• Agnès est suffisamment jolie et libre pour hésiter longuement entre la sécurité un peu ennuyeuse d'un mariage avec Robert qui l'aime comme un bourgeois peut aimer, et l'aventure sentimentale avec Antoine qui est élégant, désinvolte et la courtise, comme un jeune homme « dans le vent », entre deux voyages d'affaires. Avec une ironie tantôt perfide et tantôt complice, Michel Doury suit dans leurs évolutions ces trois personnages en quête d'amour ou du moins qui croient l'être, mais nous apparaissent plutôt comme d'habiles patineurs sur le brillant glacis de leur égoïsme et des facilités de notre époque. Cependant, un mariage à la mode, c'est-à-dire confortable, ne résout pas toujours les problèmes d'une coquette raisonnable, et le destin peut accomplir sa cruelle intervention par un beau matin froid.

  • Comme l'affirment les jaquettes des quatre romans qu'il a publiés, Michel Doury est né en 1931, rue Vercingétorix, dans le XIVe arrondissement de Paris. C'est un point de départ dont les avantages sont multiples. En effet, l'extrémité sud-ouest de cette rue se perd parmi les voies d'une gare de triage très pittoresque (influence évidente, goût des voyages, etc.) L'autre bout venant cogner sur le mur d'enceinte du cimetière Montparnasse (fascination exercée par la mort, sens des proportions et explication du peu d'importance qu'il accorde à sa propre existence. Plus un goût pour les beaux-arts, fortifié par la contemplation, quand il était enfant, du monument aux pompiers de Paris, et de celui de la famille Pigeon, glorieux inventeur de la lampe à essence inexplosible.) Études secondaires et quelconques. Il trouve la guerre, l'exode, les bombardements très intéressants, rejoignant en cela Hemingway, qui croit l'expérience de la guerre nécessaire à l'écrivain. La fortune familiale ayant été dilapidée par un grand-père amateur d'automobiles qui courut Paris-Madrid en 1903, il se voit obligé d'embrasser une profession alors que ses goûts vont plutôt vers la contemplation. Il hésite entre l'École Navale, celle des Beaux-Arts, le journalisme, et part finalement pour l'Angleterre apprendre la langue à Cambridge.

  • Comme l'affirment les jaquettes des quatre romans qu'il a publiés, Michel Doury est né en 1931, rue Vercingétorix, dans le XIVe arrondissement de Paris. C'est un point de départ dont les avantages sont multiples. En effet, l'extrémité sud-ouest de cette rue se perd parmi les voies d'une gare de triage très pittoresque (influence évidente, goût des voyages, etc.) L'autre bout venant cogner sur le mur d'enceinte du cimetière Montparnasse (fascination exercée par la mort, sens des proportions et explication du peu d'importance qu'il accorde à sa propre existence. Plus un goût pour les beaux-arts, fortifié par la contemplation, quand il était enfant, du monument aux pompiers de Paris, et de celui de la famille Pigeon, glorieux inventeur de la lampe à essence inexplosible.) Études secondaires et quelconques. Il trouve la guerre, l'exode, les bombardements très intéressants, rejoignant en cela Hemingway, qui croit l'expérience de la guerre nécessaire à l'écrivain. La fortune familiale ayant été dilapidée par un grand-père amateur d'automobiles qui courut Paris-Madrid en 1903, il se voit obligé d'embrasser une profession alors que ses goûts vont plutôt vers la contemplation. Il hésite entre l'École Navale, celle des Beaux-Arts, le journalisme, et part finalement pour l'Angleterre apprendre la langue à Cambridge.

  • « J'ai toujours eu l'idée que je mourrais jeune. Je situe maintenant la date vers la quarantaine, ce qui n'est pas si jeune, somme toute, quand je regarde autour de moi : Roger Nimier, mort à 37 ans, Boris Vian à 39, et quelques autres. Par contre M. Henry de Montherlant, né en 1896, a toujours bon pied bon oeil. « Je me faisais ces réflexions devant Jean-Claude Brisville, qui me dit plaisamment : "Vous devriez écrire quelque chose là-dessus." Ce que je fis, après m'être acheté un petit carnet chez Gibert Jeune. « J'y retrouvais bientôt mes obsessions, l'âge du jazz, les Bugatti, les Voyages extraordinaires, Terry et les pirates, les Hussards de la Mort, les commerces de vins, bois et charbons, et la Tour César à Provins, sans oublier Meissonier, Detaille, Mathieu et la peinture de batailles. « Ainsi vint se greffer au bout un Pour Déroulède, où il est question de Barrès et des croiseurs à cinq cheminées. » M. D.

  • « J'ai toujours eu l'idée que je mourrais jeune. Je situe maintenant la date vers la quarantaine, ce qui n'est pas si jeune, somme toute, quand je regarde autour de moi : Roger Nimier, mort à 37 ans, Boris Vian à 39, et quelques autres. Par contre M. Henry de Montherlant, né en 1896, a toujours bon pied bon oeil. « Je me faisais ces réflexions devant Jean-Claude Brisville, qui me dit plaisamment : "Vous devriez écrire quelque chose là-dessus." Ce que je fis, après m'être acheté un petit carnet chez Gibert Jeune. « J'y retrouvais bientôt mes obsessions, l'âge du jazz, les Bugatti, les Voyages extraordinaires, Terry et les pirates, les Hussards de la Mort, les commerces de vins, bois et charbons, et la Tour César à Provins, sans oublier Meissonier, Detaille, Mathieu et la peinture de batailles. « Ainsi vint se greffer au bout un Pour Déroulède, où il est question de Barrès et des croiseurs à cinq cheminées. » M. D.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Tout le charme, l'humour et le tracas d'une époque se retrouvent dans les aventures de monsieur Léopold né au début du siècle dans une famille bourgeoise de l'Oise. Il partit pour les mers de Chine faire le négoce du jade et de l'ivoire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty