Conférences et discours, 1936-1958 Conférences et discours, 1936-1958
Conférences et discours, 1936-1958 Conférences et discours, 1936-1958

Conférences et discours, 1936-1958

À propos

34 textes connus des prises de parole publiques de Camus, s'achevant sur la transcription inédite de son allocution au dîner de L'Algérienne, le 13 novembre 1958 à Paris. À l'exception de sa causerie sur « la nouvelle culture méditerranéenne » de 1937, la totalité de ces discours et conférences ont été prononcés après-guerre. La révolte camusienne se situe au coeur de l'absurde, dans la reconnaissance simultanée du sort commun et de la liberté individuelle. C'est là le socle de ces prises de parole. D'une conférence à l'autre, Camus explicite et manifeste son engagement d'homme, qui vise à redonner voix, figure et dignité à ceux qui en ont été privés par un demi-siècle de bruit et de fureur, où le mésusage des mots et la démesure des idées ont fait de l'homme un loup pour lui-même. Pour Camus, il y a un métier d'homme, qui consiste à s'opposer au malheur du monde afin d'en diminuer l'intensité, dans les limites propres à chaque individu. Son autorité d'intellectuel, son parcours singulier donnent à sa parole une audience particulière, dans un monde qui s'est déjà globalisé - en particulier sous l'effet des totalitarismes et des impérialismes. Camus ne limite pas ses engagements aux frontières nationales ; l'Europe est au coeur de ses préoccupations, voire de son indignation lorsqu'elle est celle de Franco et que l'on ne s'en offusque pas. Et Camus monte à la tribune quand ses frères d'Europe de l'Est sont soumis à l'oppression d'un totalitarisme fou, brisant toutes libertés dans le plus total irrespect de la personne humaine. Plus que de culture, c'est de civilisation qu'il s'agit et du sentiment fraternel qui unit les hommes en lutte contre leur destin. Il se dessine par là une morale pour soi-même : ce métier d'homme est un apprentissage, une discipline, qui se joue au quotidien et toute la vie durant : « J'aime mieux les hommes engagés aux littératures engagées, écrivait-il dans ses Carnets. Du courage dans sa vie et du talent dans ses oeuvres, ce n'est déjà pas si mal. »

Rayons : Littérature générale > Littérature argumentative > Art épistolaire, Correspondance, Discours

  • EAN

    9782072741685

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    384 Pages

  • Longueur

    17.8 cm

  • Largeur

    10.8 cm

  • Épaisseur

    1.6 cm

  • Poids

    200 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Poche

Infos supplémentaires : Broché  

Albert Camus

1913-1960 - Le père d'Albert Camus travaillait dans un domaine viticole, près de Mondovi, pour un négociant de vins d'Alger. C'est dans ce département de Constantine que l'écrivain voit le jour en novembre 1913. Un an plus tard, Lucien Camus meurt à la bataille de la Marne et la famille s'installe à Alger. Albert y fait ses études, encouragé par ses professeurs dont Jean Grenier. Il commence à écrire très jeune et ses premiers textes paraissent dans la revue Sud (1932). Après le bac, il obtient un diplôme d'études supérieures en Lettres, section philosophie, mais la tuberculose l'empêche de passer l'agrégation. En 1935, il commence à écrire L'Envers et l'Endroit qui sera publié deux ans plus tard. A Alger, il fonde le Théâtre du Travail qu'il remplace en 1937 par le Théâtre de l'Equipe: entretemps, il a quitté le parti communiste auquel il adhérait. Il entre au journal du Front Populaire, créé par Pascal Pia: son enquête "Misère de la Kabylie" aura une action retentissante. En 1940, le Gouvernement Général de l'Algérie interdit le journal et s'arrange pour que Camus ne trouve plus de travail. Il s'installe à Paris et travaille comme secrétaire de rédaction à Paris-Soir. En 1943, il est lecteur chez Gallimard et prend la direction de Combat quand P. Pia est appelé à d'autres fonctions dans la Résistance. La rupture avec Sartre a lieu en 1952, après la publication dans Les Temps Modernes de l'article de Jeanson qui reproche à la révolte de Camus d'être "délibérément statique". En 1956, à Alger, il lance son "Appel pour la trêve civile", alors que dehors, on hurle des menaces de mort. Il obtient le prix Nobel de littérature en 1957.Le 4 janvier 1960, au Petit-Villeblevin, Camus trouve la mort en voiture. Il est enterré à Lourmarin où il avait acheté une maison.

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