• Les démons

    Simon Liberati

    Dans la somnolence magique de leur domaine familial, Serge, Alexis et Taïné traînent leur désoeuvrement. Taïné a la beauté empoisonnée d'un tableau préraphaélite ; Serge est un prince des ténèbres ; quant à Alexis, le plus jeune et le plus fou, il se jette à corps perdu dans l'amour et la provocation. La séduction de leur jeunesse tourne à la cruauté muette. La tragédie frappe cette fratrie en ce printemps 1967, et accélère la bascule vers une époque nouvelle : celle, pop et sensuelle, de la drogue, du plaisir et de la guerre du Viêt Nam.

    Après l'accident, Taïné soigne son visage défiguré à New York, où elle croise Truman Capote, l'auteur des De sang-froid, suit Andy Warhol et sa bande, et son amoralité naturelle enflamme une vie nocturne, excentrique, libre.
    Donatien, l'ami de la famille aux mains d'assassin, promène son audace chez Paul Morand, Marie Laure de Noailles, Louis Aragon et Elsa Triolet aux ombres frêles, dans un Saint-Germain-des-Prés qui danse et qui jouit.

    Nonchalants et fantasques, ces démons sont de ceux qui sont trop beaux et trop aimés de la fortune. Entre Paris, Cannes et Bangkok, ils rêvent d'écrire ou, à défaut, se contentent d'être des héros.

    Un roman d'une ambition rare, mêlant l'intrigue balzacienne à l'hymne pop. L'esthétique de cet univers aussi glamour que brutal est une magnifique métaphore de la capacité ou de l'incapacité à créer.

  • En 1969 j'avais neuf ans. La Famille Manson est entrée avec fracas dans mon imaginaire. J'ai grandi avec l'image de trois filles de vingt ans défiant les tribunaux américains, une croix sanglante gravée sur le front. Des droguées... voilà ce qu'on disait d'elles, des droguées qui avaient commis des crimes monstrueux sous l'emprise d'un gourou qu'elles prenaient pour Jésus-Christ.
    Ce fait divers a marqué un tournant historique : la fin de l'utopie des années 1960.
    California Girls couvre trente-six heures de la vie de la Famille Manson au moment où elle passe à l'acte. Mon but a été que tout paraisse aller de soi comme dans un roman. J'ai écrit cette histoire le plus simplement possible pour exorciser mes terreurs enfantines et j'ai revécu seconde par seconde le martyre de Sharon Tate.
    S. L.

  • Un soir de l'hiver 1979, quelque part dans Paris, j'ai croisé une femme de treize ans dont la réputation était alors « terrible ». Vingt-cinq ans plus tard, elle m'inspira mon premier roman sans que je ne sache plus rien d'elle qu'une photo de paparazzi. Bien plus tard encore, c'est elle qui me retrouva à un détour de ma vie où je m'étais égaré. C'est elle la petite fée surgie de l'arrière monde qui m'a sauvé du labyrinthe et redonné une dernière fois l'élan d'aimer. Par extraordinaire elle s'appelle Eva, ce livre est son éloge.
    S. L.

    Un roman d'amour qui dynamite tout ce que l'appellation pourrait avoir de mièvre. Nelly Kaprèlian, Les Inrockuptibles.

    Dans le récit naïf et raffiné d'un écrivain rattrapé in extremis par la providence, Simon Liberati est très bon. Redoutable. Nils C. Ahl, Le Monde des livres. 

  • Le 16 août dernier j'ai accompagné mon père aux urgences de l'hôpital Cochin parce qu'il manifestait des signes de délire. À 89 ans il m'a montré un autre visage que celui que je connais. Peut-être l'avais-je aperçu enfant et m'avait-il fait peur.
    Il n'est pas facile de se décider à écrire des romans quand on est fils de surréaliste, filleul d'Aragon, élevé dans un milieu à la fois littéraire et dédaigneux de tout ce qui n'est pas la poésie ou l'engagement personnel, parfois le plus extrémiste.
    Deux ans après Eva, j'ai voulu revenir au mode de la confession et de l'autobiographie. J'ai décidé cette fois-ci d'aller au plus intime de tout effort littéraire : l'inspiration. Cette influence extérieure qui m'a poussé à écrire et que j'ai appris à entendre grâce à mon père.S. L.Une méditation aussi érudite qu'électrique. Christian Authier, Le Figaro littéraire.Une autobiographie d'une admirable profondeur. Nathalie Crom, Télérama.

  • A partir de la mort de Jayne Mansfield dans un crash automobile, S. Liberati dresse un portrait de l'actrice, fouille dans les recoins les plus mystérieux de sa vie, retrace ses dernières heures. Il raconte sa prédilection pour le rose et la tentation du satanisme, l'amour des chiens, ses enfants... Prix Femina 2011.

