• De livre en livre, Ivan Jablonka ouvre des voies nouvelles. Avec une audace et une créativité peu communes, il invente ses sujets et ses formes. Après Laëtitia, après En camping-car, il explore sa « garçonnité » dans les années 1970-1980, s'interrogeant sur le « nous-garçons » et les frontières incertaines entre masculin et féminin.
    De sa famille au service militaire en passant par l'école, il raconte sa formation au fil d'une enquête souvent poignante, parfois drôle - toujours passionnante - où beaucoup pourront se reconnaître. Car cette « autobiographie de genre » dévoile une intimité à la fois individuelle, sociale et politique : l'histoire d'une génération. Avec une honnêteté troublante, Ivan Jablonka analyse le « malaise dans le masculin » qui fut le sien, restituant le vif et l'éclat de l'enfance dans ses enthousiasmes, ses émois et ses peines.

  • Libérée, la sexualité des femmes d'aujourd'hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d'entre elles se disent insatisfaites. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu'elles n'ont rien d'anormal et que ce n'est pas à la pharmacie qu'il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.
    Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l'orgasme féminin. Une aventure aux confins de la jouissance, à lire d'urgence.

  • La sexualité contemporaine est désenchantée.
    Le premier essai examine les raisons historiques, culturelles et les ressorts psychologiques de cette lassitude généralisée. Le second propose de retrouver une sexualité optimiste, ludique et éthique.

  • C'est la grande vague actuelle. Les femmes prennent le pouvoir et se réapproprient leur corps.
    Tout change très vite : podcasts, compte Instagram, vidéos, série Sex education sur Netflix, une génération prend en main sa sexualité.
    Elle nécessite une nouvelle éducation sexuelle au sens large, qui nous concerne tous et toutes, à tout âge. La sexualité n'a rien d'inné, elle s'apprend et se désapprend, tout au long de la vie. L'important, c'est la réappropriation de son corps, la liberté de choix et l'égalité.
    L'ébullition actuelle concerne aussi les hommes qui ont tout à y gagner.

  • Au cours de ses consultations de sexologie, le docteur Céline Causse a constaté qu'un très grand nombre de femmes ne connaissaient pas ou très mal leur anatomie et leur fonctionnement sexuel. Voici donc, destiné aux femmes et aux hommes, le premier manuel pratique, sérieux et exhaustif, sur la sexualité féminine. Partant des recherches scientifiques les plus récentes, le livre aborde dans un langage clair, simple et décomplexé les aspects anatomiques, physiologiques, psychologiques et pathologiques des différentes composantes de la sexualité féminine.
    Pendant des siècles, la sexualité féminine fut considérée comme un sujet tabou, abordée du seul point de vue de la reproduction. Cependant, au cours des dernières décennies, l'accès à la contraception, la mise en place des lois sur l'I.V.G., la montée en puissance des mouvements féministes ont favorisé la libération sexuelle chez la femme et la prise en compte de son plaisir.

    Néanmoins, les recherches sur ce fameux et tant désiré plaisir n'en sont encore qu'à leurs balbutiements. Aujourd'hui les femmes manquent toujours cruellement d'informations. Afin de répondre aux questions que lui posaient régulièrement ses patients en consultation, le docteur Causse a décidé de fournir aux femmes (mais aussi aux hommes) un manuel pratique et exhaustif sur la sexualité, facile d'accès et qui ne soit pas seulement destiné aux spécialistes. Partant des recherches scientifiques les plus récentes, l'ouvrage aborde dans un langage clair, simple et décomplexé les différentes composantes de la sexualité féminine, ses aspects anatomiques, physiologiques, psychologiques et pathologiques.

    La sexualité féminine s'adresse au public le plus large : de la jeune femme qui découvre sa sexualité, à la trentenaire qui souhaite enrichir son répertoire, jusqu'à la femme plus âgée qui désire conserver une sexualité épanouie.

  • Le sexe, nous sommes nombreux·ses à y penser, mais trop peu à en parler - pour de vrai. Parce qu'en parler, ce n'est pas seulement faire la liste exhaustive de nos partenaires, raconter nos anecdotes les plus gentiment désastreuses (parce que c'est plus drôle), édulcorer certaines histoires et en censurer d'autres (parce que c'est plus facile). En parler, c'est se livrer, partager, entrer dans la sphère intime, sans honte ni retenue, pour mieux comprendre et, surtout, se sentir compris·e.

