Zao Wou-Ki

Zao Wou-Ki

Résumé

Si différentes soient-elles, les toiles de Zao Wou-Ki, depuis qu'il s'est créé son langage personnel au début de la seconde moitié du XXe siècle, portent sa signature à chaque point de leur composition, la signature d'un art en étrange pays où se fondent les espaces venus du champ de la cosmologie et des signes de la Chine ancestrale avec les espaces nés de l'affranchissement moderne chez nous, de la perspective, de Cézanne à cette abstraction lyrique qui prit son essor après la seconde guerre mondiale ; en étrange durée donc puisque celle-ci semble ne jamais s'interrompre chez lui entre les premières manifestations de cette spécificité chinoise de faire passer dans l'art le souffle de l'univers et notre fin du XXe siècle. Il n'y a pas de progrès en art et Zao Wou-Ki le sait mieux que personne. Il faut l'entendre s'enthousiasmer devant des pots à vin tripodes, les plus anciens qui nous soient venus de l'âge de bronze en Chine, sortis des objets du néolithique, comme devant les peintres T'ang ou la calligraphie primitive, la plus spontanée. Mais s'il n'y a pas de progrès, l'artiste qui ne porte pas en lui la vision de son temps ne peut être qu'un épigone. La peinture de Wou-Ki s'inscrit dans la lignée immémoriale de l'art chinois parce qu'au lieu de la suivre, elle y apporte les interrogations sur le sens de l'art, plus exactement sur le sens de la peinture, nées de notre modernité occidentale, nées des révolutions opérées dans la peinture quand celle-ci s'est émancipée en France des chefs-d'oeuvre qu'on jugeait insurpassables de la Renaissance.

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  • EAN 9782825802502
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 112 Pages
  • Longueur 17 cm
  • Largeur 12 cm
  • Épaisseur 1 cm
  • Poids 176 g
  • Distributeur Interforum

Série : Non précisée

Pierre Daix

Né en 1922, Pierre Daix adhère au Parti communiste français en 1939 et rejoint la Résistance avant d'être emprisonné en camp de concentration. Après la guerre, il écrit pour Les Lettres françaises, dont il devient le rédacteur en chef. Il collabore ensuite notamment au Quotidien de Paris. Récompensé du prix Georges-Pompidou et des titres de grand officier de la Légion d'honneur puis grand croix de la Légion d'honneur, il a publié chez Gallimard Bréviaire pour Mathausen en 2005, Avec Elsa Triolet en 2010 et, dans la collection « Bouquins » des Éditions Robert Laffont, le Dictionnaire Picasso en 1995.

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