  • Peintre dédié à la peinture figurative à l'huile, Alain rejette les diktats de l'époque. Isolé par son approche artistique et dans son atelier au coeur de la forêt, il rejoint chaque semaine à Paris sa maîtresse Lukardis et un groupe de noctambules chics. Quand surgit dans sa vie Poppée, une jeune israélienne dont l'ambition professionnelle n'a d'égal que la détermination amoureuse, sa vie bascule.
    Mais quand Poppée se trouve enceinte d'une enfant dont Alain pense être le père, tout en promettant à son amant les commandes exceptionnelles d'un des collectionneurs les plus en vue de la place, il ne sait plus démêler la complexité de ses sentiments  : amour, désir de paternité, intérêt  ? Houleuse, la passion amoureuse devient emprise intolérable et finit par s'inverser violemment, jusqu'à ce qu'un infarctus mette un terme à sa course folle. Alain fuit dans la drogue, avant de renaître grâce au souvenir de la très jeune Emina, ange écartelé entre ses démons et son attachement farouche à une vision radicale du monde qu'elle partage avec le peintre. Le voyage initiatique qui le conduit vers l'Andalousie pour retrouver la jeune fille, puis le retour mouvementé vers un réel indissociable de la peinture, lui permettront de revenir aux origines de son travail créateur.
    Miroir de la relation charnelle et trouble qu'il entretenait avec Poppée, son amour pour Emina est empreint d'une douceur salvatrice. Elle est sa muse, il est son sauveur, tout au long d'une romance qui nous entraîne à travers l'Europe du Sud, ses beautés, ses fantômes, ses cités habitées et ses routes isolées. Les chemins croisés de l'art et de l'amour,  ou la plus folle des aventures et la seule qui vaille dans un Occident déliquescent.

  • Souvenirs et visions de 1976 : Claude avait 16 ans, sa soeur Marina était encore presque une enfant. De l'Elysée-Matignon à Saint-Tropez, ils traînaient dans le demi-monde ; elle se perdait, lui n'a pas voulu la sauver. L'enfer les guettait.

  • L'hyper-Justine

    Simon Liberati

    • J'ai lu
    • 4 Février 2015

    Décembre 2007, Pierre Al-Hamdi, un petit escroc cogneur de femmes, cherche une fille à aimer ou à rançonner dans le Faubourg Saint-Honoré. Fasciné par une jeune Anglaise à son balcon, il découvre qu'elle est mêlée à un curieux projet cinématographique : le scénario du film, librement inspiré de Sade, raconte l'histoire de la mort de sa mère, mannequin volant, assassinée au Yémen...

  • " Le mensonge était son viatique, son remontant, qui l'aiderait à remonter tous les escaliers et à se sortir de tous les pièges, à éviter toutes les mères, toutes les femmes, toutes les cannibales.
    " Cinq heures dans la vie d'un photographe de mode en décadence, qui eut son heure de gloire dans le show-bizz, avant de mener la vie retirée d'un désaxé revenu de tout. Une étude de moeurs d'un lyrisme cruel et drôle, portrait d'une âme perdue jusqu'au sortilège final.

  • Aventures, portraits et rencontres avec : Marisa Berenson - Jean-Pierre Léaud - Carla Bruni-Sarkozy - Les drogués de la suite Overdose - Les fidèles de la Médaille miraculeuse - Benoît XVI - Satan - Kenneth Anger - Pierre Molinier - Jean-Jacques Schuhl - Oscar Wilde - Pierre Drieu La Rochelle - Louis Malle - Naomi Campbell - Islam Karimov - Le Dragon Eye - Edwige - Les rats du Montalembert - Cuki au BB gun - Renée Vivien - Jacques de Bascher - Malcom Lowry - Les amis d'Henri de Régnier - Pierre Le-Tan - Chloë Sevigny - Saint Tropez 78 - Patty Hearst - Francis Ford Coppola - Yves Saint Laurent...
    /> De 2013 à aujourd'hui, une quarantaine d'articles de fantaisie dont plusieurs inédits en français.
    Le press-book d'un monomane en reflet des Rameaux noirs, parus en août 2017.

  • « On ne trouvera dans ces mélanges aucun livre contemporain ou presque. Je n'en lis pas. Parfois ces articles ne traitent pas de littérature, souvent ils n'ont qu'un rapport éloigné avec le mouvement romantique. Ma pente personnelle, la constitution lente et encore inachevée de mon goût ont conduit leur élaboration. Le désordre de mes lectures, la fantaisie qui me fait interrompre à tout moment un livre pour en commencer trois autres que je ne finirai pas non plus, m'ont amené à préférer l'étude de détail, la sonde, à la synthèse ; un parti conforme à mon côté antiquaire et à mon défaut de géométrie. La vie et la littérature sont si emmêlées dans mon esprit qu'à certains moments ces articles tiennent du journal intime, de l'autoportrait. Si ce livre arrive à éclairer l'origine de certains objets littéraires, caractères, figures ou paysages, à donner des trucs et des recettes propres à remettre l'art que je pratique à sa vraie place, du côté de l'artifice fervent plutôt que d'une fausse dévotion, j'en serai ravi. » Portrait de Simon Liberati © Hidiro

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