    À travers des portraits intimes de femmes (surtout) et d'hommes (aussi), Entre nos lèvres raconte les vraies histoires, dénonce les normes, rappelle nos différences, nos libertés, et ouvre le dialogue sur des tabous qui ne devraient pas en être.
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    Aujourd'hui, le podcast devient un livre et, pour la première fois, ces portraits s'entremêlent, se répondent, et prennent vie auprès des émouvantes illustrations de l'artiste Alexandria Coe. Vous y trouverez tous les récits qui ont déjà touché des milliers d'auditrices et d'auditeurs, mais aussi huit témoignages inédits. Et vous verrez, ils ont tous quelque chose à vous offrir.

  • Dans cet éloge du lubrifiant, Lou Sarabadzic bouscule les idées reçues, joue avec le sexe, propose des alternatives aux plaisirs sexuels trop orthonormés, souvent peu satisfaisants ou mme blessants. Les personnages de ces récits, des hommes et des femmes de tous les jours, tous les âges et toutes les orientations, pensent leurs baises, en parlent, les poétisent. Entre parodies de La Bohème, horoscopes, manifestes, de la sexualité vue comme un terrain déminé, de consentement et d'émancipation.

  • Libérée, la sexualité des femmes d'aujourd'hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d'entre elles se disent insatisfaites, que ce soit à cause d'un manque de désir ou de difficultés à atteindre l'orgasme. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu'elles n'ont rien d'anormal et que ce n'est pas à la pharmacie qu'il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.
    Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l'orgasme féminin. On y apprend ainsi qu'une chercheuse en psychologie clinique a recours à la méditation de pleine conscience pour traiter les troubles à caractère sexuel. On y découvre aussi diverses façons dont les femmes choisissent de redéfinir leur sexualité. Cette aventure aux confins de la jouissance nous emmène jusqu'au festival Burning Man, où l'orgasme féminin est donné à voir sur scène, ou encore dans le cabinet feutré d'une thérapeute qui propose de soigner les traumatismes liés au viol à l'aide de massages sensuels.

  • La classification sociale des femmes en fonction de leur sexualité réelle ou supposée opère une distinction entre les « convenables » et les « indécentes ». Du côté des mauvaises filles, on trouve notamment les travailleuses du sexe. Des personnes invisibilisées ou représentées de manière stigmatisante, a fortiori en temps de pandémie. Il y a aussi les clientes du travail du sexe, qui existent et qui remettent en question le marché traditionnel de la séduction hétérosexuelle. À leur contact, l'autrice-journaliste interroge sa propre socialisation en tant que femme et les représentations médiatiques de la prostitution. Avec ses interlocutrices, elle entend dénoncer l'injonction à la « respectabilité » qui pèse sur les femmes. Les récits de ces travailleuses et de ces clientes - celles qui ont accepté de se livrer - permettent aussi de documenter l'état des rapports de genre et des normes sexuelles en 2020.

  • Elles ont décidé de ne plus subir leur sexualité, mais d'en jouir. Elles défient les conditionnements qui ont verrouillé leur libido pendant des années. Elles bravent l'ordre social tacite qui les a privées de la puissance intime de leur sexe. Grand reporter, j'ai rencontré pendant un an des femmes qui ont mis leur jouissance au centre de leur vie. Le jour, elles travaillent comme puéricultrice, businesswoman, ingénieure ou médecin.
    La nuit, elles deviennent libertines, polyamoureuses, maîtresses dominatrices, initiatrices saphiques, effeuilleuses burlesques ou masseuses tantriques. De tous âges, de tous milieux sociaux, d'orientations sexuelles diverses, elles racontent leurs étonnants voyages sensuels tels des chemins de résilience. Leur corps, longtemps abandonné, ignoré, qui se met à vibrer. Leur vagin, jusqu'alors inerte, qui s'éveille, s'anime, se tonifie, pulse, s'embrase et irradie.
    Leurs paradoxes, aussi, quand certaines s'attachent pour se libérer. Toutes décrivent cette force intérieure organique, quasi viscérale, lorsque le clitoris se gorge de vie et se redresse fièrement. Elles brisent les codes d'une sexualité passive centrée sur la jouissance masculine pour inventer une nouvelle culture du désir au féminin, qui n'est plus seulement génitale, mais aussi relationnelle, égalitaire, consciente et joyeuse.
    En reprenant le pouvoir sur leur sexualité, en affirmant leurs désirs comme leurs non-désirs, elles transforment leur existence. En s'affranchissant de la norme, elles gagnent en liberté intérieure. Elles sexplorent pour s'explorer et s'exprimer. Ecoutons-les.

