association Sherpa pond un rapport incendiaire sur la Mauritanie. Il se trouve - pur hasard ! On peut s'interroger - que la même année, son président, l'avocat parisien William Bourdon a été choisi par Mohamed Ould Bouamatou, un richissime homme d'affaires mauritanien aux méthodes très controversé, soupçonné de trafics en tout genre, pour le défendre dans une affaire qui l'oppose au fisc de son pays. L'on sait aussi que cet homme voue une haine inqualifiable à Mohamed Ould Abdel Aziz, le président de Mauritanie dont il a juré la perte.
    En 2017, un nouveau rapport est publié par Sherpa : La corruption en Mauritanie, un gigantesque système d'évaporation. C'est à peine du réchauffé de celui de 2013, truffé d'erreurs, de mensonges, de calomnies. La malveillance y est manifeste. L'on demande purement et simplement aux bailleurs de fonds internationaux de se détourner de la Mauritanie qui ferait un mauvais usage des financements qui lui sont accordés. Seulement, à la même période, tous les indicateurs sont favorables à ce pays autant dans sa gestion économique que sociale et pour sa lutte contre le terrorisme. Comment expliquer cette contradiction entre la vision de Sherpa et celle de tous les autres observateurs ?
    Ce livre est une plongée dans un univers assez glauque où l'on se rend compte que les bonnes intentions que l'on affiche pour justifier son intervention en Afrique peuvent cacher des motivations peu avouables. William Bourdon apparaît alors comme un piètre sherpa qui s'est fait piéger par un renard du désert.

  • Patrick Doyle is a twenty-nine-year-old teacher in an ordinary comprehensive school. Isolated, frustrated and increasingly bitter at the system he is employed to maintain, he begins his rebellion, fuelled by drink and his passionate, unrequited love for a fellow teacher.

  • Sammy's had a bad week - his wallet's gone, along with his new shoes, he's been arrested then beaten up by the police and thrown out on the street - and he's just gone blind. He remembers a row with his girlfriend, but she seems to have disappeared. Things aren't looking too good for Sammy and his problems have hardly begun

  • I had cousins at sea. One was in the Cadets. I was wanting to join. My maw did not want me to but my da said I could if I wanted, it was a good life and ye saved yer money, except if ye were daft and done silly things. He said it to me. I would just have

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