  • Vers la plus queer des insurrections est la traduction en français d'une anthologie du mouvement queer insurrectionnaliste Bash Back. Les textes ont été écrits par une constellation d'individus et de groupes et adoptent une multitude d'approches pour creuser des thèmes obsédants, tels que la lutte contre l'intégration aux normes hétérosexuelles, l'usage des identités, l'attaque du christianisme puritain, l'action directe, le rapport à la violence, la vengeance, la pratique des émeutes et autres moments corporels collectifs, la stylisation du corps, l'esthétique de soi, la criminalisation, les stratégies de survie au sein du capitalisme.

  • Sexe et mensonges, c'est la parole, forte et sincère, d'une jeunesse marocaine bâillonnée dans un monde arabe où le sexe se consomme pourtant comme une marchandise. Les femmes que Leila Slimani a rencontrées lui ont confié sans fard ni tabou leur vie sexuelle, entre soumission et transgression. Car au Maroc, la loi punit et proscrit toute forme de relation sexuelles hors mariage, tout comme l'homosexualité et la prostitution. Dans cette société fondée sur l'hypocrisie, la jeune fille et la femme n'ont qu'une alternative : vierge ou épouse. Sexe et mensonges est une confrontation essentielle avec les démons intimes du Maroc et un appel vibrant à la liberté universelle d'être, d'aimer et de désirer.

  • La sexualité et l'amour ne sont pas le monopole de la jeunesse ! La persistance d'une vie amoureuse érotique, quand on avance en âge, demande une évolution de la sexualité.
    Marie de Hennezel sonde avec finesse le mystère de ce nouveau chapitre de la vie. Au fil de ses rencontres, de ses lectures, de ses incursions sur des terres lointaines, comme celles du tantrisme ou des arts d'aimer de l'Orient, elle invite le lecteur à un voyage au coeur d'un territoire méconnu.
    Un livre qui ouvre de nombreux chemins.

    Ce livre a précédemment paru sous le titre : Sex and sixty, un avenir pour l'intimité amoureuse.

    Postface inédite de l'auteur.

  • L'amour peut être un remède miracle et un poison. Le secret réside dans l'art de le manier et de le réinventer sans cesse. Polyamoureuse, féministe et bisexuelle, Meta Tshiteya nous invite à fuir une norme visant à domestiquer l'amour, à l'encager. Psychanalyste et dramaturge, Joseph Agostini va à sa rencontre en se penchant avec elle sur ce qui régit l'amour, et les manières dont nous pouvons le rendre plus authentique, à mesure que nous progressons en nous-mêmes. Avec cet ouvrage inclassable, défiant tous les carcans traditionnels du couple et de la sexualité, les deux auteurs nous invitent à une réflexion toujours mouvante, inspirée par le désir de casser les codes.

  • La gentrification des esprits est un retour captivant sur les « années SIDA » et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coûts et du prolifique mouvement artistique qui se développait au coeur de Manhattan ; remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse. Sarah Schulman décrit avec précision et engagement le « remplacement d'une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du SIDA.
    Schulman fait revivre pour nous son Lower East Side tel qu'elle l'a connu. Elle emplit les pages de ce livre de la réminiscence vivace de ses ami-e-s de l'avant-garde queer, autant que de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du SIDA, telles que vécues par une politiste. Les souvenirs personnels s'entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société américaine. Schulman rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l'imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.

  • À l'été 2017, une méta-analyse de 185 études menées en Europe, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande de 1973 à 2011 a révélé que la qualité du sperme dans le monde occidental avait diminué plus que de moitié au cours des quarante dernières années et que la perpétuation de l'espèce humaine était remise en cause.

    Pourquoi ? Comment expliquer une telle hécatombe ?
    C'est tout le propos de cette formidable enquête journalistique de Niels Christian Geelmuyden qui a interrogé de nombreux médecins spécialistes et chercheurs.

    En cause : notre régime alimentaire, notre mode de vie, les produits pharmaceutiques et les toxines environnementales.
    Au-delà du problème de fertilité, une mauvaise qualité de sperme est souvent corrélée à des risques cardio-vasculaires, le développement de cancers des testicules, l'hypertension, une faible densité de la masse osseuse, l'obésité, ce qu'explique l'auteur avec beaucoup de pédagogie, exemples et témoignages à l'appui...

    Alors, comment remédier à ce fléau ?
    Niels Christian Geelmuyden avance de nombreuses pistes qui commencent toutes par une réorientation de nos choix de vie (stress, alimentation, consommation...), un meilleur respect de l'environnement, le bannissement de matériaux et substances polluantes, etc. et qui nous permettront d'éviter d'entraîner dans notre chute le reste du monde animal.

  • Depuis les années 1970, la sexualité serait libérée, égalitaire. En dehors du viol, elle serait largement épanouie et exempte de violences. Mais les récentes affaires Weinstein et autres #meetoo semblent signaler une réalité tout autre. N'en déplaise à celles et ceux qui craignent que ces dénonciations sans précédent cachent de possibles exagérations, ou qui appellent à ne pas « dramatiser », la sexualité quotidienne recèle des ambigüités multiples, des « zones grises ». Les témoignages ne sont-ils pas nombreux de ces personnes qui disent avoir « cédé » plutôt que « consenti » ?
    Dans un tel contexte, le consentement apparaît dès lors comme un impensé central : quand peut-on réellement dire qu'il est présent ? Faut-il ne retenir que sa définition juridique, qui stipule qu'en dehors d'une contrainte explicite, il doit être considéré « libre et éclairé » ? Nos corps seraient-ils donc consentants par défaut ? Consentir voudrait-il dire désirer ? Faut-il évacuer ces questions, au nom d'une « séduction à la française » ? Et tout le monde est-il capable de consentir, ou cela relève- t-il d'un apprentissage social et individuel à la fois ?
    C'est pour répondre à ces questions brûlantes qu'Alexia Boucherie a enquêté, en allant à la rencontre de jeunes adultes. Pour comprendre comment, en pratique, le consentement fonctionne. Comment sa définition juridique et sa transmission médiatique orientent les expériences. Et comment celui-ci s'exerce, aussi, selon les contraintes et les performances de genre. En combinant théories critiques féministes et pragmatisme des interactions quotidiennes, de nouveaux outils et représentations émergent pourtant, qui permettent une meilleure compréhension de nos sexualités, et tracent les contours d'un consentement plus égalitaire.

  • Point G ou point d'interrogation ? Pour beaucoup, hommes et femmes confondus, c'est encore une entité très mystérieuse. Bien plus, certaines pensent tout simplement que c'est un point tabou. Néanmoins, d'anciennes doctrines qui cultivent le plaisir, comme le tantrisme, le connaissent depuis toujours.

    En conjuguant d'anciens principes tantristes à de modernes techniques de méditation, Elmar et Michaela Zadra nous guident tout au long d'un parcours de tantra maithuma, qui nous permet d'atteindre une nouvelle dimension de notre sensualité, laquelle n'est autre qu'un point de départ vers des horizons inattendus de "plaisirs à la limite du supportable".

  • Accessible et riche, inventive sur le plan de la recherche documentaire comme dans la réflexion, cette histoire des sexualités propose de retracer les grandes étapes et les évolutions des normes et des mentalités. C'est à partir du croisement des recherches récentes que se dessine cette nouvelle histoire, prenant en compte aussi bien l'âge, le sexe, l'orientation sexuelle, que la légitimité des partenaires et le contexte général. Dans la lignée des travaux de Michel Foucault, la sexualité y est présentée comme un fait éminemment culturel, sensible aux évolutions économiques, religieuses et scientifiques, qui structure les cadres mentaux et nourrit l'imaginaire. Plus que jamais, la sexualité est devenue un domaine incontournable en histoire, en s'emparant du vocabulaire politique :
    égalité, domination, discrimination, liberté, libération, révolution.

  • Tout ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur le sexe, mais que vous saurez quand même.

    Quels sont les bons conseils avant de copuler avec un extraterrestre ? L'auto-fellation peut-elle sauver l'Humanité ? Qu'a donc à nous confier un anus d'actrice X ? Les poupées sexuelles vont-elles nous réduire en esclavage ? Ne vous inquiétez pas, toutes ces questions trouveront en ces pages des réponses cohérentes. Après avoir eu un problème d'évier et enquêté sur le rôle fondamental du plombier dans le porno, l'auteur s'est en effet lancé dans une suite d'investigations sexuelles à haute teneur journalistique. Si certains passages de ce livre sont d'un humour absolument navrant, d'autres vous permettront d'acquérir une solide porn culture pour briller en société.

  • Kama sutra

    Manjusri Basu

    Un précieux manuel à l'usage des amants, magnifiquement présenté sous la forme d'un coffret avec deux livres très joliment illustrés.
    Dans cet ouvrage pratique, l'auteur synthétise la pensée et les conseils de Vâtsyâsana. Réaliste par l'illustration, fidèle au texte original quant au fond et à la forme, il innove en présentant en parallèle les aspects féminins et masculins du Kâma Sûtra avec l'élégance, la précision et la concision qui conviennent à un rituel amoureux.

  • Du contrat sexuel

    Cédric Lagandré

    • Puf
    • 9 Octobre 2019

    Après deux millénaires de culpabilité chrétienne, on pourrait penser que la liberté de moeurs s'est imposée, or aucune liberté ne va sans angoisse. Afin de dissoudre cette angoisse de la sexualité, d'en éclairer les zones d'ombre, d'en annuler les déterminismes, la société contemporaine s'est lancée dans une folle entreprise : l'encadrer, comme tout échange, par les formes contractuelles des normes juridiques.
    Mais le contrat peut-il s'appliquer à la sexualité ? A-t-il les moyens de clarifier la relation humaine la plus intime qui soit, de résoudre toutes les tensions liées au contact avec l'altérité ? Cédric Lagandré reprend le débat du statut culturel de la sexualité en Occident pour défendre, sur le socle du consentement mutuel, sa nature nécessairement infra-juridique. On ne peut accéder innocemment à la sexualité, non au sens où le désir sexuel serait moralement coupable, mais au sens où il implique un vertige, une angoisse et une mise à nu.
    La forme juridique, loin de civiliser la sexualité, l'enferme donc dans un cadre défini par la prostitution, et ne la repousse pas moins que la pornographie dans le registre trivial du besoin. L'effort contemporain pour passer l'intégralité du réel au crible des catégories juridiques ne peut donc qu'échouer devant l'ordre du symbolique : l'obscurité du désir rend la sexualité insaisissable à toute volonté de l'encadrer par la règle.

  • Ce livre est une vague. Il a émergé au fil des récentes dénonciations, celles qui n'ont pas fini de secouer tous les milieux pour en révéler la violence sexuelle cachée. Au départ, Geneviève Morand et Natalie-Ann Roy, deux amies ébranlées par l'accumulation des révélations, écrivent ensemble pour partager les contrecoups. Ce qui leur saute alors aux yeux, c'est une immense colère accumulée. Une colère cachée, qu'il faut taire pour préserver les apparences d'harmonie. Mais une fois révélée, la colère ne se laisse plus endiguer. Que se passerait-il si les victimes de violence laissaient cette colère courir? C'est ce qu'elles décident de faire en invitant à la libération un large groupe de femmes. Elles sont nombreuses à avoir répondu présentes, à unir leurs témoignages, leurs coups de gueule et leurs réflexions sur diverses formes d'agressions. Pour ne plus rester seules avec le poids de la paix ou du désastre, et chercher soulagement dans la solidarité et la parole.

  • Parler de sexualité à des ados issus de tous les coins d'Île-de-France et de tous les milieux sociaux, c'est leur parler de consentement, de sexisme, de tolérance, de coming out, de violences et de harcèlement, c'est tenter de faire émerger une parole que personne ne veut ou ne sait entendre, c'est parler de la vie et de la façon dont on la subit quand on a 17 ans.

    À travers ces 50 chroniques ayant pour thème la sexualité, la pornographie, les relations filles-garçons, l'alcool, les drogues, et parfois même l'amour, Dr Kpote partage ici, avec humour et empathie, des tranches de vies qui nous font passer du rire aux larmes, et nous éclairent sur cette génération Q, une génération qui parle plus facilement de porno que d'amour.

    La sexualité, ce n'est pas seulement du cul !

    Militant de la lutte contre le sida, le Dr Kpote intervient depuis une dizaine d'années dans les lycées et centres d'apprentissage d'Île-de-France, de Versailles à Clichy en passant par Paris, comme « animateur de prévention ». Chaque semaine, il rencontre des dizaines de jeunes avec lesquels il échange sur la sexualité et les conduites addictives, avec empathie et sans jamais juger. Il tient également une chronique sur le même sujet dans le magazine Causette.

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